Le premier semestre de l’année 2026 a été rythmé par de profonds débats. En premier lieu, l'austérité du budget 2026 impacte lourdement le monde de la culture, l’accompagnement professionnel, la jeunesse, les territoires ruraux ainsi que le secteur agricole. Cette année coïncide également avec le dixième anniversaire de la Région Grand Est. Notre groupe a saisi cette opportunité pour formuler des propositions concrètes visant à réussir la décentralisation et à renforcer l'action de notre collectivité. Par ailleurs, le débat sur la sortie de l’Alsace de la Région Grand Est, ouvert à l’Assemblée nationale, s’est invité au Conseil régional où nous avons réaffirmé notre ferme opposition. Enfin, concernant le Pacte pour l’industrie, nous avons dénoncé les orientations unilatérales imposées par la majorité régionale à l’opposition. Face à cette logique, nous continuons de plaider pour une politique industrielle ambitieuse, plus soucieuse des exigences sociales et environnementales. Lettre d'information Session Janvier - Juin 2026 DÉCENTRALISATION : DÉBAT SUR LES 10 ANS DE LA RÉGION GRAND EST En effet, en 2015, c’est Philippe Richert qui est élu, avant de démissionner en septembre 2017. Jean Rottner est élu en octobre 2017 au sein de l’institution pour prendre la suite. Jean Rottner remporte l’élection régionale de juin 2021, avant de démissionner en décembre 2022. C’est depuis Franck Leroy qui préside notre assemblée. Il convient également de noter que depuis le début du mandat actuel, ce ne sont pas moins de 6 vice-présidents sur 15 qui ont changé. Au lieu de devenir le levier d'un nouveau modèle de développement, la Région continue de soutenir une économie guidée par les profits privés à court terme et de soumettre la formation aux seules exigences des entreprises. À l’heure où l’État menace de priver les collectivités de ressources majeures, la Région aurait dû faire le choix clair de la justice territoriale, de la transparence et de la transition écologique en transformant les Maisons de la Région en véritables boucliers de services publics pour les habitants. Présenté comme un grand acte de clarification, de liberté locale et de réussite institutionnelle, le bilan des 10 ans de la Région Grand Est ne répond pourtant ni à la crise démocratique profonde, ni aux urgences sociales et écologiques de notre territoire. Derrière l’affichage d’une grande région forte et transfrontalière, cette décennie consacre en réalité un éloignement des lieux de décision et un affaiblissement durable des services publics essentiels que sont les transports, l'éducation, le logement et la santé. Par ailleurs, aucun des Présidents élus lors des élections régionales n’a fini son mandat. LA MAJORITÉ RÉGIONALE ET L’EXTRÊME DROITE ATTAQUENT LA LIBERTÉ DE PROGRAMMATION 10 avril : Face aux nombreuses critiques envers la majorité régionale, cette dernière a finalement accordé la subvention au festival le Jardin du Michel. Le JDM a eu lieu les 22, 23 et 24 mai. Un record d’affluence pour la 21e édition du festival avec 21 000 festivaliers. SOUTIEN À L’AGENCE CULTURELLE DU GRAND EST Face aux coupures budgétaires de la majorité régionale lors des débats sur le budget 2026 en décembre dernier, nous avons affirmé notre soutien à l’Agence culturelle du Grand Est. LE NUMÉRIQUE POUR NOS TERRITOIRES Deux après l’application du Pacte pour les ruralités, nous craignons que ce dernier ne soit que « d'affichage » sans indicateur d'impact, une dispersion des moyens sans priorisation et l'absence de conditionnalité sociale et écologique. On demande la mise en place des conférences territoriales des ruralités, de prioriser les services publics, de cibler les territoires les plus fragiles, de construire une véritable stratégie écologique. 2 ANS DU PACTE POUR LES RURALITÉS PACTE POUR L’INDUSTRIE DU GRAND EST L'exécutif aurait dû exiger des contreparties strictes en échange des aides allouées, refonder la formation pour élever durablement les qualifications et concevoir l'industrie comme un authentique moteur de cohésion territoriale face à l'urgence de la décarbonation. Pourtant, les orientations finalement retenues illustrent une incapacité à conjuguer développement économique, justice sociale et transition écologique. Avec la raréfaction de l'argent public, la collectivité ne peut plus se contenter d'un saupoudrage aveugle. Elle doit basculer vers une intervention ciblée, guidée par la défense de l'intérêt général et structurée autour du triptyque que nous défendons : produire sur notre territoire, protéger nos emplois ainsi que notre souveraineté, et transformer notre modèle productif. majorité régionale échoue néanmoins à corriger les fragilités structurelles de notre tissu productif et à anticiper les chocs sociaux et écologiques à venir. Au-delà des promesses de façade, cette feuille de route pérennise une logique d’accompagnement diffus, en se refusant à cibler et à conditionner fermement l'argent public. À l'heure où notre territoire subit une désindustrialisation tenace, conjuguée à des pénuries massives de compétences et au blocage foncier lié au coût de dépollution des friches, la Région avait le devoir d'assumer un véritable rôle de stratège. Vendu comme le nouvel outil phare de notre réindustrialisation et de notre attractivité économique, le Pacte pour l'industrie du Grand Est de la ADOPTÉ ! ADOPTÉ ! ADOPTÉ ! Plus de transparence sur les aides accordées aux industries ! ADOPTÉ ! ADOPTÉ ! ADOPTÉ ! Pour la présentation d’un bilan des résultats du Pacte ! Transports dans le Grand Est Nous ne sommes pas devant une Région en difficulté, mais les ratios ne font pas tout. Lire les comptes, ce n’est pas seulement regarder la dernière ligne, c’est regarder comment on y arrive. Notre endettement net a triplé de 50 à 150 millions d’euros en un an. L’encours frôle désormais 2,9 milliards d’euros, cela fait 500 euros de dette pour chaque habitant. Notre autonomie financière s’efface également. Plus de la moitié de nos recettes de fonctionnement proviennent aujourd’hui des fractions de TVA décidées et réparties par l’Etat. Notre vraie marge, celle sur laquelle nous décidons nous-même, tourne autour de 6 %. Une région qui ne maîtrise plus que 6 % de ses propres ressources est-elle encore maîtresse de son destin ? Débat sur le compte financier 2025 de la Région Le budget 2026 mis en place par la majorité régionale fragilise profondément la jeunesse, l’enseignement, la recherche et l’accompagnement professionnel. gauche@grandest.fr La Gauche solidaire et écologiste Grand Est @GaucheGrandEst gauche_grand_est.fr Retrouvez toutes les interventions en vidéo sur notre site internet : www.gauchegrandest.fr