Bearne/XPB Images Imago/Presse Sports Alexis R é au, Pierre Lahalle, St é phane Mantey/ L’ É quipe 2,60 € vendredi 2 octobre 2026 Les enfants de Pogacar Pages 16 et 17 OCON « CEN’EST JAMAISFINI » Page22 Formule 1 Grand Prix de Bahre ï n football Ligue des nations Danemark 2-4 Portugal Cyclisme Championnats d’Europe Ousmane Demb é l é , Michael Olise et Zin é dine Zidane. LE(S) REV OIL À ! FOOTBALL Ligue des nations France 20 h 45 Italie D é laiss é depuis mars 2025, D é laiss é depuis mars 2025, le Stade de France affiche complet pour accueillir complet pour accueillir les Bleus en qu ê te les Bleus en qu ê te d’une troisième victoire. Zin é dine Zidane retrouve, Zin é dine Zidane retrouve, lui, l’Italie, vingt ans après lui, l’Italie, vingt ans après la finale du Mondial 2006. Pour un match très attendu. Pages2 à 10 2,60 € vendredi 2 octobre 2026 81 e ann é e N° 26 343 France m é tropolitaine LE(S) REV OIL À ! La belle vie sans Ronaldo Page 11 Joao Cancelo ANT 2,70 € - BEL 2,80 € - LUX 3,00 € - CH 3,90 FS - ESP/CNY 3,50 € - GR 3,20 € - MAR 30 MAD - REU 2,80 € CLASSEMENT ET PROGRAMME LIGUE DES NATIONS - LIGUE A Groupe 1 / 3 e journ é e pts diff. 1 France 6 +2 2 Belgique 3 +1 3 Italie 3 +1 4 Turquie 0 -4 AUJOURD’HUI France - Italie ................ 20h45 ( à Saint-Denis) TF1 Belgique - Turquie ......... 20h45 ( à Liège) la cha î ne L’ É quipe France 20 h 45 Italie - football Ligue des nations phase de groupes (3 e journ é e) VINCENT DULUC Ilestarriv é queleStadedeFrance scande « Zizou, Zizou! » alors qu’il n’ é tait plus l à mais que son ab- sence é tait b é ante. Il est possible qu’il prenne de nouveau ces airs, ce soir, au moment des retrou- vailles de Zin é dine Zidane avec le public fran ç ais, dans le costume sombre dont il ne se s é pare ja- mais, depuis qu’il est entra î neur, et qui est le symbole de sa trans- formation. On ne le verra pas à l’ é chauffe- ment, comme d’habitude, il n’ar- rivera plus jamais en retard pour les hymnes, mais le troisième match de son ère de s é lection- Actuellement, il suffit à Zin é - dine Zidane d’appara î tre pour susciter le sentiment que rien ne ressemble à avant, ce qui se cal- que à lafoissurunetrèsancienne envie d’autre chose et sur la r é a- lit é de certaines d é cisions: avec son 4-3-3 avec une pointe basse au milieu, la nouveaut é aurait eu encore plus d’ é paisseur si Kylian Mbapp é ,appel é à jouersurlec ô t é gauche par Zidane, n’avait pas quitt é lerassemblementaprèssa blessureaugenou. Si ce que le s é lectionneur met en place n’a pas encore d é clen- ch é une sarabande, l’absence deMbapp é emp ê chedemieuxju- ger la part de la continuit é et celle de la transition, alors que l’enjeu sera é lev é pour Ousmane Dem- b é l é , capitaine d’un soir : ê tre l’avant-centre qu’il est au PSG et que Zidane voudrait qu’ilsoitenbleu,estunchallenge consid é rable, en regard de son v é cu international. Hier, au Stade de France, au moment d’expli- quersonr ô le, « libert é » estlemot qu’il a prononc é le plus souvent, juste devant l’expression « aider l’ é quipe » Des France-Italie m é morables au Stade de France Mais la v é rit é provisoire de l’ é quipe de France se situe ailleurs, aussi, par exemple dans lesdeuxclean-sheets,quicorres- pondent au niveau de perfor- mance de Mike Maignan, en cette rentr é e, et restent une manière d’ é valuer le management de Fa- bienBarthezauprèsdelui. Et puis, si les deux premières rencontres de la saison interna- tionale donnent terriblement en- viedevoirceFrance-Italie,cesoir, ce n’est pas seulement parce que les Bleus retrouvent un stade où ils n’ont pas jou é depuis mars 2025, et pas seulement parce qu’avec l’arriv é e de Zidane na î t le sentiment d’ ê tre au d é but de quelque chose. C’est, plus sim- plement, parce que l’ é quipe de Francearamen é duprintempset delaCoupedumondelacertitude d’avoir des joueurs offensifs as- sez formidables ( « une é quipe de fou » ,avoueZidane),quiontseule- ment é teint la lumière le jour où il nefallaitpas,endemi-finalesface à l’Espagne(0-2). On ne se souvient pas d’un France-Italie qui nous ait laiss é indiff é rent au Stade de France, s û rementpaslequartdefinalede laCoupedumonde1998(0-0,4-3 aux t.a.b.), s û rement pas l’impos- sible consolation de septembre 2006 (3-1), avec un doubl é de Sid- ney Govou, deux mois après Ber- lin. Alors que les Italiens, après avoir manqu é trois Coupes du monde de suite, ne se contente- ront pas d’avoir gagn é en Turquie (4-1), lundi pour annoncer qu’ils sont sortis de la nuit, le match de ce soir sera plut ô t une aube, pour Zidane. C’est contre l’Italie qu’il a dit adieu au foot. C’est con- tre l’Italie qu’il revient en France. Il n’a attendu qu’un peu plus de vingtans. É Zin é dine Zidane d é tendu et souriant hier sur la pelouse du Stade de France. Pierre Lahalle/ L’ É quipe UNEHISTOIRE SANSFIN Zin é dine Zidane retrouve l’Italie, vingt ans après la finale de Berlin, et le Stade de France, pour le troisième match de son ère, avec une é quipe plus classique qu’en Belgique. neur aura encore le go û t de la premièrefois,danscestadequil’a couronn é il y a vingt-huit ans, dansuneautrevie,maislam ê me, au fond, parce qu’il continue de semer ces attentes, quel que soit sonr ô le,quelquesoitsonâge. Demb é l é , capitaine d’un soir attendu L’ é quipe de France accompagne la d é couverte de son s é lection- neur, et r é ciproquement, en ces jours de septembre, après que la version alternative, assez é pa- tante en Belgique (1-0), a é t é su- p é rieure à laversionclassiquequi avait gagn é en Turquie (1-0), trois jours plus t ô t. Aucun s é lection- neur de l’histoire des Bleus n’ayantjamaiseuquatrematches pour plonger dans son nouveau m é tier, mesurer les ressources de son é quipe et faire passer ses principessurladur é e,ilaurait é t é ballot de ne pas en faire quelque chose. Cela tombe bien: jusque-l à , la nouvelle ère n’est pas d é cevante. Elle se situe dans une continuit é globale, d’autant que l’encha î ne- ment des deux performances avec des é quipes de d é part aussi dissemblables ne nous ramène pas à une pr é histoire, seulement aurendez-vousdemarsdeDidier DeschampsfaceauBr é sil(2-1)et à la Colombie (3-1). Mais, au long desesquatorzeann é esderègne, il é tait plus difficile à Deschamps d’incarner lui-m ê me le change- mentend é pitd’orientationsdiff é - rentes, de la d é fense à trois, au moment du meilleur de Karim Benzema en 2021, au 4-2-3-1 de ladernièreCoupedumonde. 20h45 TF1 France Italie 2 Vendredi 2 octobre 2026 | L’ É QUIPE FIGC FFF 4-3-3 moyennes du onze : 25 ans, 28 sélections moyennes du onze : 25 ans, 26 sélections c.d.m. c.d.m. G P c.d.m. l.d.n P l.d.n G G l.d.n N q. c.d.m. G am. G am. P l.d.n G Restes (g.) (1), Butez (g.) (23), P. Kalulu (2), M. Lacroix (17), Yoro (15), A. Diouf (13), Camavinga (6), Rabiot (14), Akliouche (18), Barcola (12), Lepaul (19). remplaçants Risser (g.), Konaté, Zaïre-Emery, K. Mbappé (blessés). Upamecano, Ma. Koné, Lepaul. principaux absents suspendus au prochain avertissement Carnesecchi (g.) (12), Vicario (g.) (14), Di Lorenzo (22), Ruggeri (3), Scalvini (19), Barella (18), I. Doumbia (4), Ricci (15), Zoma (17), S. Esposito (13), Maldini (20), Scamacca (11). remplaçants Dimarco, Cristante, Raspadori, Zaniolo (blessés), Ahanor, Cambiaghi, Coppola, Ghilardi, Inacio, Kouadio, Mandragora, Pessina, Romano (choix du sélectionneur). principaux absents Donnarumma (g.), G. Mancini, Maldini. suspendus au prochain avertissement 5 derniers matches (7 buts marqués, 4 encaissés) (8 buts marqués, 8 encaissés) 60 buts 86 buts arbitre Manzano (ESP) 4-3-3 1 2 3 O. Dembélé, 13 buts Olise, 8 Rabiot, 7 meilleurs buteurs 1 2 3 Kean, 13 buts Barella, 10 Frattesi, 9 meilleurs buteurs 9 n. 12 v. 20 v. oppositions 41 en poste depuis juil. 2026 sélectionneur Zidane (54 ans) 2 matches 2 G / 0 N / 0 P classement FIFA : 15 e classement FIFA : 3 e à Saint-Denis, Stade de France 20 H 45 (TF1) en poste depuis juil. 2026 sélectionneur R. Mancini (61 ans) 63 matches 38 G / 15 N / 10 P AS Rome (ITA) 21 sél. 0 but Ma. Koné (25 ans) 8 Côme (ITA) 1 sél. 0 but Da Cunha (25 ans) 21 Paris-SG 69 sél. 13 buts O. Dembélé (29 ans, cap.) 7 Bayern Munich (ALL) 27 sél. 8 buts Olise (24 ans) 11 Paris-SG 17 sél. 3 buts D. Doué (21 ans) 20 4 Bayern Munich (ALL) 47 sél. 2 buts Upamecano (27 ans) FC Barcelone (ESP) 57 sél. 0 but Koundé (27 ans) 5 Manchester City (ANG) 16 sél. 2 buts Cherki (23 ans) 9 Bournemouth (ANG) 2 sél. 0 but Truffert (24 ans) 3 Liverpool (ANG) 1 sél. 0 but Jacquet (21 ans) 22 P. Lahalle /L’Équipe AS Rome 21 sél. 2 buts G. Mancini (30 ans) 23 Manchester City (ANG) 85 sél. 79 buts Donnarumma (27 ans, cap.) 1 encaissés Inter Milan 44 sél. 4 buts Bastoni (27 ans) 21 Arsenal (ANG) 15 sél. 0 but Calafiori (24 ans) 5 Côme 27 sél. 13 buts Kean (26 ans) 9 Tottenham (ANG) 34 sél. 4 buts Tonali (26 ans) 8 Lazio Rome 36 sél. 9 buts Frattesi (27 ans) 16 Fiorentina 8 sél. 0 but Fagioli (25 ans) 6 Naples 0 sél. 0 but Vergara (23 ans) 10 AC Milan (ITA) 50 sél. 42 buts Maignan (31 ans) 16 encaissés 3 Frattesi, Brentford (ANG) 1 sél. 1 but Kayode (22 ans) 2 Inter Milan 11 sél. 6 buts P. Esposito (21 ans) 7 football Ligue des nations phase de groupes (3 e journ é e) / France - Italie (20 h 45) Zizou, comme à la maison En m ê me temps que l’Italie, le s é lectionneur des Bleus retrouve le Stade de France, ce soir, où sont remont é s de doux souvenirs hier, lors de sa conf é rence de presse. DAMIEN DEGORRE Zin é dine Zidane n’a pas tra î n é entre l’audito- riumduStadedeFranceetlapelouse,qu’ilre- d é couvrait un peu plus de vingt ans après son derniermatchcommejoueur. À peinevenait-il de conclure sa conf é rence de presse devant unepetitecentainedejournalistes,qu’ilsehâ- tait de rejoindre son staff comme un enfant press é de retrouver les copains avant que la partie ne commence. Soudain, à hauteur du rondcentral,entour é deDavidBettoni,sonad- joint, et de Gr é gory Dupont, le pr é parateur physique, le s é lectionneur aurait presque eu envie que le temps s’arr ê te. Les vingt-deux Bleus é taientsurlec ô t é ,devantletunneld’ac- cès aux vestiaires, et ils n’attendaient plus qu’un signal pour les rejoindre et pr é parer le France-Italiedulendemain. Dans « France-Italie, au Stade de France » , il y a « Italie » et il y a « Stade de France » Lenomdel’adversaireexhumedessouvenirs que Zidane a assum é s hier, m ê me s’ils ont aussi é veill é une pointe d’agacement. « Les images me le rappellent toujours puisque ç a passe en boucle partout, r é pliqua-t-il à une questionsursoncoupdebouleen2006,d’une voix é raill é e par ses cris devant son banc de touche, pendant les deux premiers matches. Heureusement que je n’ai pas fait que ç a. Il y a d’autres images positives quand m ê me. » Et c’est l à que le nom du stade, celui où il a mar- qu é lepremierbut,lejourdesoninauguration, le 28 janvier 1998, contre l’Espagne (1-0), le m ê meoùilaremport é laCoupedumonde,le 12juilletdelam ê meann é e,revientenforce. “Ce stade est particulier pour nous, on a juste envie de continuer à é crire notre histoire pour l’ é quipe de France '' ZIN É DINE ZIDANE, S É LECTIONNEURS DES BLEUS Yremettre les pieds dans la peau du boss des Bleus ne l’a pas laiss é indiff é rent. « C’est une grosse é motion, confie-t-il. Maiscelaleseraen- core plus avec le public. On est pr ê t pour ce match. On l’a bien pr é par é » C’est pr é f é rable : larencontresejouera à guichetsferm é s,etce n’est pas seulement parce que la victoire en Belgique (1-0), lundi, a fait na î tre des espoirs consid é rables, cela tient aussi à l’identit é du s é lectionneur. À l’ext é rieur du Stade de France, juste avant la conf é rence de presse, certainssupportersdissertaientsurleprixdes placesmaisilsn’ é taientpassurprisqu’ilsoit à 145 euros en cat é gorie 1. « C’est Zidane quand m ê me! » ,lâchaitl’und’entreeux. « Cestadeestparticulierpournous,onajuste envie de continuer à é crire notre histoire pour l’ é quipe de France » , a conclu le Ballon d’Or 1998 avant de s’ é clipser et d’animer sa première s é ance d’entra î nement dans cette enceinte qu’il ch é rit. Entre les exercices, pendant que ses joueurs s’hydrataient, lui re- mettait des mottes de pelouse en place. Pen- dant, il conservait le plus souvent un ballon sous le coude et observait son groupe dont il avait lou é l’ é tat d’esprit un peu plus t ô t : « J’ai é t é bluff é par tout le monde et surtout par leur capacit é de travail et leur é coute, c’est un groupe qui vit bien. Pour un entra î neur, cela n’a pasdeprix. » Ungroupequiaconsciencequ’un France-Italie,auStadedeFrance,pourZidane, celaatoutdem ê meunprix. Le retour des cadres ? Zin é dine Zidane a é t é discret sur ses intentions de jeu hier. Après avoir chang é neuf é l é ments à Bruxelles (1-0) par rapport à l’ é quipe align é e en Turquie (1-0), le patron des Bleus est satisfait de ce qu’il a vu et a r é p é t é cette notion d’un groupe « sans titulaire ni rempla ç ant » Ce soir, le staff pourrait faire entrer des cadres. Notamment offensifs : Demb é l é et Olise. Les principales incertitudes concernent le poste demilieu. Hier, Zidane a brouill é les pistes et Manu Kon é a é t é align é en position de relayeur. « ZZ » pourrait ê tre tent é de revoir, au moins sur une s é quence, Lucas Da Cunha. Derrière, la question est de savoir qui accompagnera Dayot Upamecano. Larotation pourrait aussi concerner les gardiens. Guillaume Restes pourrait donc avoir sa chance. Dèsce soir ? H. De. et D. D. ITALIE DONNARUMMA, LA VALEUR S Û RE Roberto Mancini est rest é flou, hier, sur le onze qui d é butera face aux Bleus, après deux matches de Ligue des nations où, comme Zin é dine Zidane, il a largement rebattu les cartes. Seule certitude : le gardien Gianluigi Donnarumma va encha î ner une troisième titularisation. Sandro Tonali, cadre du milieu de terrain, et Pio Esposito (21 ans), le jeune avant-centre très convaincant en Turquie (4-1), lundi, pourraient, aussi, jouer leur troisième match de la semaine. Moise Kean, lui, est pressenti en attaque, mais il a eu des soucis physiques et un dernier test sera effectu é ce matin. M.Go. Vendredi 2 octobre 2026 | L’ É QUIPE 3 ç apeut arriver et ce n’est pas bien grave, mais en s é lection, il doit jouer dans sa meilleure position. Après, D é sir é a en m ê me temps une, deux ou trois positions dans lesquelles il peut vraiment bien jouer (sourire) » Il en a m ê me quatre, sur tout le front de l’atta- que ou en relayeur, l à où Luis En- riquel’ad é j à utilis é ,m ê mesil’en- tra î neur du PSG le d é crit avant toutcommeunattaquant. Un attaquant qui ne doute pas après des semaines plus ternes, qui a brill é lundi à droite après avoir fait la mise en place en faux neuf et qui devrait ê tre align é à gauchecesoir. É Football conna î t les critiques que peuvent susciter ceux dont le jeu estavanttoutfaitderisques,mais Dou é n’est pas seulement un dribbleur. Il court aussi beaucoup et son é panouissement ne se r é - duitpasauxplacesoffensives. En 4-3-3, ilpeut très bien inter- pr é ter un r ô le de relayeur que Zi- dane n’h é site pas à confier à des profils cr é atifs. « La polyvalence, jen’aime pas trop ce mot, nuan ç ait hier le s é lectionneur, justement interrog é sur la capacit é de Dou é à s’emparer de plusieurs postes. Pour moi, le joueur doit s’exprimer dans sa position, notamment en é quipe nationale. En club, ver qu’il sait ê tre r é gulier, alors que ses inconstances sont par- fois aussi remarqu é es que ses inspirations. « C’estunjoueurimportantpour le PSG et son é volution est excep- tionnelle, retient surtout Ous- mane Demb é l é , son co é quipier en club et en s é lection. Après, c’est normal qu’il y ait des hauts et des bas dans une saison avec 80matches... Mais il travaille bien, ilestvraimenttrèsmaturepourson â ge. C’est quelqu’un de bien qui veut aider l’ é quipe. Le plus impor- tant est qu’il garde cet esprit-l à Je pense que son futur sera ra- dieux. » Le Ballon d’Or France etBradley Barcola se disputaient la quatrième place sur le c ô t é gauche. Ils é taient habitu é s à cette concurrence à Paris, et Dou é en sortait vainqueur quand les grands rendez-vous approchaient. L’alternance s’est poursuivie aux É tats-Unis, où il s’est ouvert pour prendre davan- tagedeplacedanslegroupe. Son professionnalisme é tait appr é ci é par le staff, sa fiabilit é et son entr é e en huitièmes de finale contre le Paraguay (1-0, le 4 juillet) aussi, mais c’est lui qui ac é d é sa place à Barcola en de- mi-finales contre l’Espagne (0-2, le 14 juillet), ce qui a donn é à sa comp é tition un dr ô le de go û t, amer pour finir puisqu’il a fait partie des joueurs remplac é s à lami-temps après quarante-cinq minutes catastrophiques contre l’Angleterre, en petite finale (4-6, le18juillet). “D é sir é a une, deux ou trois positions danslesquelles ilpeut vraimentbien jouer '' ZIN É DINE ZIDANE, EN CONF É RENCE DE PRESSE HIER Deux mois et demi plus tard, il n’y a plus que trois places à prendre devant, et le voyage en Turquie (1-0, vendredi dernier) a montr é que les trois indiscutables l’ é taient rest é s. Mbapp é , Dem- b é l é et Olise é taient l à au coup d’envoi mais la blessure du pre- mier, utilis é à gauche par Zidane, donne à Dou é l’occasion de prou- ANTHONY CL É MENT (avec H. De.) Si le souffle des nouveaux a tout emport é en Belgique, de Lucas Da Cunha à J é r é my Jacquet, unancien a é galement mis tout lemonde d’accord. C’est un an- cien de 21 ans mais un ancien quand m ê me, à l’ é chelle de la soir é e de Bruxelles (1-0), car D é - sir é Dou é compte 17 s é lections, et il aurait m é rit é d’inscrire un quatrième but en bleu lundi. Plu- sieurs fois, ses dribbles ont é lec- tris é lestade Roi-Baudouinqui l’a g é n é reusement applaudi à sa sortie, encore frapp é par sonencha î nement magnifique enpremière p é riode, quand il a conclu un slalom sp é cial par unefrappesurlabarre. Ce ne fut pas son seul é clair, loin de l à , et Zin é dine Zidane aaussiappr é ci é sonengagement à la perte du ballon. Tout va donc très bien pour Dou é ? Pas tant que ç a, puisque son talent ne lui garantitpasuneplacedetitulaire, en club comme en s é lection. Sarentr é e avec le PSG est mar- qu é e par quelques s é jours sur lebanc et un recul dans la hi é rar- chie offensive, tandis que le pas- sage de l’ é quipe de France au4-3-3 lui enlève m é canique- ment une chance de d é buter lesmatches. En 4-2-3-1, les choses é taient claires : Kylian Mbapp é , Ous- mane Demb é l é et Michael Olise é taient titulaires, quand Dou é DOU É Statut mouvant Le changement de sch é ma é loigne le Parisien d’une place de titulaire indiscutable, mais sapolyvalence et la blessure de Kylian Mbapp é luiouvrent une porte pour gagner en constance. D é sir é Dou é , ici face à Timothy Castagne, a é t é l’un des meilleurs Fran ç ais, lundi soir, face à la Belgique (1-0). Pierre Lahalle/ L’ É quipe L’Œil de BIXENTELIZARAZU « Un milieu plusespagnol » « DepuisquePaulPogba neporteplusle maillotbleu,ons’estunpeuhabitu é à avoir unmilieudeterraincompos é r é gulièrement dedeuxoutroisjoueurs à vocationd é fensive. L ’arriv é edeZin é dineZidanedonnepour l’instantunstyleplustechniqueetplusoffensif à cesecteurdejeuet à l’ é quipe.Ilyadeux philosophiesoppos é esaumilieudeterrain, m ê mesiellespeuventaussis’entrem ê ler: soittuchoisisdesmilieuxpourr é cup é rer leballon,soittuchoisisdesmilieuxpourgarder leballon.AvecZizou,onsembleavancerdans cettesecondedirection,danslalign é edeceque faitl’Espagnedepuislongtempsoudeceque proposeLuisEnriqueauPSG.Aujourd’hui, c’estcefootballquigagne,commelematch contrel’Espagneendemi-finalesdelaCoupe dumonde(0-2)l’ar é v é l é defa ç onflagrante. ContrelaBelgique,unjoueurcommeLucas DaCunhaafaitunebelled é monstration dema î trisetechnique.Jeneveuxpastirer deconclusionhâtive,parcequelehautniveau, c’estlar é gularit é ,maisj’aiador é sonmatch. Ila é t é trèss é curisantpourlad é fense. Sesco é quipiersl’ontbeaucoupcherch é parce qu’ilsontvuqu’ilneperdaitpasleballonet qu’ilorganisaitbienlarelance. Aveclui,onaunemeilleurema î trisetechnique. Int é grer à cemilieu à troisRayanCherkiou MaghnesAklioucheapporteaussiuneautre visiondecequepeut ê trelemilieu. Cechangementdephilosophieaumilieu deterrainestpeut- ê trelepremiergrand marqueurdel’èreZidane,avecdesprogrès illustr é sparlepourcentagerecorddepasses r é ussiesdanslamoiti é deterraindel’adversaire enBelgique.Enchangeantlesprofils decertainsjoueurs,avectroismilieux techniquesetuneorganisationsp é cifique, onpeutjouerdiff é remmentenma î trisant mieuxlematchtechniquement.Pasforc é ment pourmarquerplusdebutsetc’estd’ailleurs leparadoxe,puisquelaphilosophiedeZin é dine estplusoffensivemaislesBleusviennent degagnerdeuxfois1-0. Avoirleballonsertaussi à mieuxcontr ô ler lerythmedumatch, à fairecourir, à é c œ urer l’adversairecommel’Espagneasulefaire avecnous à laCoupedumonde.Lefootball, c’estquandm ê meplusagr é ablequandona leballon.Enint é grantcesnouvellesid é es, ç anenousemp ê chepasdeconservernotrejeu detransitionquicorrespond à laqualit é denosattaquants.Cettenouvellephilosophie pourraitrebattrelescartesdelacomposition del’effectif,avecdesjoueursquinous paraissaientindiscutablesetquipeuvent ê tremoins à l’aisedansunsystèmeoùl’ é quipe auraplusleballon. Cependant,ilseraimportantdevoirsionest capabledefairecelacontredesnationsplus performantes.Letestultimeseraitd’affronter l’Espagne,quinousabattusdeuxfoisen comp é titionmajeure (enincluantlademie del’Euro2024) ,avecquiilestpresque impossiblederivaliserdansleregistrepur delama î trisetechnique,inculqu é e à tous lespostesdepuisleberceau.Enattendant, ilseraint é ressantd é j à devoirlesprochains choixdeZin é dineZidanedanscesecteur pourconfirmercesbonnespremières impressions. » “En changeant les profils de certains joueurs, avec trois milieux techniques et une organisation sp é cifique, on peut jouer diff é remment en ma î trisant mieux le match '' e football Ligue des nations phase de groupes (3 e journ é e) France 20 h 45 Italie 4 Vendredi 2 octobre 2026 | L’ É QUIPE Mode IA Mode IA Comment on fait pour contrecarrer le système italien sachant que leur 3-5-2 est devenu d'une Ŷuidité incroyable, notamment avec ce principe de l'exploitation de la zone libérée par le pressing où ils utilisent leur sentinelle et leurs défenseurs relanceurs pour aspirer notre premier rideau. Ça permet de casser les lignes d'une seule passe vers leurs deux meneurs excentrés, tout en utilisant les appels-contre-appels de leurs pistons qui étirent notre bloc sur la largeur pour nous punir sur de longues diagonales brossées dans le dos de notre défense ? Est-il plus judicieux de refuser de sortir sur leurs trois défenseurs centraux en installant un bloc médian très compact ? Par exemple avec un triangle au milieu ultra-dense qui coulisse sur la largeur pour couper les lignes de passes ? ou est-ce qu'on doit plutôt proposer une opposition en miroir en passant nous aussi à trois derrière avec des pistons très agressifs pour aller bloquer leurs sorties de balle, quitte à accepter de jouer des un-contre-un extrêmement risqués sur cinquante mètres dans notre propre camp si leur pivot parvient à servir de point d'appui ? Ce soir, on fait comment pour la battre cette squadra azzurra ? Une nouvelle façon de chercher. Moteur de recherche oŭciel de l'Équipe de France S o u s r é s e r v e d e d i s p o n i b i l i t é , d e c o m p a t i b i l i t é e t d ' u n e c o n n e x i o n I n t e r n e t . France 20 h 45 Italie e football Ligue des nations phase de groupes (3 e journ é e) Quand on voit le potentiel offensif des Bleus, les é quipes qui nous af- frontentsaventquelacl é dumatch sera de bien d é fendre et ne pas laisser d’espaces à Mbapp é ou à Demb é l é le plus longtemps possi- ble. » Gomis vise juste, car le Ma- drilène (45 sur 67) et le Parisien (9 sur 13) ont marqu é près de 70 % de leurs buts en s é lection après la mi-temps, ce qui en fait chezeuxunetendancenette. “Quand tu es attaquant, tuessaies surtout demarquer quand tupeux '' THIERRY HENRY Ce n’est pas le cas de Thierry Henry, celui qui marque le plus enpremière p é riode, l à où pour- tant moins de buts sont inscrits, parmi les plus grands buteurs del’histoire des Bleus (57 % de ses 51 buts). « Je n’ai jamais cal- cul é ç a, quand tu es attaquant tu essaies surtout de marquer quand tu peux, s’amuse l’ex Gun- ner. Mais c’est vrai que j’avais l’ha- bitudedecommencerfortlesmat- ches, je n’avais pas besoin derentrer dans un rythme et j’es- sayais tout de suite de faire peur auxd é fenseurs. » À voir si un Fran ç ais y parvien- dracesoir,pourterminerlas é rie etlesd é bats. É bien. On est toujours plus libres dans la surface quand le match est bien avanc é , surtout sur les cen- tres. » Le mythe des Verts (80 ans) est aussi vieux que la pr é c é dente s é rie mais il d é tient toujours un é tonnant record : parmilesinternationauxfran ç ais à plus de 10 r é alisations en bleu, il est celui qui a marqu é la plus grosse proportion de ses buts en seconde p é riode (12 sur 15, soit 80 %). « Jen’avais jamais fait de stats l à -dessus, mais maintenant, avec lerecul, c’est vrai que c’ é tait plus ouvert tactiquement après lapause. Je le remarque encore plusaujourd’hui. » « Le ph é nomène est très sim- ple, la France domine 90 % de ses matchesetl’ é quipeadversesefra- gilise au fur et à mesure » , avance Jimmy Cabot, qui pr é sente laparticularit é d’ ê tre le seul ex- joueur de L1 ( à 10 buts ou plus) à avoir inscrit 100 % de ses buts dans l’ é lite après la mi-temps. « À part l’Espagne, tout le monde souffre contre l’ é quipe de France, qui essaie d’user et de d é placer le bloc, ce qui fait que ç a se d é cante tard » , ajouteBaf é timbiGomis. « La Panthère » a marqu é ses 3 buts en bleu après la pause, dont un... contre l’Italie, à Parme en 2012 (2-1). « Après, je n’en ai pas mis beaucoup, rigole-t-il. HUGO GUILLEMET L’ é quipe de France a marqu é ses onze derniers buts après lami-temps, une première de- puis près de quatre-vingts ans (14 buts de suite entre novembre 1947 et juin 1948), mais c’est une s é rie dont on ne parlerait pas siYassine Bounou ne s’ é tait pas couch é du bon c ô t é sur le penalty mollasson de Kylian Mbapp é , à la28 e minute de France-Maroc (2-0)le9juillet. Il faut aussi la relativiser, car 4de ces 11 buts ont é t é inscrits contre l’Angleterre dans un sc é - nario rare (0-4 à la mi-temps, 4-6 à la fin) d’une petite finale de Coupe du monde d é brid é e. Elle ne rev ê t donc pas un caractère exceptionnel et est essentielle- ment due à une part de hasard, mais d’autres explications peu- vent ê treavanc é es. “On est toujours plus libres dans la surface quand lematch est bien avanc é '' HERV É REVELLI, ANCIEN JOUEUR DE L’AS SAINT- É TIENNE ET DES BLEUS « Les d é fenseurs sont comme tout le monde, ils fatiguent avec letemps, analyse Herv é Revelli. Ils sont moins attentifs au mar- quage et physiquement moins Efficacesaprès le repos Les Bleus ont inscrit leurs onze derniers buts après la pause. Unph é nomène plut ô t rare qui s’explique par des co ï ncidences, mais aussi par le profil de l’ é quipe et de l’attaque tricolore. Sanhadji, letableausefissure Les r é v é lations de « L’ É quipe » sur l’ancien officier de s é curit é , mis en examen pour corruption, trafic d’influence et escroquerie, ont provoqu é un choc dans l’entourage des Bleus. Plusieurs membres du staff de Didier Deschamps se disent trahis. HUGO GUILLEMET (avec A.Cl. et D.D.) Personnenevoulaittirersurl’am- bulance et la plupart de ceux que nous avons contact é s ont refus é de r é agir publiquement, proba- blementparaffectionpourMoha- med Sanhadji, pour ne pas l’en- foncer davantage. Zin é dine Zidane a é t é le seul contraint de r é pondre,hieraprès-midiencon- f é rencedepressed ' avant-match, surlamiseenexamendel’ex-offi- cierdes é curit é desBleus. Ilaeulem é ritedenepassed é - rober, tentant m ê me un sourire. « Je ne suis pas content, car c’est quelqu’un que je connais très bien. » Difficile à interpr é ter : se sent-il trahi ou m é content que la justice ait rattrap é un proche ? « Des personnes s’occupent de ç a, jenepeuxpasenparler, apoursuivi le s é lectionneur des Bleus. J’es- père pour lui qu’il pourra se d é fen- dre et que ç a se passera bien pour lui, c’est tout le mal que je lui sou- haite. Il a fait de belles choses avec l’ é quipe de France et je retiens le positif. » En priv é , les r é v é lations de L’ É quipe ont eu un é norme re- tentissement. Dès hier matin, le PDF de l’article a circul é surWhatsApp, partag é et trans- f é r é à de nombreuses reprises entre anciens joueurs et mem- bres de staff. L’enqu ê te a fait beaucoupparlerdansceluideDi- dier Deschamps, où l’on pensait que les soucis de Sanhadji con- cernaient seulement sa relation avecKylianMbapp é « Onesttom- b é s de l’armoire » , disait hier l’un des membres de l’encadrement, et ils sont plusieurs à avoir é t é « choqu é s » par ce qu’ils ont lu. Ils disent m ê me se sentir « trahis » , carlesfaitsnecorrespondentpas à ce qui leur avait é t é racont é de- puis le d é but de l’affaire par « Momo » ,quiavaitaussitiss é des liensamicauxaveceux. “On l’avait vu arriver avec son cin é ma et on lui avait mis un stop direct '' L’AGENT D’UN ANCIEN CADRE SOUS DESCHAMPS Mis en examen le 16 septembre, notamment pour corruption, tra- ficd’influenceetescroquerie,l’an- ciencommandantdepoliceestin- terditdecontactsaveclemilieudu football. Après les 60 300 € re ç us deMbapp é etnond é clar é saufisc, l’enqu ê te d é crit 215 000 € de pr ê ts, dont 120 000 du Madrilène via sa mère, Fayza Lamari. San- hadji aurait pr é sent é un investis- sement locatif comme l’achat de sa r é sidence principale. Des va- cances et des soins dentaires lui auraientaussi é t é offerts. « LaR é - publique » , comme le surnom- maient les Bleus, passait pour un hommeincorruptible.Sonentou- rage indique qu’il r é servera ses d é clarations à lajustice. Unancieninternationaldel’ère de Raymond Domenech est moins surpris : « Quand tu joues avec le feu... Si t’es dans le foot tu saistrèsbienque tout le mondefait ç a,untelprochedugroupepeutde- mander de d é panner, c’est mon- naiecourante.Maisquandtuesflic, tu ne peux pas faire ç a ! Tu es poli- cier, tu es dans une fonction offi- cielle,unevocation,avecdesobliga- tions. Tout le monde savait ce que faisait Momo. “Je t’aime, tu es mon pr é f é r é ... ” , on en rigolait d é j à entre nous. Mais demander de l’argent, depuis cette position, tu ne peux pas. » « C’est un sacr é loustic et il a bien profit é avec les Bleus, confie l’agent d’un ancien cadre de l’ é quipe sous Deschamps. On l’avait vu arriver avec son cin é ma et onluiavaitmisunstopdirectquand il nous avaitditqu’illuimanquaitde l’argentpourachetersamaison. » Mohamed Sanhadji devant l’h ô tel des Bleus à Boston, enmars dernier avant Br é sil-France, pendant que Didier Deschamps prenait des photos avec des supporters. À l’image de Michael Olise, lundi soir, face à la Belgique (1-0), lesBleus font ladiff é rence en seconde p é riode. Pierre Lahalle/ L’ É quipe Pierre Lahalle/ L’ É quipe 3 La France a marqu é trois de ses cinq derniers buts grâce à un joueur entr é enjeu. C’est autant que lors des 42 pr é c é dents. L’AGENDA DES BLEUS LIGUE DES NATIONS phase de groupes / 3 e journ é e AUJOURD’HUI France - Italie ................ 20h45 ( à Saint-Denis) TF1 4 e journ é e LUNDI 5 OCTOBRE France - Belgique .......... 20h45 ( à Saint-Denis) TF1 5 e journ é e JEUDI 12 NOVEMBRE Italie - France ................ 20h45 ( à Milan) TF1 6 e journ é e DIMANCHE 15 NOVEMBRE France - Turquie ............ 20h45 ( à Bordeaux) TF1 6 Vendredi 2 octobre 2026 | L’ É QUIPE dias interpos é s, entre les deux amis de quinze ans au sujet du Ballon d’Or ont laiss é des tra- ces. Mbapp é , dans une interview à L’ É quipe , é voquait quelques heuresavantled é butdurassem- blement: « J’en ai d é j à parl é avec lui et il n’y a pas de tension, c’est un ami, je suis très tranquille. » Une sortie qui a é tonn é dans le camp Demb é l é puisque d’ é change, avant Clairefontaine, il n’y avait pas eu. Si ce n’est, selon les pro- ches du Ballon d’Or, un message rest é sansr é ponse. Mbapp é s’est rapproch é d’Olise Sur les premiers jours à Claire- fontaine, le duo a é chang é Et Mbapp é a pu mesurer de plus près le courroux de son ami. Et constater que ses propos au sujet de « l’ é lu » ou autres en conf é rence de presse n’ é taient pas pass é s. La star madrilène a é t é surprise de la r é action de Dembouz qui, malgr é quel- ques piques par le pass é , n’en avait jamais vraiment voulu dura- blement à son pote. Le capitaine des Bleus pensait sans doute que,cettefois-ciencore,celapas- serait.Maisnon. Le climat a donc chang é . Les longues soir é es dans la grande suitedeBostonpendantlaCoupe du monde n’ont pas trouv é de prolongement à Clairefontaine la semainedernière.Mbapp é ,avant de se blesser et de d é clarer for- fait, a pass é le plus clair de son temps avec Michael Olise. Sans diffuser une impression d’ é pa- nouissement total. Cette bles- sure lui a offert une s é quence à Paris qui a é t é peu go û t é e en Espagne (voir ci-dessous) La question sur sa relation avec Demb é l é se reposera lors des prochains rassemblements de l’ é quipe de France. Le 26octo- bre, le Ballon d’Or sera d é cern é Quel que soit le r é sultat, il restera forc é ment une trace de cette s é - quence. De manière in é luctable? Certains, de chaque c ô t é , le pen- sent. É « Commejel’aidit,toutesceshistoi- res, je ne les commente pas. Ce sont des petites gu é guerres, je n ' ai paslat ê te à ç a à 29 ans,jesuiscon- centr é surleterrain. » Une manière d’ é vacuer et sur- tout de se placer d’entr é e au- dessus de la m ê l é e. Il a fallu at- tendre une relance bien amen é e, deux minutes plus tard pour qu’il sorte un peu de son discours : « On a é chang é , on est à c ô t é à ta- ble,iln’yapasdesouci. » Findud é bat?Non.EtDemb é l é le sait mieux que quiconque. Les é changes r é cents, par m é - sourire, un peu avachi comme à la maison, mais pr ê t à d é verser les quelques mots qu’il avait pr é - par é s. L’interrogation est venue d’en- tr é e.Ensubstance:oùenest-ilde sa relation avec Kylian Mbapp é ? a disparu depuis longtemps. Hier soir, au Stade de France, le Parisien a donc pris place dans l’auditorium en sachant perti- nemment la question à laquelle il allait ê tre confront é « Dem- bouz » s’est donc pos é l à , grand HUGO DELOM Ousmane Demb é l é a appris, au fil de ses onze ans de carrière pro, à s’amuser de ce monde-l à Le timide milieu offensif rennais de 2015, ce crack au peu de mots, La « gu é guerre » froide Interrog é sur sa relation avec Kylian Mbapp é , Ousmane Demb é l é , dans un sourire, a é cart é tout conflit, é voquant une « gu é guerre » . Et pourtant, entre les deux hommes, le froid existe toujours. Ousmane Demb é l é ( à gauche) et Kylian Mbapp é avant Turquie- France (0-1), vendredi dernier. Mbapp é crispeencorel’Espagne Le Fran ç ais, aper ç u dans une discothèque parisienne alors qu’il est bless é , est critiqu é par une partie des supporters du Real Madrid et des m é dias espagnols, qui lui reprochent son manque de professionnalisme et d’exemplarit é DENOTRECORRESPONDANT ANTOINE SIMONNEAU MADRID – M ê me quand il est convales- cent, Kylian Mbapp é continue d’ ê tre au centre des d é bats en Espagne. Vic- time, pendant le match de Ligue des nations Turquie-France (0-1), d’une « hyperextension de la capsule du genou gauche » , selon le communi- qu é m é dical é misvendredidernierpar son club du Real Madrid, le capitaine des Bleus est au repos forc é . Mais dans la nuit de mercredi à hier, l’atta- quant madrilène a é t é aper ç u, avec sa compagne, Ester Exposito, dans une discothèque parisienne. Une es- capade pas vraiment du go û t d’une partie des supporters merengues et des m é dias espagnols, qui s’aga- centdevoirleFran ç aisprendredubon temps au lieu, selon eux, de soigner sa blessureetdesereposer. Un nouvel é pisode extrasportif qui leur rappelle aussi ses vir é es en Sar- daigne, d é but mai, et à Paris, d é but f é - vrier, alors qu’il é tait l à encore bless é , et qui lui avaient d é j à valu une pluie de f é roces critiques. À cela s’ajoute une pol é mique m é diatique sur le fait que Mbapp é n’est pas venu une seule fois se faire soigner au centre d’entra î - nement du Real depuis sa blessure. Les ingr é dients parfaits pour nourrir l’animosit é de ses d é tracteurs, qui le blâment pour ce qui s’apparente, à leurs yeux, à un manque de profes- sionnalisme, d’exemplarit é et donner lesentimentqu’iln’enfaitqu’ à sat ê te. Le RealMadrid à son soutien S’il peut lui ê tre reproch é un manque de discr é tion, sachant qu’il conna î t les r é actions é pidermiques de certains supporters et m é dias madrilènes au moindre « é cart » de conduite, le joueur serait victime d’une campa- gne de d é nigrement inappropri é e, vu du Real. Car la nature m ê me de sa blessure l’emp ê che, selon le club, de s’entra î ner, ne serait-ce qu’en salle, et de pouvoir ê tre trait é par les kin é s du Real. Les vacances forc é es du Fran ç ais ont d’ailleurs é t é valid é es par son entra î neur, Jos é Mourinho, et le staff m é dical, qui ont d é fini avec lui son plan de r é tablissement. Il n’a re ç u qu’un seul mot d’ordre de la part desm é decinsduReal:durepos.Avant de pouvoir reprendre les soins et l’en- tra î nement normalement en d é but de semaineprochaine. Ses dirigeants estiment que, comme tout joueur du Real, Mbapp é peutfairecequ’ilveutsursontempsli- bre et dans sa sphère priv é e. Après la frayeur d’une blessure bien plus grave de leur attaquant é vacu é e, leur princi- pale pr é occupation, comme celle du staff technique, est de revoir l’an- cien Parisien sur pied le plus vite pos- sible. M ê me si, en accord avec toutes les parties concern é es, aucun risque ne sera pris. L’objectif prioritaire est clair : que Mbapp é soit pleinement op é rationnel pour le Clasico face au FCBarcelone,le 25octobre. Avec une convalescence estim é e entre dix et douze jours, vendredi der- nier, le capitaine de l’ é quipe de France est ainsi très incertain pour la reprise de la Liga contre Villarreal, dans dix jours. Mais, selon le Real, il se d é tache deplusenplusdescritiquesr é curren- tesdontilestlacible. St é phane Mantey/ L’ É quipe France 20 h 45 Italie e football Ligue des nations phase de groupes (3 e journ é e) Vendredi 2 octobre 2026 | L’ É QUIPE 7 DR Alain de Martignac / L’ É quipe M É LISANDE GOMEZ Onn’estpasfini,quandona24ans,etZin é - dine Zidane avait encore beaucoup à ap- prendre quand il a fait le grand saut vers l’autre c ô t é des Alpes, à l’ é t é 1996. Il aura pass é cinq saisons à Turin, il y aura gagn é du muscle, des matches, des titres, scell é des amiti é s et é toff é son bagage tactique,il y aura appr é ci é de manger enfin des pâtes qui r é sistent sous la dent, jamais trop cui- tes, et de go û ter au caf é comme on sait le servir l à -bas. Il y aura grandi, donc, et Mar- cello Lippi, son premier entra î neur à la Ju- ventus, l’a r é sum é ainsi, des ann é es plus tard: « Zidaneauratoujoursunpeud’Italieen lui. » L’entra î neur pensait sans doute au football, à cette manière d’appr é hender le m é tieret le jeu,avecunprofessionnalisme minutieuxetl’obsessiondur é sultat,maisil aurait pu ajouter, aussi, qu’il y aurait tou- joursunpeudeZidane à Turin,etenItalie. “C’ é tait un gar ç on d’une grande humilit é , quelqu’un de très profond. Il a rencontr é ici des gens qui sont rest é s proches de lui, c’est dire l’ é paisseur de la personne ’’ NARCISO PEZZOTTI, L’ADJOINT DE MARCELLO LIPPI On ne peut pas profiter pendant cinq sai- sons pleines d’un champion pareil sans qu’il en reste une trace, profonde, un peu nostalgique et teint é e d’un respect im- mense: « J’aiunev é n é rationpourluicomme joueur,etune é normeestimepourluicomme homme, r é sumeainsiNarcisoPezzotti,lefi- dèle adjoint de Lippi. C’ é tait un magicien, avec les pieds, et c’ é tait un gar ç on d’une grande humilit é , quelqu’un de très profond. Il a