Franck Faugère, Pierre Lahalle, É tienne Garnier / L’ É quipe - RDj Collection personnelle Perrine Dalin 2,60 € mardi 15 septembre 2026 81 e ann é e N° 26 326 France m é tropolitaine football Ballon d’Or Le Ballon d’Or sera connu le 26octobre.Durant les 41 prochains jours, les sp é culations iront bon train. Les clubs et les joueurs qui r ê vent du troph é e sont entr é s en campagne, chacun à leur manière. PageS 2 à 5 Kylian Mbapp é , Lamine Yamal, Lionel Messi, Ousmane Demb é l é et Harry Kane. PERRINEDALIN: « Jevaiscontinuer à fairevivrecharlie » PageS 12 à 14 Nouveau mandat pour O’Gara Page 18 rugby Top 14 La Rochelle Voile ANT 2,70 € - BEL 2,80 € - LUX 3,00 € - CH 3,90 FS - ESP/CNY 3,50 € - GR 3,20 € - MAR 30 MAD - REU 2,80 € HUGO DELOM (avec D. D.) Ousmane Demb é l é , par son sou- rire, sa l é gèret é quotidienne, cette facult é à sortir la punchline aubonmoment,asouvent é t é r é - duit, dans l’opinion publique fran- ç aise, allemande ou espagnole, à un personnage d’amuseur. Ce joueur, cet homme, capable sur unemimique,ungeste,uner é pli- que, de faire exploser de rire un vestiaire. « Dembouz » est cela, oui. Mais pas seulement. Au fil des ann é es, des galères, des combats et des succès, le Pari- sien de 29 ans a pu mieux mesu- rer à quel point un destin pouvait sejouerendehorsdesterrains. L’an dernier, le camp Demb é l é avaittotalementassum é lefaitde ne pas entrer en campagne pour la r é compense individuelle su- pr ê me. Avec un argument m é ri- tocratique simple et r é p é t é pen- dant des mois comme un mantra : « Si les jur é s pensent qu’on doit avoir le Ballon d’Or, on l’aura. » Une m é thode fidèle à celle qui a pay é par le pass é . Ces dernières semaines, le Parisien, dans la continuit é de son club d é - cid é à donner la m ê me visibilit é aux trois principaux pr é tendants – avec Fabian Ruiz et Khvitcha Kvaratskhelia – n’a pas fonda- mentalementchang é deligne. Le contraste entre le joueur travailleur et le talent brut Avec, dans ses interviews à FranceFootball puis à TheAthletic, ce positionnement teint é d’humi- lit é : « Si c’est moi qui parle, je ne me mets pas dedans (la liste des favoris), je ne vote pas pour moi Je ne me vends jamais. Ce sont les ju- r é s qui d é cident. » « Dembouz » n’a donc pas chang é de ligne et veut installer sa vision altruiste. Lecontexte,lui,a é volu é .Cardans le camp de Demb é l é , la campa- gne m é diatique offensive de Ky- lian Mbapp é et notamment ce passage dans son interview à France Football – « Il (Demb é l é ) a toujours é t é vucommeunjoueurde talent. Moi, j’ai toujours é t é vu commel’ é lu.J’aitoutdesuite é t é au top, très t ô t. Il a eu un parcours dif- f é rent, les blessures, mais il s’est bien rattrap é ! » – n’est pas pass é e inaper ç ue.Maisalorspasdutout. En fonction des personnalit é s ou des sensibilit é s, elle a é t é é va- lu é e diff é remment. L’interview du capitainedesBleusa é t é lueetre- DEMB É L É É LU DETERRAIN Le Ballon d’Or 2025 a lanc é sa campagne de r éé lection sur les m ê mes bases que l’an dernier, jouant la carte de l’humilit é et du m é rite. Mais sa r é ponse très incisive à l’ é gard de Kylian Mbapp é dimanche traduit qu’il n’est pas pr ê t à tout accepter. EN CAMPAGNE PourleBallond’Or FranceFootball ,c’est commepourlapr é sidentielle,ilyatous lesstylespourpr é sentersacandidature. Lescandidatsaulongcours,quiselancent dèsleprintemps(commeHarryKane), ceuxquimisentsuruneoffensivedegrande ampleurtoutprèsdel’ouverturedesurnes (commeKylianMbapp é ouLamineYamal), ceuxquilajouent « unpourtous » (comme lePSG)etceuxquisontplut ô t « tous pourun » (commeleReal).Lar é ponse d’OusmaneDemb é l é à KylianMbapp é , cinglantemalgr é lesourireetle d é tachementl é gendairesdutenantdutitre, d é montreentoutcasquelespr é tendants s’observentdanscettecourseauplusgrand troph é eindividueldufootballetque,surce terraincommesurlapelouse,cesgrands championsentendentsefairerespecter. Face à desstrat é gies,souventtrès calcul é esparlesjoueursetleurentourage, lesclubsets é lectionssontparfoismoteurs, parfoisvictimescollat é rales.L’andernier, auPSG,AchrafHakimin’avaitpasappr é ci é queleclubchoisisseDemb é l é à son d é trimentetcelaavaitpulaisserquelques traces.Enpoussant à parts é galesKhvitcha Kvaratskhelia,FabianRuizetDemb é l é , sestroisrepr é sentantsavecleschances lespluss é rieuses,Parisfaitcettefois lechoixdel’unit é ,aurisquedefavoriser ladispersiondesvoix.AntoineGriezmann avaitlongtempsport é lepoidsde sacampagne,lorsqu’ils’ é taitinvit é « à la table » desextraterrestresLionelMessiet CristianoRonaldo.Lapassed’armesentre lesdeuxchampionsdumonde2018offre unpremierdossierchaud à g é rer à Zin é dine Zidanepoursonarriv é e à lat ê tedesBleus. L’efficacit é desdiversesstrat é giesrestetrès hypoth é tiquefaceauxcritèresdevoteet à unjurydesp é cialistesauxconvictionset inspirationsvari é es.Aumomentd’analyser ler é sultatduscrutin,lesinterpr é tations sontparfoisaussihasardeusesque lessondages.Certes,FranckRib é rya longtempsregrett é l’absencedecampagne bleueen2013etlaF é d é rationn’avaitpas nonpluschoisientreGriezmannetMbapp é en2018,avecdeuxrevers à lacl é Maisdifficiled’entirerunev é rit é g é n é rale, aveccommeexempleleplusr é cent lavictoiredudiscretRodrifaceaubulldozer Vinicius,en2024. Larichecampagnequis’ouvreest laconclusiond’unesaisonauxmultiples facettes:unclubqui é crasetoutsansqu’un seulvisageneler é sume,desbuteursqui explorentdescimesrarementoujamais visit é es,unenationquis’offrelaCoupe dumondedavantageparsoncollectifque parunestarunique...Aumoins,lechoixdes jur é ss’annonceextr ê mementarduetcette é ditionpassionnanteleuroffreleluxede voterparadh é sionetnonpar é limination. Yves Leroy football Ballon d’Or uu 2 Mardi 15 septembre 2026 | L’ É QUIPE Pierre Lahalle/ L’ É quipe football Ballon d’Or Lionel Messi port é par Enzo Fernandez après la victoire de l’Argentine en demi-finales de la Coupe du monde face à l’Angleterre (2-1), le 15 juillet. Messipr é fère laisserparler Auteur de 8 buts lors de la dernière Coupe du monde, dont il a é t é finaliste, l’Argentin mise sur ses performances, davantage que sur des prises de parole, pour glaner un neuvième Ballon d’Or. JOS É BARROSO Lionel Messi n’a jamais é t é un grand communicant. M ê me s’il s’est montr é plus ouvert et lo- quaceaveclesm é diaspendantla dernière Coupe du monde, l’Ar- gentinmiseraunefoisdeplussur son meilleur terrain d’expression pour esp é rer glaner un incroya- ble neuvième Ballon d’Or France Football : le rectangle vert. Son Mondial de haut vol à 39 ans – 8 buts, des retournements de si- tuation, une troisième finale dans la comp é tition la plus presti- gieuse de ce sport – a marqu é les esprits, en d é pit d’une dernière marche rat é e contre l’Espagne (0-1 a.p.) et des pol é miques con- cernantl’attitudedecertainsco é - quipiers. M ê me s’il continue d’y briller, la MLS reste bien moins cot é e Depuis, il est rest é en retrait de l’espace m é diatique. Un silence juste contrari é par deux é v é ne- ments,led é cèsdesonpèred é but ao û tetl’annoncedesaretraitein- ternationale à la fin du mois. Les deux fois, il a simplement post é un message sur ses r é seaux so- ciauxpourd é voilersonressenti. Il a repris la comp é tition avec l’Inter Miami le mois dernier et continue d’affoler les compteurs enMLS.Ilresteainsisurunes é rie de 7 matches où il a é t é d é cisif (7 buts, 5 passes d é cisives) pour porter son bilan depuis le d é but de l’ann é e à 22 r é alisations et 13 offrandes. Le Championnat nord-am é ricain ne constitue pas son meilleur atout, il le sait, mais il lui permet de continuer de s’il- lustrer dans ce qu’il a toujours privil é gi é Cen’estpasunestrat é gienou- velle. Messi est rarement sorti du bois, encore moins pour faire des d é clarations tapageuses – pas le genre de la maison –, pour faire campagne avant ou pendant les p é riodes de scrutin. Il a toujours compt é avant toutsursesperfor- mances ainsi que sur son aura dans l’univers du football, davan- tage que sur de quelconques op é rationsdecom. Un domaine où il est d’ailleurs beaucoupmoins « efficace » ,cha- cunenestconscientdanssonen- tourage. Lui pr é fère rester à la marge, gardant une parole rare, comme si l’octuple laur é at é tait au-dessus de la m ê l é e et n’avait pas besoin d’aller se vendre pour ê trereconnu. St é phane Mantey/ L’ É quipe LA COUPE DU MONDE COMME ULTIME MOYEN DE SE D É MARQUER La p é riode prise en compte pour le vote intègre la totalit é de la saison dernière, du 3 ao û t 2025 au 19 juillet 2026, comp é titions internationales incluses. La CAN f é minine, termin é e le 16 ao û t, comptera pour la saison en cours. Le Ballon d’Or est attribu é par un jury international de journalistes sp é cialis é s, à raison d’un repr é sentant par pays, les 100 premiers au classement FIFA pour les hommes et les 50 premiers pour les femmes. Le classement FIFA pris en compte est celui à date lors de la parution des listes, le 8 septembre 2026, date à partir de laquelle chaque jur é d é signe dix joueurs ou joueuses par ordre d é croissant de m é rite à partir de ces listes de 30. Mais avec une volont é é vidente d’insistersursadiscr é tion. Zidane va devoir g é rer leurs retrouvailles chez les Bleus Par contraste avec Mbapp é ? Pas impossible. C’est la deuxième partie de la phrase qui est encore plus int é ressante. La cible est claire: « Comme je l’ai dit, je n’ai ja- mais é t é l’ é lu. Mais j’ai boss é é nor- m é ment. L’ann é e dernière, j’ai é t é r é compens é dans une ann é e fan- tastique avec le PSG. Et puis cette ann é e,on verra.On verrabien sans pression. » Lamentionsur « l’ é lu » est habile. Celle autour d’une an- n é e fantastique avec Paris, qui contraste avec celle blanche en troph é esduRealMadrid,aussi. Arriv é très d é tendu, aux c ô t é s de Guillaume Hoarau, Demb é l é est reparti dans un é tat d’esprit similaire après son intervention. Sans arme ni haine ni violence, mais avec un message claire- ment pass é . Ces dernières an- n é es,lenum é ro10avaitd é j à par- fois tiqu é devant certaines interventions m é diatiques de son ami Mbapp é . Mais connaissant le personnage mieux que quicon- que, le natif de Vernon, loin d’ ê tre na ï f, avait choisi publiquement de setaire.Cettefois,ilestdoncsorti desonhabitueller é serve. Les deux hommes ne se sont pas encore parl é . Et Mbapp é , qui a é t é surpris par l’intervention de son ami et co é quipier en bleu di- manche, n’est pas d é cid é à r é pli- quer publiquement. Mais cet é pi- sode, qu’il convient en l’ é tat de ne pas surinterpr é ter, sera très int é - ressant à analyser dans dix jours lors du rassemblement des Bleus à Clairefontaine.Iln’estpas interdit de penser qu’un é change entre les deux hommes sera n é - cessaire. Ces deux-l à , qui ont pass é leurs « vies » ensemble à Boston pendant six semaines lors de la Coupe du monde am é - ricaine, se connaissent trop pour polluer leur relation sur fond de rivalit é .Maisundialogueseran é - cessaire.Zin é dineZidanenepen- sait sans doute pas devoir g é rer aussicechantier-l à ... É lue.Etsouventpeugo û t é e.Lasor- tie de Demb é l é , chez nos confrè- res de Ligue 1+, dimanche à Brest (1-0),doitselirecommelar é ponse d’un homme, pas d é cid é , malgr é les liens amicaux qui l’unissent à Mbapp é ,qu’ilconna î tdepuisqu’ila 15 ou 16 ans, à se laisser marcher sur les crampons. Parmi les pro- ches du Ballon d’Or, dans le ves- tiaire ou ailleurs, certains ont m ê me eu des mots autrement plusdurs à l’ é garddelasortiem é - diatiquedelastarmadrilène. Dans un registre d’homme apais é , le Parisien, qui aurait pu repousser l’invitation de Li- gue 1+, avait, lui, dimanche, un message à faire passer à son co- é quipier en bleu. Dix secondes: simple sur la forme mais très ef- ficacesurlefond. « Voussavez,j’ai toujours é t é au fond de la classe, en train de travailler, dur. Dans toute ma carrière, je n’ai pas dit un mot, j’ai travaill é é norm é ment » , a-t-il lâch é d’un trait, en oubliant sans doute au passage à quel point, dès son plus jeune âge, il avait é t é per ç u comme un crack. La joie d’Ousmane Demb é l é après avoir marqu é le but de 3-2 face au Bayern Munich, en demi-finales aller de la Ligue des champions (5-4 ; 1-1 au retour), le 28 avril. uu Mardi 15 septembre 2026 | L’ É QUIPE 3 e Football Ballon d’Or Mbapp é y croit commejamais L’attaquant du Real Madrid et capitaine de l’ é quipe de France sait que, dans la course au Ballon d’Or, tout compte d é sormais. Les buts et les mots. DAMIEN DEGORRE Les dernières semaines seront peut- ê tre d é cisives, ce qui n’a é chapp é à aucun des candidats au Ballon d’Or France Football et encore moins à Kylian Mbapp é , qui entend imprimerlar é tineetlesm é moires.M ê me si les jur é s sont cens é s juger la p é riode du 3 ao û t 2025 au 19 juillet 2026, chaque nou- veaubutpourraitcompter–ilenest à 7de- puis le d é but de saison, toutes comp é ti- tions confondues –, chaque intervention m é diatique é galement. Decepointdevue,lenum é ro10duReal Madrid sait aussi se distinguer. Entre sa conf é rence de presse d’avant-match de Ligue des champions contre l’Inter Milan (2-1, le 8 septembre) et le long entretien accord é à France Football , diffus é depuis vendredi, il a pos é son ambition. À ses yeux,cetteann é e,laplusbelledesr é com- penses individuelles pour un footballeur ne peut lui é chapper. Et il n’est pas exclu qu’il continue de r é p é ter son message dansd’autresm é diasdanslesjoursetles semaines à venir, tout en associant à ses mots des performances de haut niveau surleterrain. À bient ô t 28 ans (le 20 d é cembre), Mbapp é a pris conscience que pr é senter un beau bilan bien propre é tait une bonne chose,maissavoirled é fendreardemment pouvaitaussi ê treprofitable.Iln’apasrem- port é detitrelorsdelasaison2025-2026?Il l’a achev é e comme meilleur buteur de chacune des comp é titions majeures aux- quellesilaparticip é ,quelquesoitlemaillot qu’il portait, Liga, Ligue des champions et Coupedumonde. En 2018, il avait eu les titres mais pas le troph é e Dans son argumentaire, le capitaine de l’ é quipedeFrance,championdumondeen 2018aveclesBleus,auteurd’untripl é avec leParis-SGcettesaison-l à ,rappelleraainsi que « les performances individuelles, le ca- ractère d é cisif et impressionnant du joueur surl’ensembledelasaison » sontdevenusle premiercritèredansl’attributionduBallon d’Or,devantle palmarès collectif. Ce qu’il a r é sum é ,jusqu’ à pr é sent,dansl’entretien à FF par: « Je vote pour moi. [...] Il n’y a pas eu dejoueurmeilleurquemoi. » Cette sentence trouve un é cho chez son nouvel entra î neur au Real Madrid. D’ailleurs, depuis plusieurs jours, Jos é Mourinhoparticipe, à safa ç on, à lacampa- gne en faveur de Mbapp é , refusant de r é - sumersonattaquant à unsimplebuteur,le d é crivantaussicommeunjoueurquiinflue sur la performance de ses co é quipiers. « Biens û r,moi,jevoteMbapp é , a-t-ild é clar é mercredi, au lendemain de la victoire sur l’Inter Milan (2-1). Le meilleur joueur du mondepeutavoirunesaisonsanstitre. À l’in- verse, tu peux tout gagner et ne pas ê tre le meilleurjoueurdumonde. » M ê meLamineYamalferaitpresqueune passe d é cisive à son concurrent lorsqu’il avoue, au micro de Movistar Plus Deportes: « Mbapp é et moi sommes les Manu Fernandez/AP Photo En cette fin d’ é t é , le Real Madrid s’est mis en ordre de marche pour soutenir Kylian Mbapp é (ci- dessous) dans sa qu ê te du Ballon d’Or, comme il l’avait fait en 2022 quand Zin é dine Zidane et Florentino P é rez avaient accompagn é Karim Benzema dans son sacre ( à droite). uu 4 Mardi 15 septembre 2026 | L’ É QUIPE Lamine Yamal a remport é la Coupe du monde avec l’Espagne et la Liga avec le FC Barcelone. football Ballon d’Or gne » – ,lad é cisionatoutm ê me é t é prise d’effectuer un entretien avec Jorge Val- dano, l’anicen attaquant et directeur sportif du Real Madrid, dans « Universo Valdano » , Une é mission enregistr é e vendredi dernier et qui sera diffus é e danstroisjours.EtsiLamineYamalavait fait le choix d’une posture en retrait lors de sa dernière apparition, il est apparu davantage s û r de lui dans les extraits propos é sparMovistar. Sans que l’on ne connaisse la ques- tion de Valdano, l’international espagnol (33s é lections,7buts)explique: « Jecrois sincèrement que nous sommes les deux meilleurs joueurs du monde et que, cette ann é e, je le m é riterais pour tout ce que j’ai gagn é . Kylian Mbapp é et moi sommes les deux meilleurs du monde. Ceux qui ont vu lesmatcheslesavent. » Comme à son habitude, Rodri, lui, ne fait pas campagne À tout juste 19 ans, le meilleur joueur de Liga 2025-2026 est sans doute celui qui aura le plus l’opportunit é dans l’avenir d’inscrire son nom au palmarès. La si- tuation n’a pas vraiment é volu é depuis la saison dernière, où il faisait partie des favoris (finalement deuxième derrière Demb é l é ): le Bar ç a considère que ses performances, son aura et les nom- breuses d é clarations de joueurs adver- ses sur son niveau sont aussi des argu- mentsdecampagne. UnautrejoueurduBar ç asemblebien loin de cette pr é occupation, et pour cause, il a d é j à remport é le Ballon d ' Or il y a deux ans, à l’ é poque où il é voluait à Manchester City. Comme à son habi- tude, loin des r é seaux, loin des m é dias, Rodri ne fait pas du tout campagne. Après tout, cela lui avait bien port é bon- heur l’ann é e de son couronnement. Et une « surprise » est si vite arriv é e qu’ à Barcelone, personne n’ é carte v é ritable- ment le meilleur joueur de la Coupe du monde2026del’ é quation. LamineYamal entredansladanse Discrets jusque-l à , le Bar ç a et son jeune attaquant, sacr é champion du monde avec la Roja après avoir conserv é son titre de champion d’Espagne, ont d é cid é d’animer un peu plus les semaines qui pr é cèdent la remise du prochain Ballon d’Or. DENOTRECORRESPONDANTE TRACY RODRIGO BARCELONE (ESP) – À quelques semaines de la c é r é monie du Ballon d’Or France Football , qui sera d é cern é à Londres le lundi 26 octobre, Lamine Yamal n’avait pas encore envahi les m é dias catalans et espagnols. Hormis un passage en conf é rence de presse la veille de la rencontre contre Feyenoord en Li- gue des champions (5-1, mer- credidernier),lejoueurcatalanse faisait plut ô t discret. Et m ê me l à , il s’ é tait montr é distant face à cette distinction: « Je ne vais pas supplier pour leBallond’Or. » Un passage devant les jour- nalistes as- sez inhabi- tuelpourun match de phasedeli- g u e q u i , d’après nos i n f o r m a - t i o n s , n e s’est pas d é roul é à l’initiative du joueur mais bien dans un consensus avecsonclub.Pendant ce temps-l à , Kylian Mbapp é , Ousmane Dem- b é l é , Fabian Ruiz et Khvit- cha Kvaratskhelia ont tous donn é un ou plusieurs entre- tiensindividuels. Si, dans l’entourage du cham- pion d’Europe et du monde avec la Roja, on exprimait un certain calme et un recul sur- prenant – « lui ne demande pas vraiment à faire campa- deux meilleurs du monde. Ceux qui ont vu lesmatcheslesavent. » Quepourraitajouter le Fran ç ais? Que, comme Lamine Yamal, ilaremport é uneCoupedumondeavecsa s é lection et un titre de champion avec son club,en2018,maisqu’iln’apas é t é r é com- pens é pour autant cette ann é e-l à , alors m ê me qu ' il avait marqu é en finale de la Coupedumonde. Voil à l’un des arguments de nature à le faire passer devant le jeune Catalan dans lesclassements.Unautre,danslas é man- tique du Madrilène, consistera aussi sans doute à rappeler qu’il a achev é le dernier Mondial à la deuxième place du classe- mentdespasseurs.Mbapp é saitaussiqu’il doitparlerauplusgrandnombre,quelavi- sion du foot varie d’un continent à l’autre, que le classement final est une moyenne des notes attribu é es par des journalistes detoutelaplanète. S’il est derrière Lionel Messi en Am é ri- que du Sud, il devra ê tre devant tous les au- tresl à -bas.Illeditdans FranceFootball : « Je n’aijamaisvuunBallond’Or é lu à l’unanimit é Ê tre meilleur buteur de l’histoire de la Coupe dumonde,passerdevanttouteslesplusgran- des l é gendes de l’histoire, dans le tournoi le plus important que le sport a cr éé , ç a br û le la r é tine. [...] Finir meilleur buteur de toutes les comp é titionslesplusimportantes,oùtousles meilleurs joueurs du monde jouent, c’est im- portant. Je pars du principe que l’histoire doit toujours ê trer é compens é e. » Sonbut,d é sor- mais, est d’en convaincre les jur é s. Tout en continuant à marquer. É Le Bayern a choisi Kane Comme en 2013 lorsqu’il avait apport é son soutien à Franck Rib é ry et alors que Arjen Robben aurait tout autant pu pr é tendre au Ballon d’Or France Football après le tripl é Coupe-Championnat- Ligue des champions remport é sous les ordres de Jupp Heynckes, les responsables du Bayern Munich ont cette fois-ci d é cid é de faire bloc derrière Harry Kane (33 ans). Malgr é la pr é sence aussi dans la liste des trente candidats de Michael Olise, Luis Diaz et Dayot Upamecano du c ô t é munichois, c’est le capitaine de l’Angleterre qui a pu appr é cier, ces derniers jours, une campagne offensive de son club. Plusieurs de ses co é quipiers ont pris la parole dans une vid é o produite par la cha î ne officielle du Bayern Munich pour prendre fait et cause pour l’attaquant qui a marqu é 61 buts toutes comp é titions confondues en 2025-2026, sous la tunique rouge et blanche. « Pourquoi Harry m é riterait le Ballon d’Or? Parce qu’il est tout simplement le meilleur. » Ces mots sont venus d’Olise lui- m ê me. Au terme d’une saison pass é e remarquable (25 r é alisations, 28 passes d é cisives toutes comp é titions confondues), l’international fran ç ais pourrait pourtant aussi l é gitimement pr é tendre au Ballon d’Or malgr é une fin de Coupe du monde plus compliqu é e. Au contraire du Paris-SG qui a d é cid é de ne pas se prononcer pour l’un de ses joueurs, le plus titr é des clubs de Bundesliga espère qu’en prenant fait et cause en faveur de Kane, le successeur d’Ousmane Demb é l é sera bavarois, le premier depuis quarante-cinq ans (Karl-Heinz Rummenigge en 1981). A.Me., à Munich St é phane Mantey/ L’ É quipe Souvent, quandRealveut... La Maison blanche ma î trise l’art du lobby pour pousser l’un de ses joueurs dans le sprint final au Ballon d’Or. DAMIEN DEGORRE Il existe un contentieux entre le Real Ma- dridetleBallond’Or FranceFootball .Jus- qu’au bout, l’autoproclam é « plus grand club du monde » a cru que Vinicius Jr se- rait r é compens é , à l’automne 2024, et deviendrait le neuvième joueur de son histoire sacr é après Alfredo Di Stefano, qui en a re ç u deux (1957, 1959), Ray- mond Kopa (1958), Luis Figo (2000), Ronaldo (2002), Fabio Cannavaro (2006), Cris- tiano Ronaldo, quatre troph é es indivi- duelsavecleReal (2013, 2014, 2016, 2017), Luka Modric (2018) et Karim Benzema (2022). Maisnon.CefutRo- dri (Manchester City), en d é pit d’un travail de lobby parfaitement rod é . Et le Reals’estfâch é ,refusantdepartici- per à lac é r é monie à Paris. 2013, le parfait exemple du matraquage efficace Jusqu’alors, pourtant, les dirigeants ma- drilènes avaient su infuser l’id é e que leur candidat, quand ils en avaient un, é tait le meilleur, m ê me lorsqu’il ne l’ é tait pas for- c é ment. La m é thode é tait assez simple: toutunclubsemettaitenordredemarche pour dire et r é p é ter que son joueur m é ri- taitletroph é e,del’entra î neur à ladirection en passant par les joueurs et les ancien- nes gloires du Real. Un v é ritable battage m é diatique s’instaurait au cours du mois pr é c é dant le vote avec l’id é e de faire pas- ser leur choix pour une é vidence partout enEuropeetdanslemonde. En2013parexemple,alorsquelesnou- veaux critères de d é cision n’avaient pas encore é t é mis en place – ils le seront en 2022 – et que le palmarès collectif é tait souvent celui qui é tait retenu, Franck Ri- b é ry, vainqueur de la Ligue des cham- pions et de la Bundesliga, avait toutes les raisons d’y croire. En concurrence avec son co é quipier au Bayern Arjen Robben, l’international fran ç ais n’avait pas b é n é fi- ci é du m ê me matraquage que celui du Real en faveur de Cristiano Ronaldo. À cette é poque, le Portugais n’avait pas encore é t é r é compens é depuis son arri- v é e au club, à l’ é t é 2009. Deux à trois mois avant la cl ô ture des votes, ils s’y sont tous mis: Di Stefano (pr é sident d’honneur), Florentino P é rez (pr é sident), Emilio Bu- tragueno (vice-pr é sident), Carlo Ancelotti (entra î neur), Iker Casillas (capitaine) et Sergio Ramos (champion du monde et d’Europe)avaientd é clar é quelePortugais devaitgagner. Cette ann é e, un processus comparable s’est enclench é . Avant m ê me que Kylian Mbapp é n’affichesonambition,Jos é Mou- rinho avait annonc é la couleur, assurant que lui voterait pour le Fran ç ais. Après la victoire sur l’Inter Milan en Ligue des champions (2-1, mardi 8), le n é o-Madri- lène Ibrahima Konat é a d é clar é la m ê me chose. Il reste encore quelques jours pour que d’autres t ê tes d’affiche du club pren- nent la parole. Et comme les relations en- treleRealet FranceFootball sesontd é ten- dues,siMbapp é restaitbienplac é dansles pronostics, a priori, le club assisterait à la c é r é monie à Londres,le26octobre. Pierre Lahalle/ L’ É quipe JoergHalisch/Witters/Pressesports uu Mardi 15 septembre 2026 | L’ É QUIPE 5 Brunner n’ycoupepas Pour sa c é l é bration pol é mique où il a mim é un é gorgement, l’attaquant de l’ASMonaco est convoqu é devant l’organe disciplinaire de la Ligue. Il risque une suspension. É TIENNE MOATTI (avec F.T.) Hier, le Conseil national de l’ é thi- que (CNE) a d é cid é de saisir la commission de discipline de la LFP après la c é l é bration assez d é rangeante de Paris Brunner. Samedi, après son but magnifi- que à laMeinauface à Strasbourg (1-1), l ' attaquant de Monaco a mim é un couteau coupant une gorge.Cegesteluivautd’ ê tretra- duit devant l’instance disciplinaire lemercredi23septembre. « La force du CNE c’est qu’il peut s’autosaisir d’une affaire, rappelle Fr é d é ric Thiriez, son pr é sident. Il noussembleaprioriquelegestedu joueur pourrait constituer un man- quement au principe d’exemplarit é figurant dans la charte de l’ é thique. Maisjetiens à pr é ciserquenousne jugeons pas l’affaire et que c’est la commission de discipline qui ap- pr é cieralesfaitsets’ilyalieuoupas à sanction. » L’article 4du règlement disci- plinaire é voquepourun « compor- tement excessif/d é plac é » un match de suspension. Si la com- missiondedisciplinedelaLFPre- tient plut ô t l’article8 ( « comporte- ment intimidant / mena ç ant » ), la sanction est de l’ordre de quatre matches de suspension. Pour se d é fendre, à l’issuedelarencontre, Brunner a expliqu é : « Ils ont parl é demafamille,demamère,demon père. Je pouvais les voir (ceux qui insultaient). Après le but, il y a eu beaucoup d’ é motions, surtout aprèsunbutcommecelui-l à .Jen’ai pasvoulu ê treirrespectueux.C’ é tait dansl’ é motion.Jenediraispasque jeregrettemaiscen’estpaslemes- sage que j’ai voulu envoyer. Il a é t é mal compris. Ce que j’ai voulu dire, c’est : “quel but, c’est fini ” » Les di- rigeants mon é gasques se sont entretenusaveclejoueur à lasor- tiedel ' entra î nement,hier,pourlui faire passer le message que son geste à la Meinau é tait inappro- pri é .Ce que le joueur aurait com- pris,selondessourceslocales. En 2014, l’attaquant du PSG Edinson Cavani avait é t é sus- pendu un match après avoir mim é untirdesniperendirection des supporters lensois puis é t é expuls é pour avoir l é gèrement touch é l’arbitre qui venait de l’avertir. Pour un doigt d’honneur adress é aux supporters de Cler- mont en 2022, Jean-Marc Furlan, alors entra î neur de d’Auxerre a é t é suspendutroismatchesparla LFP. Puis licenci é par l’AJA pour fautegrave. Le geste de Paris Brunner après avoir é galis é pour Monaco à Strasbourg (1-1), dimanche. Antonin Utz/ L’ É quipe quelesstatutsdetitulaireourem- pla ç antn’existentpas,selonlui.Et l’international fran ç ais en a é t é cette fois la victime, dans le pro- longement d’une semaine qui avait commenc é avec son ab- sence de la liste des 30finalistes pour le prochain Ballon d’Or France Football . Alors que neuf Parisiens (dix avec Ferran Torres) yfigurent. SaCoupedumonden’apas é t é aussi aboutie qu’il l’esp é rait. Aux É tats-Unis, il a subi la concur- rence de Barcola en bleu, qu’il avaitcontenueenclub.Maisavant cela, l’ancien Rennais avait é t é le seul attaquant du PSG à jouer les 120minutes de la finale de Ligue des champions 2026, l’achevant par un tir au but r é ussi contre Ar- senal (1-1, 4-3aux t.a.b.). Il avait é galement é t é titulaire lors des deux demi-finales et quarts de fi- nale.Alors,autourdelui,letemps del’inqui é tuden’estpasarriv é ,au contraire. D é sir é Dou é ne serait pasendifficult é physiquementou techniquement. Le bilan n’est pas alarmant pourunjoueurdetoutjuste21ans ayant d é j à deux C1 au compteur. Alors qu’un autre enjeu va bient ô t sedessiner,encoulisses,au-del à des é changes informels ayant d é j à eu lieu: la prolongation d’un é l é ment majeur, dont le contrat s’achève pour l’heure en juin2029. É Dou é , unerentr é econtrari é e Rempla ç ant deux fois d’affil é e et auteur d’une entr é e sans relief à Brest, dimanche, l’ailier international traverse une p é riode moins faste avec le PSG. Les d é buts r é ussis de Ferran Torres peuvent-ils durablement remettre en cause son temps de jeu? R É GIS DUPONT Si le message de Luis Enrique se traduit essentiellement dans ses compositions d’ é quipe, celui adress é à D é sir é Dou é est assez lisible. Comme Marquinhos, Warren Za ï re-Emery, Joao Neves et Khvitcha Kvaratskhelia, l’inter- national fran ç ais (15s é lections, 3 buts) é tait rempla ç ant, mer- credi,pourl’entr é eenliceduPSG en Ligue des champions face au Slovan Bratislava (6-1). Comme eux, il n’ é tait pas entr é en jeu au Parc des Princes. Mais, contrai- rement à eux, il n’ é tait pas titu- laire ce dimanche à Brest (1-0). Un seul cadre suppos é de l’effec- tif a donc encha î n é deux matches surlebanc.C’estlui. Etsonentr é e à laplacedeKva- ratskhelia(66 e )n’apasm é tamor- phos é lapartie.Vingt-cinqballons touch é s,unefrappeenroul é e loin du cadre, un dynamisme sans percussion marquante: le joueur de 21ans a é t é dans le ton de l’at- taque parisienne. Ni catastrophi- que ni emballant. Au stade Fran- cis-LeBl é ,iladoncoffici é d’abord à gauche, d’où il a plac é deux fois FerranTorresenpositiondefrap- per. Avant de basculer avec l’arri- v é edeMikaGodts(77 e ). Il est bien trop t ô t pour s’in- qui é ter. Mais après son excel- lenteprestationcontreAstonVilla (2-1, le 12ao û t) en Supercoupe d’Europe (1but, 1passe d é cisive), Dou é n’a pas nourri ses statisti- ques. Et il ne s’est plus d é marqu é de ses partenaires offensifs de- puis sa bonne prestation lors du d é placement à Rennes (2-2, le 23ao û t).Aupointdedevenir,cette semaine, le quatrième homme de l’attaque. Comme la saison pass é e, la concurrence pour les trois postes de devant se dispute entre quatre individualit é s, Fer- ran Torres ayant remplac é Bra- dleyBarcoladansletourniquet. Mais, en attendant que Magh- nes Akliouche voire Mika Godts s’affirment,Dou é arecul é –provi- soirementaumoins–danslahi é - rarchie. Bouscul é par un cham- pion du monde. Align é à droite dans le Finistère mais r é gulière- ment crois é dans l’axe au gr é de ses permutations avec Ousmane Demb é l é , Torres y a soign é ses donn é es comptables. L’ancien Barcelonais (26 ans) a inscrit six buts sur ses cinq premiers mat- chesaveclePSG,toutescomp é ti- tions confondues, é galant le re- cord de Zlatan Ibrahimovic é tabli en 2012. Il a marqu é sur sa pre- mière frappe dimanche, et il est malais é de nier son apport. Son profilparticulieraussi. Son entourage n’est pas inquiet PourDou é ,c’estleconstatdumo- ment, pas un d é classement. Juste la transposition, sur le ter- rain, de la doctrine Luis Enrique. L’entra î neur parisien a martel é à ses troupes en d é but de saison D é sir é Dou é dimanche, à Brest, lors du court succès du PSG (1-0). Franck Faugère/ L’ É quipe CLASSEMENT ET PROGRAMME LIGUE 1 5 e journ é e pts diff. 1 Lille 10 +5 2 Monaco 10 +4 3 Rennes 10 +3 4 Lyon 8 +4 Paris FC 8 +4 6 Strasbourg 7 +1 7 Brest 5 0 Paris-SG 5 0 9 Lorient 5 0 10 Lens 4 +1 11 Angers 4 -1 12 Troyes 4 -5 13 Marseille 3 0 14 Le Mans 3 -1 15 Auxerre 3 -6 16 Le Havre 2 -2 17 Toulouse 2 -3 18 Nice 2 -4 VENDREDI Monaco - Lens ................ 20h45 SAMEDI Paris FC - Strasbourg .... 17h15 Angers - Troyes .............. 20h45 Le Mans - Lorient ........... 20h45 Lyon - Rennes ................ 20h45 Toulouse - Le Havre ....... 20h45 DIMANCHE Auxerre - Brest ................... 15h Nice - Lille ...................... 17h15 Marseille - Paris-SG ...... 20h45 Discipline Paris-SG e football Ligue 1 DISCIPLINE L É TANG CONVOQU É DEMAIN La commission de discipline de la LFP é tudiera demain le nouveau diff é rend entre le pr é sident lillois Olivier L é tang et l’arbitrage, survenu après le match nul entre le LOSC et le PSG (2-2), le 28ao û t. Lors de cette rencontre, les Parisiens avaient é galis é au-del à du temps additionnel, ce qui avait provoqu é l’agacement du dirigeant nordiste. Le Conseil national de l’ é thique avait saisi l’organe disciplinaire de la Lique en expliquant que « M. L é tang, qui a d é j à é t é sanctionn é pour des faits du m ê me ordre, a manqu é aux obligations d’exemplarit é et de respect impos é es par la charte d’ é thique du football » E.M. 6 Mardi 15 septembre 2026 | L’ É QUIPE programme Ligue europa phase de ligue / 1 re journ é e demain Ararat Armenia (ARM) - Sparta Prague (RTC) ...... 18h45 Omonia Nicosie (CHY) - Celta Vigo (ESP) ............. 18h45 AC Milan (ITA) - Benfica (POR) ..................... 21h Anderlecht (BEL) - Lyon ..... 21h Leverkusen (ALL) - NK Celje (SLN) .................... 21h Hapo ë l Beer Sheva (ISR) - Dinamo Zagreb (CRO) ......... 21h Olympiakos (GRE) - Jagiellonia B. (POL) ............ 21h Sturm Graz (AUT) - rennes ................................ 21h Sunderland (ANG) - AZ Alkmaar (HOL) ............... 21h jeudi Levski Sofia (BUL) - Salzbourg (AUT) ............. 18h45 OFI Crète (GRE) - Hoffenheim (ALL) ........... 18h45 Besiktas (TUR) - Marseille ............................ 21h Celtic Glasgow (ECO) - Ferencvaros (HON) ............. 21h Crystal Palace (ANG) - Lech Poznan (POL) .............. 21h Juventus Turin (ITA) - NEC Nimègue (HOL) ............ 21h Lillestr ö m (NOR) - Torreense (POR) .................. 21h Real Sociedad (ESP) - Bournemouth (ANG) ........... 21h Viktoria Plzen (RTC) - Union Saint-Gilloise (BEL) .. 21h Rennes,l’espoir de se d é passer Co-leader de Ligue 1 après quatre journ é es, l’ é quipe de Franck Haise entame mercredi, sur le terrain de Sturm graz, sa campagne de Ligue europa avec l’ambition de passer l’hiver. Johan rigaud (avec F. l. d. et a. M. l.) Neuf cent trente-sept jours après sondernierfrissoncontrel’ACMi- lan (3-2 ; 0-3 à l’aller en play-offs de Ligue Europa), Rennes va re- trouverdemainsoirleparfumdes luttes continentales, sur la pe- louse de Sturm Graz, dans cette C3 qu’il doit au succès de Lens en Coupe de France en ayant ter- min é sixièmedeL1auprintemps. Le club breton attaque sa sep- tièmecampagnesurlesneufder- nières saisons, soit une de plus quedanstoutesonhistoirepr é c é - dente(horsIntertoto),signed’une croissancecertaine. Son programme europ é en (*) peutaussiinviter à seprojeterau- del à de la phase de ligue. C’ é tait l’objectif affich é par le directeur sportif, Lo ï c D é sir é , au moment du tirage : « On s’aper ç oit qu’il y a de nombreuses é quipes qui ont l’habitude de la Coupe d’Europe. L’exp é rience dans ces comp é ti- tions, c’est important. On veut ga- gnerunmaximumdematches.Ce sera à nousd’ ê tretrèss é rieuxetde montrer une belle image du Stade Rennais. Le premier objectif est de sequalifieretdefairevibrerleRoa- zhon Park, les supporters et les partenaires. » Ils’agitdoncderejoindreles8 es de finale, directement (8 premiè- res places) ou via les play-offs (de 9 à 24).Etvoirplusloinseraitsans pr é c é dent, puisque le club breton n’a jamais vu le printemps et un quartdefinaleeurop é en.C’estau moins ce qui lui manque pour marquerunpeupluslesespritset l’histoire du foot fran ç ais au-del à delasienne. de l’exp é rience europ é enne au sein de l’effectif Rennespourracomptersurtreize joueurs qui ont d é j à go û t é à l’Eu- rope, le milieu offensif polonais Sebastian Szymanski en t ê te (60 matches). Ils sont tous venus pour ç a, de Mahdi Camara, qui a jou é la C1 avec Brest, à Anthony Rouault, qui l’a disput é e avec Stuttgart, en passant par Valentin Rongier (OM) ou encore Adrien Thomasson. « J’ai toujours r ê v é de jouer ces comp é titions encore plus relev é es que le Championnat » , nous disait l’ex-milieu de Stras- bourg et de Lens la semaine pas- s é e. Pour les autres, notamment pour Est é ban Lepaul (hors Youth League) ou encore Charlie Cres- swell,ceseralad é couverte. Franck Haise, lui, va retrouver unecomp é titionquineluiapasdu tout r é ussi à Nice, avec 14 mat- ches sans succès ces deux der- nières saisons, 16 si l’on ajoute le play-offdef é vrier2024contreFri- bourg,avecLens(0-0,2-3).Maisil est dans un contexte rennais de renouveau, auquel il contribue, dansunclubencoremieuxstruc- tur é (centre d’entra î nement), qui s’est é toff é politiquement(Nicolas de Tavernost) et qui est parti du bonpiedenChampionnat. (*) É galementOFICrète(GRE), Juventus(ITA),Olympiakos(GRE), NECNimègue(HOL),Dinamo Zagreb(CRO),OmoniaNicosie(CHY) etSpartaPrague(RTC). Valentin Rongier, ici face à Angel Gomes et l ' OM, fait partie des Rennais qui ont d é j à connu l ' Europe. Franck Faugère/ L’ É quipe e football e Ligue Europa phase de ligue (1 re journ é e) Sturm Graz demain Rennes Paris-SG e Ligue 1 unemaigreconsolation La cour d’appel de paris vient de condamner Kylian mbapp é à verser 60000 euros au pSg pour les saisies conservatoires qu’il avait fait op é rer sur les comptes en banque du club, au printemps 2025. Marc leplongeon C’est un é nième rebondisse- ment dans un litige que l’on croyait termin é . En ao û t 2024, alors qu’il vient de rejoindre le Real Madrid après un intermina- ble feuilleton, Kylian Mbapp é r é - clame 60 millions d’euros au PSG, correspondant à des bonus et primes que le club refuse, se- lon lui, de lui verser. Malgr é le soutien de la commission juridi- quedelaLFP,lasituations’enlise e t l’ a t t a q u a n t s a i s i t l e s prud’hommes au printemps 2025. Parallèlement, ses avocats font pratiquer plusieurs saisies conservatoires sur les comptes du club. Cette proc é dure non contradictoire – le club n’ é tait pas au courant au moment où elle a é t é ordonn é e – permet de geler des fonds en attendant que la situation soit jug é e. C’est une mesure utile pour s’assurer qu’uncr é ancierauralesmoyens, à l’avenir, de r é gler sa dette. Mais encore doit-elle ê tre justifi é e par la situation é conomique de l’en- treprise. Le club, lui, est ulc é r é , estimant avoir largement les ca- pacit é s financières pour faire face au cas où il serait con- damn é . Il estime que le clan Mbapp é n’a demand é ces saisies qu’ à « des fins m é diatiques » . Le PSG obtient leur annulation dès le mois de mai. Six mois plus tard, en d é cembre2025, le club est en revanche condamn é par les prud’hommes à verser 61 millions d’euros à Mbapp é Une d é cision qu’il ex é cutera avec peud’entrain. la demande de pr é judice moral rejet é e Presque un an plus tard, c’est au tour de Mbapp é de d é dommager le PSG, dans des proportions bien moindres. Le 3 septembre 2026, la cour d’appel de Paris a condamn é le joueur à payer 60000 euros d’indemnit é s à son ancien club pour compenser « l’indisponibilit é de sa tr é sorerie » , pendant les quarante-cinq jours qu’ont dur é les saisies, entre le 10 avril et le 25 mai 2025. Le PSG avait d û trouver en catastrophe une ligne de cr é dit afin de faire « face aux besoins de financement courant » , ce qui lui a co û t é de l’argent. Les juges ont en revanche d é - bo