À CŒUR JOIE Dominateurs de bout en bout, les Bleus poursuivent leur belle aventure et accèdent aux demi-finales pour la troisième fois d’affilée. Ils affronteront le 14 juillet le vainqueur du match Espagne-Belgique qui se dispute ce soir (21 heures). PAGES 2 À 8 Étienne Garnier, Bernard Papon/ L ’Équipe Pierre Lahalle/ L ’Équipe coupe du monde 2026 Quarts de finale France 2-0 Maroc ET POGACAR S’EST ENVOLÉ PAGES 20 À 27 tour de france 6 e étape 2,60 € vendredi 10 juillet 2026 81 e année N° 26 259 France métropolitaine ANT 2,70 € - BEL 2,80 € - LUX 3,00 € - CH 3,90 FS - ESP/CNY 3,50 € - GR 3,20 € - MAR 30 MAD - REU 2,80 € clenchant treize tirs à un, mais en ayant à combattre le faux-rythme des Marocains, qui avaient décidé que possession ne rimait pas né- cessairement avec construction, gardantsurtoutleballonpourque lesFrançaisl’aientmoinssouvent, et s’exposant, du coup, à le perdre dansdeszonesdangereuses. Les remplaçants sont venus gambader Bounou, plut ô t chaud, aura été heureux que le ballon soit si pro- che de lui sur une t ê te de Dayot Upamecano (4 e ) comme sur un enchainement soudain de Désiré Doué(35 e ),etilauraencorefr ô léle ballon sur une longue frappe de Digneatterrissantsurlehautdela barre(45 e +2),maislesBleusn’au- ront pas si bien attaqué la défense marocaine. Sans doute faisait-il simple, mais il aurait fallu que les m ê mes causes produisent les m ê mes conséquences, et que Mbappé transforme le penalty ac- cordé par M. Tello pour une faute surlui-m ê me(28 e ). Rejoignant l’échec de Messi en première période face à l’ É gypte, le capitaine des Bleus a molle- ment ouvert son pied, Yassine Bounou est parti du bon c ô té, et le banc français comme le tireur se sont agacés de la procédure, parce que M. Tello a mis Mbappé face au gardien tout en l’emp ê - chant de tirer, pendant que le VAR vérifiaitlafaute,cequin’auraitpas dûdurerplusdetroissecondes. Mais ce raté a mis les Bleus dans la panade, envoyant le mes- sage du vent contraire et de la dif- ficulté, au c œ ur d’une première période qu’ils ont dominée, dé- de la fin de ce quart de finale en n’étantplussurleterrain,sortisur blessure ou par précaution (77 e ), ce qui ouvrirait un feuilleton heure par heure, d’ici mardi, que l’on pourrait résumer ainsi : la France a peur. Mais elle a eu moins peur, quand m ê me, après qu’elle l’a vu sauter comme un cabri pour f ê ter la victoire, et officialiser ce verdict doux comme un beau sentiment et une grande aventure : les Bleus vontencoreattendreavantderen- trer à lamaison. Si l’attaque bleue a fini par ê tre à lahauteurdesonstatutetdeses statistiques, puisque Ousmane Dembéléadoublélamise(66 e ),on soulignera aussi le troisième clean sheet d’affilée défensif, en phase à élimination directe, ce qui tend à prouver l’équilibre de ce 4-2-3-1. Tout aurait dû ê tre plus leur condition de favoris, mais sûrementpasauxproblèmes. Mbappé, une Coupe du monde sans une faute de goût C’est une habitude et une signa- ture, une manière de s’évader de la difficulté et du doute : quand il faut arracher l’équipe de France auxmauvaispressentimentsetau temps qui passe sans le but qui la soulagerait, Mbappé n’est jamais loin:ilestm ê metoutprès,suivant la trajectoire de Lionel Messi face à l’ É gypte(3-2),enhuitièmesdefi- nale, un penalty raté pour com- mencer, un but magnifique pour finir (60 e ), capitaine, leader, une Coupe du monde sans une faute de goût, jusque-l à . Il aurait juste fallu, dans le m ê me élan, qu’il évite d’ ê tre le personnage central DE NOTRE ENVOY É SP É CIAL VINCENT DULUC FOXBOROUGH (USA) – Ainsi dessinée, un tableau de Coupe du monde après l’autre, voici une œ uvre, à la fois collective et personnelle : après la victoire des Bleus sur le Maroc (2-0), m ê mes motifs et m ê mes punitions qu’en 2022 au Qatar, Didier Deschamps, Kylian Mbappé et l’équipe de France sont en demi-finales de la Coupe du monde pour la troisième fois d’affilée, à un match d’une troi- sièmefinale. Ce serait immense, aussi im- mense que la montagne que l’on suppose, ce matin, cette Espa- gne qui est championne d’Eu- rope et qui est attendue, mardi à Arlington, près de Dallas, où sa présence arracherait les Bleus à LAGRANDE AVENTURE Après le doute né d’un penalty manqué par Mbappé, les mêmes forces offensives que d’habitude ont propulsé les Bleus vers une troisième demi-finale mondiale d’affilée, mardi, à Arlington, en périphérie de Dallas, face à l’Espagne ou la Belgique. Ousmane Dembélé célèbre son but avec le banc français, le second des Bleus face au Maroc, hier. Pierre Lahalle/ L’Équipe coupe du monde 2026 quarts de finale France 2-0 Maroc u u 4 Vendredi 10 juillet 2026 | L’ É QUIPE était possible de finir à l’endroit quand on commence à l’envers, Dembélé terminant l’affaire et as- surant une victoire qui aurait pu être plus large encore quand les remplaçants sont venus gamba- der, dont Warren Zaïre-Emery, Bradley Barcola avalant les espa- ces et offrant, notamment, une belle balle de but à Olise (86 e ). Et c'est comme cela que l'aventure continue.Comme tous les quatre ans,ondirait. É taine des Bleus a inscrit un but magnifique d’une frappe enrou- lée, son huitième dans cette Coupe du monde, et qu’il a donc tout changé. Il était asse z ais é de pressentir que ce but ouvrirait les espaces et les portes, sapant mo- ralement la r é sistance des Maro- cains,etlescontraignant à uneat- titude offensive ne correspondant ni à leurid é e,ni à leursmoyens. Lapunition,dansl’air,estvenue d’un joueur qui a confirm é qu’il Coupe du monde tableau final Quarts Demies Finale 3 e place Samedi 18 juillet, 23 h Hard Rock Stadium (Miami, USA) Dimanche 19 juillet, 21 h MetLife Stadium (New York, USA) Hier Aujourd’hui, 21 h (Los Angeles, USA) Demain, 23 h (Miami, USA) Dimanche, 3 h (Kansas City, USA) France Maroc France Norvège Angleterre Espagne Belgique Argentine Suisse Mardi 14 juillet, 21 h (Dallas, USA) Mercredi 15 juillet, 21 h (Atlanta, USA) 2 0 5 L’équipe de France est la deuxième équipe à compter deux joueurs à 5 buts ou plus dans une Coupe du monde depuis vingt-quatre ans. Kylian Mbappé (8 réalisations) et Ousmane Dembélé rejoignent ainsi le duo brésilien Ronaldo (8) et Rivaldo (5) de 2002. GRIEZMANN EN TRIBUNE L'ancien attaquant de l'équipe de France, Antoine Griezmann (35 ans, 137 sélections), avait promis qu'il profiterait de sa présence aux États-Unis pour aller soutenir les Bleus et il a tenu parole. Il était présent en tribune, au stade de Foxborough, hier, pour assister au quart de finale des Bleus contre le Maroc. Le nouveau joueur d ' Orlando, qui a repris l ' entra î nement fin juin, a profit é d ' une journ é e de repos pour assister à son premier match de la Coupe du monde. Il sera é galement à Dallas, lors de la demi-finale, mardi, mais il est peu probable qu ' il soit pr é sent au stade puisqu ' il joue un match amical le lendemain avec son club. D.D. buteurs 1. K. Mbappé (+1), Messi (ARG) ................... 8 buts. 3. Haaland (NOR)............ 7 buts. 4. Kane (ANG)................. 6 buts. 5. O. Dembélé (+1)........ 5 buts. passeurs 1. Olise ...................... 5 passes. 2. Guimaraes (BRE), B. Diaz (MAR)............. 4 passes. 4. K. Mbappé (+1), Wirtz (ALL), Saka (ANG), Alvarado (MEX), Schjelderup, Ödegaard (NOR), Isak (SUE) ................................... 3 passes. CLASSEMENTS trop chaud pour jouer avec plus d’intensit é , mais leurs encha î ne- ments offensifs auront é t é rares, au-del à des rares ballons r é cup é - r é s en position haute, et les indivi- dualit é s attendues, autant le dire, se sont fait attendre. Longtemps, Demb é l é a manqu é trop de drib- bles, Michael Olise n’a pas eu l’in- fluence esp é r é e, et les é tincelles de Mbapp é ne sont pas venues. Cela a dur é longtemps, mais pas tout le temps, parce que le capi- u u coupe du monde 2026 quarts de finale France - Maroc : 2-0 hier France 0 2-0 0 Maroc Temps chaud. Pelouse en très bon état. 63 811 spectateurs. Temps additionnel : 5 min. + 6 min. Remplacements 71 e : Ma. Koné par Zaïre-Emery. 77 e : D. Doué par Barcola et K. Mbappé (cap.) par Mateta. 87 e : Koundé par Gusto. Non utilisés : Samba (g.), Risser (g.), Konaté, L. Hernandez, Lacroix, T. Hernandez, N. Kanté, Tchouaméni, Akliouche, Cherki, M. Thuram. Cartons : aucun. Suspendus au prochain match : aucun. Remplacements 62 e : Bouaddi par S. Amrabat et El-Khannouss par Rahimi. 74 e : Salah-Eddine par El-Ouahdi et B. Diaz par Yassine. 85 e : C. Talbi par Sbaï. Non utilisés : El-Kajoui (g.), Tagnaouti (g.), Belammari, Saadane, Riad, Halhal, El-Mourabet, Amaimouni, El-Kaabi. Carton.– 1 avertissement : I. Diop (63 e ). Les buts 1-0 : Mbapp é (60 e , passe de Doué). Après une récupération haute de Doué, Mbappé fixe Diop côté gauche puis enroule son tir du droit dans le petit filet opposé. 2-0 : O. Demb é l é (66 e ). Dembélé tente une percée plein axe. Devant la surface marocaine, il déclenche un tir puissant du droit que Bounou ne parvient pas à sortir de son cadre. 4 Sél. : Ouahbi 4,5 3 El-Khannouss 3 C. Talbi 5 Ounahi 4 B. Diaz 5 El-Aynaoui 5 Bouaddi 5 Salah-Eddine 5 Mazraoui 5 I. Diop 4 Hakimi • c 6 Bounou 6 7 Sél. : Deschamps 7 K. Mbappé • c 6 D. Doué 5 Olise 6 O. Dembélé 6 Rabiot 7 Ma. Koné 6 Digne 6 W. Saliba 6 Upamecano 5 Koundé 6 Maignan 6 arbitre : Tello (ARG) expected goals possession fautes 48 52 10 13 3,04 0,14 % 22 (8) 5 (1) Tirs (dont cadrés) ê ê ê ê ê ê CHOISI PAR 300 000 PROFESSIONNELS Soyez conforme en 5 minutes www.tiime.fr SIMPLE CONFORME 100% GRATUITE LAFACTURATION É LECTRONIQUE 4,8/5 sur Google Vendredi 10 juillet 2026 | L’ÉQUIPE 5 pour demander le remplace- ment, l’inqui é tude a parcouru les tribunes, vite dissip é e par sa sor- tiesouriante. Il est tomb é dans les bras de Deschamps, s’est fait glacer sa cheville droite, et n’a pas h é sit é à sauteraucoupdesiffletfinalpour f ê ter la qualification en demi-fi- nales. Il est pr ê t pour d’autres conqu ê tes et on n’a pas fini de faire le parallèle avec Messi, qu’il a rejoint en t ê te du classement des buteurs (8 r é alisations). Il re- fuse toujours la comparaison, en disant que l’Argentin n’arr ê tera jamais de marquer, mais il sait trèsbienl’imiter. É mais à endosser cette responsa- bilit é À 27 ans, il cumule d é j à les re- cords en bleu et en voici un autre depuis hier : il est le premier joueur à ê tre impliqu é dans 100 butsen é quipedeFrance(64buts, 36 passes d é cisives). Il pourrait en compter 37 car il a ensuite d é - cal é Demb é l é , mais le Ballon d’Or s’est occup é de tout le reste pourmarquer(2-0,66 e ). Longtemps ind é cis, le match é tait pli é et Mbapp é allait ê tre re- lay é plus t ô t que d’habitude par Jean-Philippe Mateta (77 e ), après un tacle appuy é d’Issa Diop. Quand il s’est assis sur la pelouse nie argentin pass é par le m ê me cheminilyaquelquesjours. Une inquiétude vite dissipée Mardi, Lionel Messi avait rat é son penalty contre l’ É gypte en huitiè- mesdefinale(3-2),avantdemar- quer le but du 2-2. Comme son ancien co é quipier au PSG, Mbapp é mènesas é lectionquand elle entre sur le terrain pour s’ é chauffer, et elle se tourne tou- jours vers lui quand un bourbier se dessine devant elle. Il peut s’y emp ê trer aussi, n’est pas infailli- ble, mais son voyage am é ricain prouve qu’il est pr ê t comme ja- traper et il y é tait d é j à parvenu à l’heure de jeu, au bout d’une ac- tion qui restera assez dans les m é moires pour qu’on oublie tout lereste:toujoursaussienjambes et explosif, Mbapp é a fix é le pau- vre Issa Diop avant d’enrouler du droitunemerveilledefrappe,que Bounou ne pouvait cette fois m ê me pas effleurer (1-0, 60 e ). D’un seul coup, le stress quittait les esprits bleus et le sourire re- venait sur le visage du Madrilène, qui c é l é brait g é n é reusement son inspiration, bras é cart é s devant les tribunes. On pouvait penser à Jude Bellingham, mais on voyait surtout quelqu’un d’autre, un g é - DE NOTRE ENVOYESPECIAL ANTHONY CLEMENT FOXBOROUGH– Le premier r ô le est toujourspourlui,danslesbonset les mauvais moments, et il y a eu de tout hier pour Kylian Mbapp é , qui continue d’attirer la lumière plusquelesautres,m ê mequand lesoleilinondetoutlestade. La foule crie plus fort lorsque son visage appara î t sur l’ é cran etellesepr é paraitd é j àà c é l é brer son penalty, qu’il avait obtenu lui- m ê me en provoquant la faute de Noussair Mouzraoui (25 e ). Il s’est é coul é trois minutes et onze secondes jusqu’ à ce qu’il puisse le tirer, autant dire une é ternit é ,letempsqueleVARv é ri- fieuneactionquilaissaitpourtant peudedoutes. Une frustration dirigée vers l’arbitre Cela semblait très long pour tout le monde, et Yassine Bounou pouvait tenter d’entrer dans le cerveau de l’attaquant : comme s’il connaissait parfaitement les habitudes de son adversaire, il se d é calait vers la gauche pour lui ouvrir un peu plus son c ô t é droit, celui que Mbapp é privil é gie dans les moments br û lants. Onen vivait un mais il a tir é à gau- che, et le gardien marocain a tranquillement arr ê t é sa frappe, pasassezappuy é e. Le capitaine des Bleus a dirig é sa frustration vers l’arbitre, comme le banc de l’ é quipe deFrance, et la pause fra î cheur siffl é e dans la foul é e ne l’a pas vraiment aid é à passer à autre chose. Un é chec sur penalty en s é lection, c’ é tait jusque-l à uneexception pour lui, un mau- vais souvenir contre le Kazakh- stan (2-0, le 28 mars 2021), etc’ é taittout. Cet accroc-l à ressuscitait plu- t ô t un souvenir plus douloureux, sa première f ê lure, son tir au but rat é qui avait caus é l’ é limination en huitièmes de finale de l’Euro 2021contrelaSuisse.Ilavaitcette fois plus d’une heure pour se rat- Mbappé, c’est Messi Comme l’Argentin, qu’il a rejoint en tête du classement des buteurs de cette Coupe du monde, le capitaine des Bleus a qualifié son équipe en marquant après avoir raté un penalty. L’inspiration de KylianMbapp é pour l’ouverture du score des Bleus à la 60 e CYRIL OLIV È S-BERTHET Trois minutes et onze secondes. C’est le temps qu’a mis l’arbitre de la rencontre avant d’autoriser Kylian Mbapp é à tirer son penalty en d é but de première p é riode. Un d é compte infini, qui s’explique par un contr ô le VAR et un certain zèle de la part de M.Tello, très attach é à ce que per- sonnenep é nètredanslasurfaceet à ce que le ballon soit exactement sur lepointdepenaltyavantletirducapi- tainefran ç ais. Cedernierarat é etcelal’amistrès en colère contre le directeur du jeu Telloa fait sonmatch S’il a frustré les Bleus sur le penalty de Kylian Mbappé, l’arbitre argentin a été à la hauteur de ce quart de finale. argentin de 44 ans. Ousmane Dem- b é l é aussi s’est insurg é tandis que sur la touche, Didier Deschamps s’expliquait vertement avec l’un des assistants. « Cela a é t é une situation bizarre avec ce temps d’attente. (...) Il a d’abord confirm é sa d é cision puis il y a eu un autre check » , s’est é tonn é le s é lectionneur dès la pause, au micro deM6. L’arbitre a laiss é jouer Auteur de son troisième match lors de cette comp é tition, après Canada- Bosnie (1-1) et Afrique du Sud – Co- r é e du Sud (1-0), Facundo Tello é tait forc é ment scrut é après que la FIFA avait eu l’id é e de nommer un Fran- ç ais pour arbitrer le huitième de fi- nale de l’Argentine contre l’Egypte (3-2)etunArgentinpourcequartdes Bleus. Il a plut ô t bien tenu les ac- teurs.IlanotammentavertiIssaDiop à la 63 e , pour une faute grossière sur KylianMbapp é ,quiestsortipourune blessure à lachevilledroitequelques minutesplustard. Raccord avec les consignes arbi- trales de la FIFA, M.Tello a laiss é jouer au maximum, ce qui a pu sur- prendre D é sir é Dou é , au duel avec Achraf Hakimi en première p é riode. S’il a parfois accord é une sortie de but alors qu’il y avait corner (sur le tir lointain de Digne à la 45 e ), et inverse- ment, l’Argentin a é t é à la hauteur de l’ é vènement. Il aurait tout de m ê me pu accorder plus de temps addition- nel:5enpremièrep é riodeet6ense- conde sont apparus comme bien trop peu vu les arr ê ts de jeu et les pausesfra î cheur. St é phane Mantey L ’Équipe L’arbitre du match Facundo Tello, en discussion avec Brahim Diaz et Ousmane Demb é l é St é phane Mantey/ L’Équipe France 2-0 Maroc coupe du monde 2026 quarts de finale 101 Avec son but et sa passe décisive, Kylian Mbappé a dépassé les 100 implications en sélection (64 buts, 37 passes) Il est le premier Fran ç ais à atteindre cette marque. “J ' imagine qu ' il y a beaucoup de ferveur en France, m ê me si on est dans notre bulle. Les joueurs ont le devoir de tout faire pour aller le plus haut possible. ’’ DIDIER DESCHAMPS Sa note 6 6 Vendredi 10 juillet 2026 | L’ É QUIPE Jusqu’au 19 juillet 2026 *Mentions L é gales Glare Free : sans reflet. Le laboratoire UL valide la d é nomination « sans reflet » en é valuant les produits de test selon la formule Unified Glare Rating (UGR) é tablies par la Commission internationale de l’ é clairage (CIE) et les normes de test é tablies par l’Organisation internationale pour la normalisation. Certification d é livr é e le 28.12.2021 pour le mod è le S95F Voir conditions sur le site boulanger.com. Retrouvez nos offres TV Samsung OLED en magasins et sur boulanger.com. Test publi é le 18/03/2025 lesnumeriques.com Profitez de tous les matchs sur votre TV OLED sans reflet * TV OLED 55S95F Sans reflet 1599 € 1799 € +LFC offert* TV OLED 65S95F Sans reflet 1799 € 1999 € TV OLED 83S95F Sans reflet 3599 € 3999 € +LFC offert* LFC = Votre TV livr é , fix é au mur et connect é DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL DAMIEN DEGORRE FOXBOROUGH (USA) - Un mètre a suffi à Kylian Mbappé pour déclencher une frappe venue d’ailleurs (60 e ). Un peu plus tôt, Désiré Doué avait failli profiter de l’une des rares si- tuations où le Maroc n’avait pas été attentif (35 e ). Un peu après, c’est Ousmane Dembélé qui a goulument profité de l’appel de Mbappé pour lui libérer l’espace et marquer le deuxième but fran- çais (66e). Cette attaque n’a be- soin que de miettes pour se réga- ler. Alors, lorsque l’adversaire commence à lui proposer un fes- tin, parce qu’il doit attaquer, la menace devient incontrôlable. L’animation offensive de l’équipe de France a une nouvelle fois montré qu’il était préférable de ne pas lui offrir trop d’espaces sous peine d’être immédiate- ment sanctionné. Sa première période, hier, comme celle en huitièmes de finale, n’avait pas été aboutie mais chacune des dé- fenses, marocaines comme pa- raguayennes, aura été obligée de recourir à des prises à deux sur quasiment chacun des atta- quants. Quand ce n’était pas sur Mbappé, c’était sur Dembélé - qui a tout même souvent manqué de justesse -, ou alors sur Désiré Doué et parfois sur Michael Olise, plus discret hier. Doué a donné raison à Deschamps Le joueur offensif du Bayern Mu- nich ne s’est pourtant pas caché. Son contrôle orienté, dos au but, qui a éliminé Ayyoub Bouaddi, n’était pas loin d’être un dribble décisif pour Mbappé si celui-ci n’avait pas dévissé sa frappe (56 e ). Ses déplacements entre les li- gnes n’ont pas non plus permis de semer le trouble désiré. Ceux de Doué, en revanche, ont été plus déséquilibrants. Même s’il a perdu beaucoup de ballons, l’at- taquant parisien a fait souffrir Achraf Hakimi. Surtout, c’est lui qui décale son capitaine sur l’ou- verture du score. Doué a donné raison à Didier Deschamps qui avait choisi de le titulariser à la place de Bradley Barcola. Mais lorsque son coéquipier l’a remplacé, à la 77 e minute, il a su, lui aussi, profiter de la profondeur dans le dos d’un Maroc plus of- fensif, forcément. Barcola est à l’origine de deux nouvelles occa- sions françaises (86 e , 88 e ) et sa capacité d’élimination a fait en- core plus mal à Hakimi, usé par ce qu’il venait de vivre. Entre les deux joueurs du PSG, la concur- rence se poursuit et ils ont raison de répéter qu’elle les tire vers le haut. Bien sûr, cette attaque fran- çaise sort de ce quart de finale avec une impression partagée. Il y a celle d’avoir fait le métier mais aussi celle qu’elle peut encore mieux le faire, être plus efficace. Les températures élevées, dans le Massachusetts, n’ont pas aidé à donner plus de vitesse au jeu mais elles n’expliquent pas cer- taines imprécisions dans le der- nier geste, comme cette reprise pas suffisamment appuyée de Jean-Philippe Mateta à l’entrée du temps additionnel. Mais puisqu'il ne reste plus que ces petits détails à corriger, les raisons d'être optimistes sont plutôt nombreuses. Le prochain adversaire des Bleus, en demi-fi- nales, ne passera sans doute pas sa vie devant sa surface de répa- ration. É Dès que les espaces s'ouvrent... À l’image du match face au Paraguay, le quatuor offensif français a eu besoin d’une heure pour trouver la faille. Mais il a su profiter de chaque brèche offerte. Koundé .......................... 5 Un match tranquille et sûr pour le latéral français. Il a remporté trois des quatre duels qu’il a disputés et n’a jamais été mis en difficulté. Une situation facilitée par le fait que le jeu penchait nettement de l’autre côté. Il n’a pas apporté grand- chose offensivement. Remplacé par Gusto (87 e ). Upamecano .................. 6 Le Munichois diffuse dans le duel une impression de domination presque totale. Il a géré avec intelligence les transitions et la vitesse de Talbi. Dans la première relance, il peut être plus précis et créatif. Auteur d’une tête pas assez appuyée (4 e ). Une frayeur sur un ballon anodin (73 e ). W. Saliba ....................... 6 Les matches s’enchaînent et l’impression reste la même : il dégage de l’assurance. Il est rassurant, sait dégager les ballons chauds et ne subit pas dans les duels. El-Khannouss n’a presque jamais existé. Mais on reste convaincu que ce poste d’axial gauche limite ses possibilités de relance. Digne .............................. 6 Après s’être fait enrhumer d’entrée par Brahim Diaz (2 e ), il a maîtrisé un couloir où le Maroc cherchait en permanence à passer, avec le duo Diaz-Hakimi. Un match très sérieux et de bonnes intentions offensives. Bounou a dévié du bout des doigts une frappe sur la barre (45 e +2). Koné ............................... 7 Une très grosse activité à la récupération. Son pressing n’a pas laissé tranquille le milieu marocain et El-Aynaoui en particulier. Il effectue un retour impressionnant (12 e ). Sous la menace d’un avertissement, il a parfois voulu se retenir. Il est donc remplacé par Zaïre-Emery (71 e ). O. Dembélé ................... 6 Sa première période est laborieuse, seulement éclairée par son centre pour Upamecano (4 e ) et une frappe enroulée du gauche, passée juste à côté (33 e ). Il a mal négocié quelques coups mais a trouvé le bonheur après la pause, bien aidé par Bonou, trop mou sur sa frappe (2-0, 66 e ). Olise ............................... 5 Brouillon au début, il a cherché ensuite à prendre de plus en plus de responsabilités, décrochant pour réclamer le ballon. Sa passe pour Mbappé avant le penalty est donnée dans le bon timing (25 e ) mais, dans l’ensemble, son influence a été assez limitée. D. Doué .......................... 6 Ses pertes de balle sont largement effacées par ce qu’il a bien fait : sa récupération dans les pieds d’Hakimi est à l’origine du penalty (25 e ), et il a encore chipé un ballon à Bouaddi avant d’écraser sa frappe (35 e ). Un autre tir (55 e ), et surtout le décalage pour Mbappé (1-0, 60 e ). Rabiot ............................ 6 Une première période décevante conclue par cette main juste devant la surface (45 e +5) offrant un coup franc dangereux au Maroc. Il a connu un déchet inhabituel. Après la pause, il a cherché à veiller au bon équilibre collectif. Il est à la récupération sur l’ouverture du score (60 e ). L’entraîneur Deschamps .................. 7 Titulariser Doué était le principal choix de sa composition. Cela a été globalement payant. Son équipe valide le choix de conserver le 4-2-3-1, en enchaînant les clean sheets avec une implication défensive de tous. A.Cl., H.De., Y.L., D.D. Bounou (6) a été le meilleur de son équipe en repoussant un penalty de Mbappé même s’il fait une petite erreur de main sur le deuxième but de Dembélé (66 e ). Dans une équipe dominée, Hakimi (4) n’a jamais apporté le danger. Devant, les attaquants n’ont rien montré. Talbi (3) a été inexistant, El Khannouss (3) dans un rôle de pointe n’a pas existé. Ounahi (5) a été le seul à pouvoir changer le cours des choses en deuxième période sur certaines actions mais ce n’était pas suffisant. La paire Diop (5)-Mazraoui (5) a longtemps bien fonctionné même si ce dernier a provoqué un penalty sur Mbappé. Et elle a fini par craquer. H. P. la note moyenne 4,5 Pierre Lahalle/ L ’Équipe Maignan ........................ 6 Comment évaluer un gardien qui n’a rien eu à faire ou presque ? Le portier milanais, jamais sollicité en première période (5 ballons touchés...), n’a subi aucun tir cadré avant la tentative d’Ounahi à la 83 e minute. Quelques prises de balles sérieuses. Comme souvent, l’attaque des Bleus, ici Kylian Mbappé, Michael Olise et Ousmane Dembélé, a fini par trouver la faille dans la défense adverse. coupe du monde 2026 quarts de finale K. Mbappé ..................... 7 On l’a beaucoup vu d’emblée, avec une frappe détournée par Bounou (4 e ), mais on retenait son penalty arrêté (28 e ). Il a fait en sorte qu’on l’oublie avec une frappe superbe pour ouvrir le score (60 e ) et changer le match. Remplacé par Mateta (77 e ), touché à une cheville après un choc avec Diop. la note moyenne 6 France 2-0 Maroc 8 Vendredi 10 juillet 2026 | L’ÉQUIPE pensation a quelque chose de profond é ment r é jouissant. Kylian Mbapp é ne sera jamais Edinson Cavani en la matière, mais il a le m é rite (m ê me s’il l’a moins fait hier) d’au moins cadrer les cen- traux. Et Michael Olise dans tout ç a ? Ce joueur est bluffant. Il n’a pas r é ussi grand-chose, mais le voir d é fendre à la 88 e minute comme un d é rat é est assez splendide. Ces Bleus-l à sont lan- c é s. Et pour aller les chercher, il faudra ê tretrès,trèsm é chant... É prement des ballons. Et encore plus à lancer des transitions qui avaientfaitsimalaupremiertour. Pas de prise de vitesse et au final très peu d’occasions de porter le danger.Cettesolidit é ,d é pendante n é cessairement des prestations des é l é ments à vocation d é fen- sive, ne pourrait exister sans l’ac- tivit é des joueurs de c ô t é . La ma- nière avec laquelle Ousmane Demb é l é etD é sir é Dou é –dansla continuit é decequ’ilsfontauPSG – multiplient les courses de com- Deslat é rauxfiables à d é fautd’ ê tre cr é atifs.Onadout é d’eux,oui.Mais JulesKound é etLucasDignerem- plissentleurcontratenneperdant pasdeduel. À la 88 e minute, Olise défendait encore comme un dératé Ces individualit é s s’expriment surtoutgrâce à cetteorganisation coh é rente. L’ é quipe de France avait choisi, sur les phases de possession marocaine, de ne pas presser haut. Le pressing é tait lanc é à mi-terrain. Par des cour- ses des ailiers et des mont é es de Manu Kon é notamment sur Ay- youb Bouaddi. Un choix simple mais globalement efficace. Les Lions de l’Atlas, si fiables sous pression depuis le d é but de tour- noi, ont eu du mal à ressortir pro- Il y a le constat brut d é j à : deux buts conc é d é s en six matches, un troisièmeclean-sheetderang,ces « pauvres » trois tirs conc é d é s par Mike Maignan hier soir. Mais il y a surtout cette impression globale d’une é quipe qui ne concède rien ou vraiment pas grand-chose... Une solidit é qui s’explique d’abord par ces individualit é s d é fensives de très haut niveau. Les matches passent et cette charnière Dayot Upamecano – William Saliba est en train d’ é crire une très belle pagedufootfran ç ais.Lameilleure charnière de l’histoire ? Non, pas encore, il faudra du temps pour d é passer Marcel Desailly et Lau- rentBlanc,maisceduodisposede touslescodesdufootmoderne.Vi- tesse, agressivit é , sens du duel. Avecuneintensit é constante.Cette paire ne suffirait pas sans le reste. DE NOTREENVOY É SP É CIAL HUGO DELOM FOXBOROUGH (USA) – L ’adage dit qu’un grand tournoi se gagne sur une d é fense solide. S’il dit vrai, le 19 juillet prochain, les Bleus ne de- vraient pas ê tre trop loin d’une troisième é toile. Il faudra bien s û r attendre Arlington et un possible duelface à lagrandeEspagne(ou laBelgique)pourlemesureravec plusdepr é cision,maiscette é qui- pe-l à , depuis trois semaines, d é - gage, en d é pit de son 4-2-3-1 of- fensif, une impression de solidit é redoutable. L’ambition de Didier Deschamps et de ses quatre é l é - ments offensifs ne se fait pas au d é triment de l’ é quilibre. Cette é quipe-l à s’est autosurnomm é e les « m é chants » . Et elle d é fend m é chammentbien. Les « méchants» ne lâchentrien Pressing efficace, individualit é s d é fensives de très haut niveau, efforts dans le repli : cette é quipe s’est trouv é un surnom qui fait peur et n’a conc é d é que deux buts depuis le d é but du Mondial. À l’image des centraux William Saliba et Dayot Upamecano, les Bleus ont encore été solides défensivement hier. St é phane Mantey/ L’ É quipe coupe du monde 2026 quarts de finale France-Maroc : 2-0 Vendredi 10 juillet 2026 | L’ É QUIPE 9 Marrakech avite compris... Plusieurs milliers de spectateurs é taient r é unis place Jemaa El-Fna, dans une ambiance familiale et d é contract é e. Bounou les a longtemps soulag é s, puis Mbapp é a frapp é , comme une é vidence. DE NOTREENVOY É SP É CIAL MATHIEU GRÉGOIRE MARRAKECH (MAR) – Pas de sifflets, juste une clameur de la foule, celle qui accompagne courtoise- ment les grands joueurs dans les grands moments. À la 60 e mi- nute, quand Kylian Mbapp é a en- fin r é ussi à percer le coffre-fort Yassine Bounou, les milliers de spectateursplac é sdevantl’ é cran g é ant de la place Jemaa el-Fna ont respect é son sublime instinct de buteur, et une cinquantaine de Fran ç ais, é parpill é s dans des pe- tits groupes, ont cri é comme des damn é s. « Jusqu’ici, il n’y avait qu’une chose à dire : ‘‘Merci Bou- nou’’ » , souffle ‘‘Momo’’, venu en famille, comme beaucoup de ci- toyensdeMarrakech. Sur le penalty rat é de Mbapp é , à 21h28 heure locale, les applau- dissements avaient é t é nourris, le soulagement intense, aucun juron ne visait Mbapp é , tous les compliments ciblaient la sil- houette protectrice du gardien des Lions. « Bounou est vraiment extraordinaire » , nous confie Smail à la pause, tout en pestant après le bon coup-franc obtenu sur une main d’Adrien Rabiot, une rare munition gâch é e : « Ha- kimi aurait d û la laisser, Brahim pouvait la brosser dans la lu- carne. » Habitant du quartier de Sidi Youssef, et jardinier en dehors de la ville, Sma ï l est venu seul, son fils a deux ans et demi, il est trop petit pour se fader le son strident desvuvuzelas,trèsappr é ci é esici. Son analyse du match à la pause ? « Bon sur cette première p é riode, c’est du 50-50... » Vrai- ment ? « Allez un peu plus la France quand m ê me ! J’ai bien aim é le courage à la relance de Bouaddi,OunahietBrahim,pourse sortir du pressing fran ç ais. Mais il faudrait faire entrer Rahimi, Bou- noulechercheraetilferaremonter lebloc. » La soirée se termine en douceur, sans acrimonie Le s é lectionneur Mohamed Ouahbi fera entrer Rahimi à la 62 e , mais il est d é j à trop tard, et Demb é l é commence à lancer l’exode, de nombreux locaux plient les chaises de camping, bienpratiquespourattendre,etla soir é e va se terminer en douceur, sans acrimonie, quelques vol é es d’applaudissementsfusent. Vendeursurlaplace–ilfaitno- tamment fait fureur avec son T-shirtfloqu é « Jedoisalleraupa- radis, car ma femme me fait vivre l’enfer sur terre » -, le S é n é galais Mustapha est d éç u. Originaire de Casamance, il vit au Maroc de- puis14ansetsupportelesLions: « On a envoy é les marabouts s é n é - galais contre la France, pour ma î - triser Mbapp é et Olise. Je suis tou- jours pour le Maroc, s’ils gagnent, ils prennent des T-shir ts, je les ar- naquegentiment,etjepourraiavoir maLamborghiniunjour! » Ses copains marocains l’ado- rent. La vitrine de Marrakech s’est ouverte aux commer ç ants ambulantsdel’Afriquesub-saha- rienne, ces dernières ann é es, et les familles d é ambulent en toute qui é tude entre les stands de ta- touagestraditionnelsauhenn é et c e u x p o u r l e s t r e s s e s . Partout, le maillot Hakimi, le nu- m é ro 2, le hit des hits. « Mais ç a y est, on commence à voir le petit Bouaddiprendredelaplace » ,sou- rit Mohssine, qui vend des maillotsentre120et240dirhams ( «ç ad é penddelaqualit é queture- cherches » ), prix avant n é gocia- tions. Comme tout le peuple maro- cain, Mohssine le sait, Bouaddi va rapporter,beaucoup. La place Jemaa El-Fna a rassembl é hier des supporters enthousiastes, qui se sont vite r é sign é s en deuxième mi-temps. Yassine Sellame/ L ’Équipe France 2-0 Maroc coupe du monde 2026 quarts de finale R É SULTAT ET PROGRAMME COUPE DU MONDE 2026 quarts de finale HIER France - Maroc .................... 2-0 K. Mbapp é (60 e ), O. Demb é l é (66 e ). AUJOURD’HUI Espagne-Belgique ............... 21h M6, beIN Sports 1 RETROUVEZ LE TABLEAU FINAL EN PAGE 16 pour une nouvelle Coupe du monde. Ira-t-il jusqu’ à la pro- chaine CAN annonc é e en juin 2027 ? Il d é cidera de son avenir très vite, lui qui est entr é dans cette é quipe en 2013 et en est de- venu un é l é ment majeur depuis saprisedepouvoirdanslebut à la suite de Munir, sous la manda- tured’Herv é Renard. Finalement, c’est en deuxième p é riode qu’il aura craqu é , au mo- ment où il aura é t é le moins solli- cit é . Mais lui savait que l’ouver- t u r e d u s c o r e s e r a i t d é terminante, vu le profil des at- taquants des Bleus, et qu’il serait confront é aux contres souvent d é cisifs des hommes de Didier Deschamps. La tactique du Maroc, en ayant d é cid é derestertrèsbas,reposait é norm é ment sur la qualit é de songardien,maisilac é d é .Ilaen- core sorti une frappe de Bradley Barcola sur la fin (88 e ), une autre de Jean-Philippe Mateta (90 e +3) mais c’ é tait trop tard. Il avait c é d é quand il ne fallait pas. Au pays, personne neluienvoudra tantil a donn é à cette é quipe qui n’avait simplement pas les armes pour s’opposer à ces Bleus-l à . Et lui aura longtemps servi de dernier rempart. É avec Lionel Messi. Mbapp é rumi- nait sa revanche. Et quand, au bout d’une action confuse, D é sir é Dou é lui refilait la balle, Bounou n’avait plus qu’ à assister, en spectateurengag é , à cettefrappe enroul é e magnifique. Il tentait de la sortir mais la balle s’ é tait d é j à fich é e dans la lucarne ou pas loin (60 e ). Six minutes plus tard, Bounou conc é dait un deuxième but, ins- crit par Ousmane Demb é l é , sur lequel il avait certainement les moyens de faire beaucoup mieux puisqu’il ne touchait pas suffi- samment le ballon pour le sortir. Fin des espoirs d’une qualifica- tion en demi-finales de la Coupe dumonde. Une première période très solide Il avait bien r é sist é en première p é riode, enlev é donc un penalty de Mbapp é mais pas seulement : on pense à une autre frappe de Mbapp é (4 e ), un arr ê t sur une t ê te de Dayot Upamecano (5 e ) ou un autre sur un tir de Dou é (35 e ) aprèsune pertede balled’Ayyoub Bouaddi. Bounouresteracommeunim- mense gardien mais ne devrait plus porter le maillot national DE NOTRE ENVOY É SP É CIAL HERVÉ PENOT BOSTON (USA) – Mustapha El Hadda- oui, l’ancien international maro- cainpass é parLensetNice,entre autres, l’avait annonc é dans nos colonnes le matin du match : « Yassine Bounou est infranchissa- ble.» Mais il n’ é tait pas pass é au r é v é lateur bleu. À la mi-temps, hier, on a pourtant cru qu’on ne changerait pas une virgule tant le gardien r é sistait à tout. À 35 ans, le natif de Montr é al, é lev é au Ma- roc puis parti chercher la gloire et la fortune en Espagne puis en Arabie saoudite, avait é c œ ur é les attaquants fran ç ais par sa pr é - sence, ses r é flexes et son jeu au piedcourtetpr é cis. Celui qui avait é t é d é cisif dans la s é ance de tirs au but contre les Pays-Bas (1-1, 3-2 aux t.a.b. en seizièmes, le 30 juin) s’ é tait m ê me interpos é sur un penalty tir é par Kylian Mbapp é , un arr ê t comme un symbole de sa domi- nation.Uned é tentesereineface à une frappe molle de la star des Bleus(28 e ). Mais voil à , on ne s’oppose pas aussi facilement au capitaine fran ç ais, à l’une des grandes stars de cette Coupe du monde Bounoun’était pas infranchissable Le gardien marocain a longtemps r é sist é aux attaquants fran ç ais avant de c é der deux fois en deuxième p é riode. 60 e minute, hier soir : Yassine Bounou est battu sur une frappe enroul é e de Kylian Mbapp é .Le but du 1-0 pour les Bleus. Pierre Lahalle/ L’Équipe 10 Vendredi 10 juillet 2026 | L’ É QUIPE 40c488e v2.040c488e M6, beIN Sports 1 aujourd'hui 4 - 2 - 3 - 1 Espagne 21 h Belgique 4 - 3 - 3 Arbitre : Oliver (ANG). À Los Angeles, SoFi Stadium. Remplaçants : J. Garcia (g.) (13), Raya (g.) (1), E. Garcia (4), Grimaldo (3), Porro (12), Pubill (2), Gavi (9), Merino (6), F. Ruiz (8), Zubimendi (18), Iglesias (26), Muñoz (25), Yeremy Pino (11), F. Torres (7), Ni. Williams (17). Principaux absents : aucun. Suspendu au prochain avertissement : F. Torres. Remplaçants : Lammens (g.) (12), Penders (g.) (13), De Winter (16), Meunier (15), Seys (18), Theate (3), Witsel (6), D. Moreira (19), Saelemaekers (22), Vanaken (20), Doku (11), Fernandez-Pardo (26), R. Lukaku (9). Principaux absents : Debast, Am. Onana (blessés). Suspendu au prochain avertissement : Mechele. 10 Trossard 17 De Ketelaere 14 Lukebakio 8 Tielemans • c 7 De Bruyne 23 Raskin 5 De Cuyper 4 Mechele 25 Ngoy 21 Castagne 1 Courtois Sél. : Garcia 21 Oyarzabal 15 Baena 10 Olmo 19 Lamine Yamal 20 Pedri 16 Rodri • c 24 Cucurella 14 Laporte 22 Cubarsi 5 M. Llorente 23 Simon Sél. : De la Fuente Los Angeles, une autre galaxie L’Espagne et la Belgique se sont préparées pour leur quart de finale sous une température parfaite, à l’ombre des cocotiers et dans l’indifférence d’une ville qui n’a pas besoin du football pour se divertir. DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL RÉGIS DUPONT (avec R. Laf.) LOS ANGELES (USA) – Pendant qu’à l’ombre, Borja Iglesias, Gavi et Mikel Oyarzabal répondent à une nuée de journalistes, deux touris- tes s’amusent en plein soleil dans les tribunes du Dignity Health Sports Park. Torse et pieds nus, poitrails impeccables, abdomi- naux taillés à la serpe : s’ils ne portaient le short de la Roja, Marc Pubill et Marcos Llorente pour- raient être confondus avec des bodybuildés de Venice Beach, à quelques kilomètres de là. Les deux coéquipiers de l’Atlé- tico de Madrid attendent la sé- ance de veille de match en s’occu- pant comme ils peuvent, eux qui ne débuteront sans doute pas le quart de finale contre la Belgique, aujourd’hui. L ’Espagne a retrouvé Los Angeles, une grosse semaine après ce 16 e de finale contre l’Au- triche (3-0) qui a « frisé la perfec- tion » selon son sélectionneur, Luis de la Fuente. Elle n’a toujours pas encaissé de but lors de cette Coupe du monde, ne déplore pas d’interro- gation majeure sinon celle autour de Nico Williams, qui s’entraîne avec les autres depuis quelques jours. Elle promène sa sérénité. Les questions évoquent cette at- mosphère limite colonie de va- cances. Elles poussent déjà les joueurs au-delà des Diables Rou- ges. « Je rêve de marquer, en fi- nale, d’un retourné contre l’Argen- tine de Messi » , annonce Gavi. L’actualité des Dodgers captive nettement plus les locaux L’Espagne a ses repères ici, au pays du Los Angeles Galaxy. Dans l’hôtel où elle réside, pas très loin de Manhattan Beach, elle a vue sur un immense parking d’un côté. De l’autre, il y a un parcours de golf, des clients au bord de la piscine et un jeu de croquet à dis- position. Dans le hall, allées et ve- nues sont filtrés. Un chien renifle les sacs de toute personne pénétrant les lieux. Les fans se comptent sur les doigts d’une seule main et Ro- nin, 11 ans, maillot de la Roja sur le dos, ballon officiel et marqueur en main, ne subira pas une im- mense concurrence pour faire dédicacer le tout. « J’espère avoir l’autographe de Lamine Yamal » , rêve le blondinet, qui joue a