CASSANDRE GEORGEAULT Architecte diplomée d’état PORTFOLIO 2 SOMMAIRE p2-3 Profil Le nouvel ECG Galerie des Arts Journée d’étude Profil d’un sol anthropisé PFE MIR Réparer la dalle Sols et récits p20-25 p16-19 p16-19 p16-19 p6-9 Sous sol Rez de chaussé Mezzanine Dalle Super structure Anthropocène Banc de calcaire inconsistant Calcaire compact Nappe phreatique Sol support Couche de forme Couche d’assise Couche de surface Nappe phreatique Vide sanitiare Figure 32.a : Shema illustrant le concept de frontage Nicolas Soulier Figure 32.b: Concept de frontage appliqué à la dalle de Mériadeck Cassandre Georgeault 3 p34-37 La Ruche Majeur - Mineur BIBLIOTHÈQUE LOUVAIN EST SHOP ANGUS Stage STAGE CHEZ Hytt architecture p38-39 p26-29 p30-33 p40-41 ±0.00 existant =±280.00 NGF +2.58 +6.23 +11.05 +9.25 ±0.00 existant =±280.00 NGF Modification d'ouvertures avec mise en place d'une porte de garage sectionnelle en PVC RAL 9010 pour la création de 2 places de stationnement Partie fixe Linteau métalique similaire à l'existant +2.58 +6.23 +11.05 +9.25 1/100 D MODIFICATION D'UNE FACADE 46 Impasse de la Fraternité - 69380 Alix Date : 22/11/2023 Echelle : KORIMO Maître d'ouvrage y t architecture Document exclusivement destiné aux autorisations administratives de construire. 4 Éducation Collège Stanislas de Montréal 2016-2018 Obtention d’un baccalauréat série S Université de Montréal 2018-2019 Mineure en arts et sciences, spécialisée en communi- cation et en psychologie Université de Montréal | 2019 - 2022 Licence en Architecture École Nationale d’architecture de lyon | 2023 - 2025 Master en Architecture Contact e-mail : cassandre.georgeault@ outlook.com tel : +33 6 95 05 10 73 adresse : 11 quais Général Sarrail 69006 Lyon 6 Stages Hytt Architecture | Stage en architecture Septembre 2023 | Juin 2024 Volontariat Participation à une mission humanitaire intitulée «Construc - tion et planification urbaine en Afrique» | Juin 2023 Participation au challenge de l’innovation «IDEA BOOM» INSA | novembre 2023 Capacités Bilingue anglais - français Maîtrise des logiciels : Sketchup Rhino/grasshopperr Vray Twinmotion Photoshop Illustrator Indesign Archicad 5 Après avoir obtenu ma licence à l’Université de Montréal, j’ai poursuivi mon master à l’École Nationale d’Architecture de Lyon, où j’ai récemment obtenu mon diplôme d’architecte. L’Université de Montréal m’a permis d’acquérir des compétences rigoureuses en conception d’espace ainsi que des connaissances techniques solides. J’ai choisi de continuer mes études en France afin d’enrichir ma vision de l’architecture, d’explorer de nouvelles techniques constructives et de découvrir les spécificités de l’enseignement architectural dans un autre contexte. Cette démarche s’inscrit également dans mon intérêt pour la recherche en architecture, notamment dans les domaines de la sociologie et de l’urbanisme, qui m’ont conduit à approfondir ces thématiques à Lyon. Mes centres d’intérêt en architecture sont variés, mais je porte une attention particulière à l’utilisateur, plus précisément à l’habitant. Je souhaite questionner la relation entre l’architecte et l’usager, et explorer les possibilités de démocratisation de la profession afin d’inclure davantage les utilisateurs, de la conception à la réalisation, pour mieux répondre à leurs besoins. Je partage ainsi la vision de Yona Friedman : « L’architecte doit comprendre les besoins des habitants et des utilisateurs de l’espace qu’il conçoit, puis traduire ces besoins en formes et en structures. » Par ailleurs, je m’intéresse aux modes d’habitation, qu’il s’agisse des villes, des campagnes, ou des territoires français et canadien, avec une volonté constante d’intégrer une approche humaine, environnementale et respectueuse de la biodiversité. Aujourd’hui architecte diplômée, je suis à la recherche d’une opportunité professionnelle au sein d’une agence où je pourrai mettre en pratique mes compétences, poursuivre mon questionnement et contribuer à des projets porteurs de sens. Je souhaite également valoriser les expériences et les contacts développés au cours de mon parcours en France et au Canada, afin d’enrichir ma pratique et participer activement à l’évolution de la profession. After earning my bachelor’s degree at the University of Montreal, I continued my studies at the École Nationale d’Architecture de Lyon, where I recently graduated as a licensed architect. My time at the University of Montreal provided me with rigorous skills in spatial design as well as solid technical knowledge. I chose to pursue my education in France to broaden my architectural perspective, explore new construction techniques, and experience the specificities of architectural education in a different cultural context. This decision also reflects my interest in architectural research, particularly in the fields of sociology and urbanism, which I have deepened during my time in Lyon. My architectural interests are diverse, but I am especially focused on the user, and more specifically the inhabitant. I aim to question the relationship between architect and user, exploring ways to democratize the profession in order to involve users more fully—from design to realization—to better meet their needs. I share Yona Friedman’s vision that “The architect must understand the needs of the inhabitants and users of the space he designs, then translate those needs into forms and structures.” Additionally, I am interested in modes of habitation, whether in cities, rural areas, or within France and Canada, with a constant focus on integrating a human-centered, environmentally responsible, and biodiversity-respecting approach. Now as a licensed architect, I am actively seeking professional opportunities within a firm where I can apply my skills, continue my critical inquiry, and contribute to meaningful projects. I also hope to leverage the experiences and connections I have built in both France and Canada to enrich my practice and actively participate in the evolution of the profession. 6 Planification urbaine et architecturale Redonner accès pour réinventer l’espace public à Mériadeck L’exercice part d’une consigne simple : celle de répondre à une impérieuse nécessité d’agir. Du moins, en apparence. Car si l’on cherche bien, cette nécessité peut surgir partout — à la faveur d’un site, d’un usage, d’un dysfonc - tionnement urbain. L’intuition initiale voudrait que cela concerne prioritairement des zones exposées à des risques dits « naturels ». Mais qu’en est-il des dangers liés à l’urbanisation elle-même ? À certaines formes de la ville, à certaines manières d’habiter ou de produire l’espace ? C’est à partir de cette question que j’ai choisi d’intégrer ce domaine d’étude. Avec l’envie de questionner la fabrique urbaine contempo - raine, nos modes de vie, nos déplacements, mais aussi nos héritages bâtis. Comment faire avec l’existant, avec des formes ur - baines devenues problématiques, voire hos - tiles, mais pourtant habitées ? Le site retenu pour le projet n’est pas le fruit du hasard. Il s’est imposé progressivement, à la croisée d’un ressenti personnel et d’un inté - rêt ancien pour un quartier que je connaissais déjà : Mériadeck, à Bordeaux. Un quartier qui suscite chez les Bordelais à la fois admiration et rejet. Évité, contourné, mais aussi traversé — tant bien que mal — et habité. Un lieu qui intrigue. Si c’était une œuvre d’art, elle serait réussie tant elle provoque immédiatement une réaction, qu’elle soit positive ou négative. Passé ce premier rapport d’étrangeté, le diagnostic se précise. Mériadeck, c’est un géant de béton, suspendu au-dessus du sol, enclavé dans une ville historique de pierre. Un morceau de modernité brutaliste, à contre- échelle, hérité d’un urbanisme de dalle dont les promesses se sont peu à peu érodées. Réparer la dalle Projet de fin d’étude réalisé au sein de l’ENSA Lyon Axométrie explosée, étude des différents niveaux du quartier de Mériadeck 7 Rehabilitation et changement d’usage REVELER LES USAGES RECONNECTER LE QUARTIER Accès réhabilités Percées de la dalle RENATURER LES SOLS Pleine terre Pietonnisation des rues Implantation d’arbres À l’automne dernier, une semaine entière passée sur place m’a permis d’approfondir ce regard : parcours in situ, prises de vues, relevés, entretiens, observation quotidienne. Cette immersion a renforcé une conviction : il est urgent d’agir — mais autrement. Sans re - nier l’histoire ni répéter les erreurs du passé. Est-il possible de réhabiliter Mériadeck sans tout effacer ? De réparer sans raser ? Axométrie guide, indique les transformations réalisées à l’echelle du quartier 8 C’est à cette hypothèse que ce projet entend répondre. Le travail proposé s’inscrit dans une logique de transformation douce, atten - tive à l’existant, cherchant à réactiver les potentialités d’un quartier souvent réduit à son image. Il ne s’agit pas de tout refaire, mais de rouvrir des pos - sibles : rouvrir des accès, réintroduire de la mixité, redonner prise à l’usage. Ce projet s’appuie à la fois sur les ressources du site (structure porteuse, centralité, qualité des vues) et sur les usages émergents, pour imaginer une autre manière d’habiter Mériadeck. Axonométrie du projet architectural sur la dalle du Koenig 9 Élévation du bâtiment Croix Fontaine après transformation Exemple de réaménagement intérieur du bâtiments pour inté - gere des logements au programme 10 Planification urbaine et architecturale Mériadeck, attention et réparation Ce travail de recherche trouve son origine dans un étonnement initial, presque une forme de fascination pour le quartier de Mériadeck. Un étonnement nourri à la fois par l’expérience singulière que j’y ai vécue et par les réactions très contrastées qu’il suscite : entre rejet viscé - ral et attachement discret. Cette ambivalence m’a conduite à poser une question simple, mais essentielle : le problème vient-il réellement de la dalle elle-même, ou résulte-t-il d’un ensemble de facteurs plus complexes – mauvaise gestion, er - reurs de planification, dégradations progressives, défauts de lisibilité ? Pour tenter d’y répondre, j’ai mené un travail de recherche croisant plusieurs enquêtes complé - mentaires. La première, d’ordre historique, visait à replacer Mériadeck dans le contexte idéolo - gique, urbain et politique de sa conception. Cette étude s’est appuyée sur une revue critique de la littérature dédiée à l’urbanisme de dalle – notam - ment les ouvrages de Christine Hoarau-Beauval ou les actes du colloque de Cergy – mais aussi sur une recherche ciblée à Bordeaux : archives municipales, presse locale, rapports de la mé - tropole. Elle a été enrichie par des publications produites par des habitants ou des défenseurs du site, témoignant d’une mémoire collective plus nuancée qu’il n’y paraît. En parallèle, une enquête de terrain a été menée sur site, dans une logique sensible propre à notre atelier. Il s’agissait de partir des perceptions directes pour construire progressivement une analyse plus objectivée. Plusieurs outils ont été mobilisés : relevés photographiques, entretiens informels, cartographies de parcours, obser - vations de fréquentation. Cette démarche m’a permis de repérer les usages réels, les obstacles à l’appropriation, mais aussi les potentiels encore présents dans ces espaces souvent décrits comme déserts. Pour structurer et affiner cette analyse, j’ai constitué un corpus théorique autour de la notion d’espace public. Ces lectures ont contribué à formuler et à théoriser mes intuitions initiales. Sols et récits Mémoire d’inittiation à la recherche réalisé au sein de l’ENSA Lyon L’approche de David Mangin, dans La dimension cachée du projet urbain, m’a permis de réinter - roger la notion de « rez de ville » comme espace d’interface, de relation, d’usage. Ce concept s’est avéré particulièrement pertinent pour penser le décalage entre rez de dalle et rez de rue à Mériadeck, et les ruptures de continuité qui en résultent. Les travaux de Jan Gehl, dans Pour des villes à échelle humaine, m’ont apporté une méthodolo - gie d’analyse fine des espaces publics : propor - tions, usages, distances, perceptions. En croisant ses critères avec mes observations de terrain, j’ai pu mettre en évidence plusieurs dysfonctionne - ments récurrents : invisibilité des accès, absence d’interfaces actives, fragmentation des chemine - ments, échelle démesurée, manque de lisibilité globale. Ces constats ont conduit à une troisième phase du mémoire, plus prospective, centrée sur la recherche d’alternatives à la démolition. J’ai étudié plusieurs cas de transformation de quar - tiers ou d’infrastructures sur dalle, en France (comme à Pont de Sèvres) ou à l’étranger. J’ai également mobilisé des références plus transver - sales – comme la Coulée verte à Paris ou la High Line à New York – qui partagent avec Mériadeck des qualités spatiales souvent insoupçonnées : calme, déconnexion du bruit, vues ouvertes, potentiel végétal. L’objectif n’est pas de plaider pour la conserva - tion à tout prix, mais d’explorer les conditions d’une adaptation possible. Il s’agit de montrer que ces formes urbaines, souvent perçues comme figées, peuvent être réactivées, transfor - mées, appropriées. Leur matérialité – la hauteur, la minéralité, la discontinuité – peut devenir un atout à condition d’être travaillée avec justesse. Enfin, bien que cela déborde le cadre strict du mémoire, il m’a semblé important de souligner l’existence d’une recherche collective en cours sur Mériadeck, portée notamment par de nom - breux projets étudiants récents. Ces propositions expérimentales, souvent lucides et inventives, participent pleinement à la réflexion sur les pos - sibles devenirs de ce quartier : comment refaire ville avec, et non contre, l’urbanisme de dalle. 11 Décomposition de l’étude en trois états 12 Figure 32.a : Shema illustrant le concept de frontage Nicolas Soulier Figure 32.b: Concept de frontage appliqué à la dalle de Mériadeck Cassandre Georgeault Figure 32.a : Shema illustrant le concept de frontage Nicolas Soulier Figure 32.b: Concept de frontage appliqué à la dalle de Mériadeck Cassandre Georgeault Croquis adaptation du concept de frontage de Nicolas Soulier à Mériadeck 13 Figure 37.a : Cartographie de façades jugées comme problématiques Copenhague et Stockholm Jan Gehl Figure 37.b : Cartographie de façades jugées comme problématiques à Mériadeck, en Rez de chaussée et rez de dalle Cassandre Georgeault Figure 37.a : Cartographie de façades jugées comme problématiques Copenhague et Stockholm Jan Gehl Figure 37.b : Cartographie de façades jugées comme problématiques à Mériadeck, en Rez de chaussée et rez de dalle Cassandre Georgeault Figure 38: Élévation du rez de chaussée rue Père Dieuzaid Cassandre Georgeault Comparaison entre une étude menée par Jan Gehl à Copenaque et Stocholm appliquée à Mériadeck. Relevé des façades aveugles, à gauche en rez de dalle et à droite en Rez de chaussée Études des façades de Mériadeck 14 Participation et organisation d’une journée d’étude autour des sols Mériadeck, attention et réparation L’article présenté pour la journée d’étude s’at - tache à interroger notre rapport aux sols an - thropisés, en prenant comme point d’ancrage le quartier sur dalle de Mériadeck à Bordeaux. Il souligne combien les infrastructures souter - raines – bien que fondamentales à notre confort quotidien – demeurent invisibles, donc largement méconnues. Cette invisibilisation contribue à une forme de déresponsabilisation collective, tant dans notre usage des ressources que dans notre perception des mécanismes qui sous-tendent la ville. L’étude s’ouvre sur une réflexion : ouvrir un robi - net ou allumer une lumière semble anodin, mais cache un réseau technique complexe, souvent relégué aux sous-sols. Le sol de Mériadeck, arti - ficiel, structuré pour séparer les flux, correspond à la définition du sol anthropisé : un sol façonné par et pour les activités humaines. Peut-il néan - moins remplir les fonctions d’un sol naturel ? Cette question est au cœur de l’article. L’article rappelle le rôle historique des infrastruc - tures enterrées, notamment dans l’améliora - tion sanitaire des villes (égouts, canalisations). Cependant, leur enfouissement a contribué à leur effacement symbolique, et donc à un déficit de représentation dans la culture urbaine contempo - raine. Ce constat est prolongé par une analyse de la maintenance, tâche indispensable mais invisible, assurée par des acteurs oubliés : les mainteneurs. Inspiré par l’ouvrage Le soin des choses de Denis et Pontille, l’article souligne que plus un milieu est artificialisé, plus il nécessite d’entretien – une évidence pourtant peu intégrée dans la conscience collective. En réponse à ce manque de visibilité, l’article propose d’utiliser un outil graphique pédago - gique : le profil de sol, généralement réservé à l’étude des sols naturels. Appliqué aux sols anthropisés, il devient un moyen de vulgarisation scientifique et de représentation critique. Il per - mettrait de rendre visible, en coupe, les strates techniques invisibles (réseaux, canalisations), mais aussi les acteurs qui les maintiennent. En Profil d’un sol anthropisé dévoilant la complexité de ces systèmes, ce type de représentation pourrait favoriser une prise de conscience écologique et une meilleure compréhension des enjeux liés à l’entretien des infrastructures urbaines. En conclusion, l’article plaide pour une meilleure représentation graphique et symbolique des sols urbains, afin de renforcer notre responsabilité face à un monde urbain de plus en plus tech - nique et souterrain. 15 Sous sol Rez de chaussé Mezzanine Dalle Super structure Anthropocène Banc de calcaire inconsistant Calcaire compact Nappe phreatique Sol support Couche de forme Couche d’assise Couche de surface Nappe phreatique Vide sanitiare Profil de sol - Illustration réalisée pour accompagner l’rticle de la journe d’étude 16 Planification urbaine et architecturale Projet réalisé au sein de l’ENSA Lyon Le quartier de San Antón, pourtant situé en plein cœur de la ville d’Alicante, fait face depuis plusieurs années à un phénomène croissant d’abandon. Pris entre deux dynamiques oppo - sées — d’un côté la pression touristique avec la multiplication des appart-hôtels, de l’autre une spéculation immobilière qui fait flamber les prix du foncier — le quartier perd en attractivi - té. Il se vide peu à peu, laissant apparaître de nombreuses dents creuses : ces terrains va - gues de plus en plus nombreux dans la ville. Pourtant, à la lisière nord du quartier, le centre artistique Las Cigarreras amorce une dyna - mique de revalorisation à l’échelle de plusieurs quartiers, dont San Antón. C’est en s’appuyant sur cette initiative que le projet Galerie des Arts prend forme, avec l’ambition de réactiver le quartier autour d’une vocation artistique forte. Ce projet de réaménagement urbain s’im - plante sur cinq îlots aujourd’hui à l’abandon, si - tués face au mont Benacantil. L’objectif prin - cipal est de reconnecter San Antón au parc, en facilitant la traversée de la voie rapide qui isole actuellement le quartier. Le parc joue un rôle central dans cette requalification : il consti - tue une réponse à la problématique climatique d’Alicante en apportant végétation, ombre et fraîcheur, tout en offrant une solution topo - graphique pour gérer les dénivelés du ter - rain. Il renforce aussi la relation paysagère et symbolique entre le quartier et la montagne. Travail en collaboration avec Ines Achrouf Claudine Lasne La Galerie des Arts Plan de rez de chaussée du quartier Élévation des nouveaux bâtiments 17 Détail de composition de la galerie 18 Coupe des ateliers d’artistes Rez de chaussée Mézzanine Plan des ateliers d’artistes Les constructions s’organisent autour d’un dis - positif architectural fort : une galerie, formée par un double mur en pierre massive. Ce mur structurel permet à la fois de stabiliser les bâti - ments et d’en réduire l’épaisseur, tout en dessi - nant une interface généreuse entre espaces pu - blics et privés. Cette galerie agit comme un filtre : au rez-de-chaussée, elle fait office de seuil, tandis qu’aux étages, elle prend la forme d’une coursive qui favorise les circulations douces et offre une ombre précieuse aux entrées, en par - ticulier durant les périodes de forte chaleur. Le programme du projet s’ancre dans la dyna - mique impulsée par Las Cigarreras. Il mise sur le développement d’activités artistiques et arti - sanales pour revitaliser le quartier par une éco - nomie de proximité. Au rez-de-chaussée, on retrouve ainsi une galerie d’art, un atelier de céramique et une résidence d’artistes. L’idée est de créer une véritable communauté au - tour de la céramique : les artistes en résidence y développent leur travail, donnent des cours, et exposent leurs créations, générant ainsi des échanges et des flux à l’échelle du quartier. Les étages sont quant à eux dédiés au loge - ment, avec l’objectif clair de lutter contre la mo - no-fonctionnalité locative du quartier. En propo - sant des logements pérennes, le projet cherche à renforcer la présence d’habitants à l’année et à tisser du lien entre les usages artistiques et rési - dentiels. 19 Vue perspéctive de la facade sud du bâtiment 20 Transformation et requalification de l’Espace Communal de la Guillotière Projet réalisé au sein de l’ENSA Lyon Dans le cadre du domaine d’étude de l’archi - tecture, des ressources et de la résilience, nous avons pu explorer les différentes phases d’un projet d’architecture. Le projet représentait un défi technique, avec pour objectif la réhabilitation d’une parcelle d’un îlot existant, à savoir l’îlot Mazagran situé au cœur du quartier Guillotière à Lyon 7. Cette réha - bilitation, dans le cadre des nouvelles réglemen - tations RE2020 et dans une optique de préser - vation du patrimoine bâti, visait à utiliser le plus possible de matériaux sur place. Nous avons donc procédé à un diagnostic architectural du bâtiment qui nous avait été confié. Avec l’aide du diagnostic technique réalisé par les ingénieurs nous accompagnant sur le projet, nous avons pu conserver un bâtiment entier de l’existant et le requalifier pour répondre au programme. Mais ce n’est pas tout. Toujours dans le souci de répondre aux réglementations de la RE2020, nous devions réduire notre empreinte carbone en utilisant des matériaux biosourcés et géo - sourcés. Nous avons ainsi réalisé une nouvelle structure en poteaux-poutres bois et en pan - neaux préfabriqués. Cette structure a été éva - luée et validée par nos collègues étudiants ingé - nieurs. En ce qui concerne le programme, le projet pro - posait un autre défi, un défi social cette fois-ci. Dans une stratégie de densification, notre objec - tif était d’ajouter des logements sur notre îlot tout en conservant les usages actuels. Étant donné que le site était occupé par un squat, l’usage a été légèrement modifié pour accueillir des locaux associatifs et un espace de vie propre aux habi - tants de l’îlot. Ainsi, nous avons créé le Nouvel Établissement Communal de la Guillotière. Ce projet m’a ouvert les yeux sur plusieurs réa - lités constructives et législatives du métier d’ar - chitecte en France. De plus, la chance que nous avons eue de travailler avec des étudiants en ingénierie à l’INSA nous a permis de concevoir dans un cadre plus proche de la réalité. Travail en collaboration avec Rym Boutadghart Le Nouvel «ECG» Axonométrie habitée