Benjamin Cappelli est un peintre figuratif contemporain français, autodidacte, né en 1980 en Provence. Depuis son plus jeune âge, il nourrit une fascination profonde pour la beauté du monde visible, particulièrement pour ces instants où la cime des pins se détache avec sur un ciel d’azur, qu’il nommait alors, avec l’innocence de l’enfance, « les tableaux de la nature ». Cette vision, empreinte de poésie et d’émerveillement, a cheminé en lui avant que le désir de peindre ne s’impose véritablement. C’est en 2007, en intégrant le service d’une collectivité dans le Var, qu’il affine son regard. Chargé des photographies et de la réalisation des bulletins municipaux. Parallèlement, il organise des expositions de photographies anciennes et participe activement aux conférences consacrées à la Provence d’autrefois. Ces années constituent une période d’observation intense et de sensibilité accrue à la lumière, aux détails et à la mémoire des lieux. La reconversion professionnelle de 2017 marque un tournant intérieur. L’envie de peindre s’installe progressivement, d’abord discrète puis de plus en plus impérieuse. En 2020, à l’âge de quarante ans, il décide de se lancer pleinement dans la peinture en tant qu’autodidacte. Ce passage tardif à la création devient le point de départ d’une quête viscérale : transcrire, par le geste et la couleur, l’émotion fugitive de l’instant et la poésie du quotidien. Son œuvre se distingue par une palette vive et saturée, des contrastes affirmés et une matière expressive où le coup de pinceau reste visible. Partant d’une observation réaliste, il y intègre des inflexions impressionnistes ainsi que des touches de stylisation ou d’abstraction dans les figures, les textures et les fonds. Ses toiles célèbrent la diversité du monde visible : paysages habités, scènes de vie intime, natures mortes et portraits proches. Il aborde la peinture comme une célébration colorée et émotionnelle du réel magnifié. Du Sud fondateur à l’ancrage progressif en Bourgogne depuis 2022, il transpose la même intensité lumineuse et la même saturation colorée à ces nouveaux territoires, conférant à la Bourgogne une vitalité équivalente à celle de la Provence.