Pierre Lahalle/ L ’Équipe Étienne Garnier/ L ’Équipe AMÈRE DÉFAITE PAGES 26 À 30 RUGBY Championnat des nations Nouvelle-Zélande 34-32 France 2,70 € dimanche 5 juillet 2026 81 e année N° 26 254 France métropolitaine VINGEGAARD FRAPPE D’EN TRÉE TRÉE PAGES 18 À 25 TOUR DE FRANCE 2026 1 re étape C.l.m. par équipes Alain Mounic/ L ’Équipe coupe du monde 2026 Huitièmes de finale Paraguay 0-1 France Face à des Paraguayens accrocheurs et truqueurs, les Bleus ont assuré leur qualification pour les quarts de finale grâce à un penalty de KYLIAN MBAPPÉ. Ils retrouveront jeudi (22 heures en France) le Maroc, vainqueur hier du Canada (3-0). PAGES 2 À 6 LE BUT EN OR LE BUT EN OR DE QUALITÉ FRANÇAISE La marque Ricard est une marque française, fondée par le Marseillais Paul Ricard en 1932 et est toujours utilisée en France aujourd'hui. ANT 2,70 € - BEL 2,80 € - LUX 3,00 € - CH 3,90 FS - ESP/CNY 3,50 € - GR 3,20 € - MAR 30 MAD - REU 2,80 € ENTEMPS ETENHEURTS Au bout d’un combat à ne pas montrer aux enfants, face aux provocations paraguayennes et à l’incompétence absolue de l’arbitre, M.Tantashev, l’entrée de Désiré Doué a sauvé les Bleus de graves ennuis. Ils seront bien au rendez-vous des quarts face au Maroc, jeudi, à Boston. DE NOTRE ENVOY É SP É CIAL VINCENT DULUC PHILADELPHIE (USA) – C’est ainsi que l’on écrase le Paraguay 1-0, et que l’on file vers le quart de finale à Boston, jeudi, face au Maroc, pourunremakedelademi-finale de 2022 (2-0), sans faire les ma- lins, et en étant sauvé des eaux par l’entrée en jeu de Désiré DouéarrachantauVAR,bienplus qu’à l’arbitre, un penalty qui aura été le septième but de Kylian Mbappédanslacompétition. On avait beau se douter, un peu, de ce qu’on allait voir, sous l’effet de la culture défensive pa- raguayenne et de l’inexpérience del’arbitre ouzbekhM.Tantashev à ce niveau, on ne cachera pas une certaine surprise, face au festival d’agressions non sanc- tionn é es, et à la ribambelle de cartons adress é e aux Fran ç ais. Mais une Coupe du monde ne peut pas ê tre lin é aire, et dans la vie des artistes, il faut en passer par ces combats pour continuer d’avancer dans la comp é tition. L’incomp é tence fondamentale de M. Tantashev à diriger ce match-l à aura é t é le fil rouge de cette soir é e rendue v é n é neuse par sa manière de rester aveugle aux grosses fautes des Paragua- yens, à tel point qu’il aura fallu que le VAR lui montre l’image de la faute sur D é sir é Dou é pour qu’il se r é solve à accorder le pe- nalty, juste après avoir ferm é les yeux sur une faute comparable surl’ailierfran ç ais(62 e ). À un arbitre qui ne lui plaisait pas,cequi é taitcerteslecasdela plupart, Bernard Lacombe sug- g é rait qu’il n’avait pas besoin de lunettes, mais d’un chien, et on dira que l’Ouzbekh entre dans cette cat é gorie des arbitres qui laissent une trace, ce qui est ra- rementunbonsigne. Une première période d’une faiblesse abyssale Jamais les Paraguayens n’ont cherch é à faire croire qu’ils é taient l à pour autre chose. Ils n’ é taient pas l à pour se faire des passes, plut ô t pour titiller, pour provoquer, pour emp ê cher les Bleus d’entrer dans leur match et é ventuellement les en sortir, en cherchant une r é action qui suivrait leurs manières assez in- supportables d’allumer la mè- che, loin du ballon s’il le fallait, tout en vivant dans l’attente d’un coup franc, r é el ou imaginaire, qui leur permettrait vraiment de passer le milieu de terrain, rare enhardissement, exception pas- sagère à lalogiquedubus àé tage ou des barbel é s, c’est selon, dress é sdevantlasurface. Sugg é rer, avant ce match-l à , que les Bleus allaient ê tre con- front é s à une autre culture d é - fensive que face à la Suède (3-0) é tait une litote, et ils se sont trou- v é s sans solution, trop long- temps, faute d’espaces et de jus- tesse technique, parce que les artistes sont apparus é touff é s par la chaleur et cette d é fense agressiveetbr û lante. Pendant toute la première p é - riode, il n’est pas sorti grand- chose de productif ni d’enlumin é des s é quences où Kylian Mbapp é , Michael Olise et Ous- maneDembel é onttouch é lebal- lon. C’ é tait aussi parce que les autres joueurs, autour d’eux, en auront trop peu fait, et l’auront mal fait, mais quand m ê me: pre- miertiravecunefrapped é vi é ede Manu Kon é (22 e ), dont la pre- mière p é riode aura é t é extr ê me- ment m é diocre en regard de ses habitudes, bon centre de Dem- b é l é vers la t ê te de Mbapp é (31 e ), frappe trop a é rienne d’Adrien Rabiot (33 e ) avec une feinte d’Olise, avant un encha î nement coup franc d’Olise vers la surface et frappe cadr é e du gauche de JulesKounde(38 e ). Pendant un temps, les Bleus auront r é cup é r é assez vite les ballons qu’ils perdaient, puis moins vite, mais la connexion tant vant é e depuis quelques jours é tait coup é e, parfois subti- lement, par une lecture d é fen- sive intelligente, et parfois à la tron ç onneuse, les Paraguayens parvenant à terminerlapremière p é riode avec seulement quatre fautes siffl é es contre eux, contre six aux Bleus, ce qui n’ é tait pas unhasard,maisunestrat é gie. Les Bleus ont su en faire plus, ensuite, pour sortir leurs adver- saires de cette triste logique, et proposer un peu plus de mouve- ment, un peu plus de justesse of- fensive, mais ce n’ é tait pas une action construite, mais une re- lance magnifique de Mike Mai- gnan,quiauraitd û r é glerl’affaire, parce que Mbapp é n’a pas l’habi- tude de s’emm ê ler ainsi les pin- ceaux sur une offrande pa- reille (51 e ). Après une bonne frappe de Kon é (54 e ) qui n’emp ê - chait pas la mont é e de l’impa- tience, et d’une certaine inqui é - tude, il fallait faire tourner la soi- r é e avant qu’elle ne vire au vinaigre, avant que le Paraguay ne soit dangereux sur un malen- tendu, avant que l’arbitre ne pu- nisse une r é action en r é ponse à tant de provocations. Et c’est ainsi que l’entr é e de Dou é a tout chang é . Dans une soir é e aussi peu respirable, aussi é trangère à un rapport de force technique, il fallait que la lumière vienne d’un joueur é chappant au destin qui lui avait é t é fix é , au d é but de la soir é e. On se souviendra de Phi- ladelphie, en 2026, comme de Lens,en1998. É Retenu par Dayot Upamecano, l’attaquant paraguyen Gabriel Avalos demande des comptes aux Fran ç ais lors de la pause fra î cheur de la seconde p é riode. hier Paraguay 0 0-1 0 France Temps brûlant. Pelouse difficile. 68 324 spectateurs. Temps additionnel : 3 min. + 10 min. Remplacements 58 e : Alderete par Canale. 61 e : Enciso par Caballero. 71 e : Almiron par Avalos et D. Gomez par Mauricio. Non utilisés : R. Fernandez (g.), Olveira (g.), Balbuena, Maidana, Bobadilla, Ojeda, Al. Romero, R. Sosa, Arce, Pitta, Sanabria. Cartons : aucun. Remplacements 61 e : Barcola par D. Dou é 84 e : O. Demb é l é par Cherki. Non utilisés : Risser (g.), Samba (g.), Gusto, L. Hernandez, T. Hernandez, Konat é , M. Lacroix, Tchouam é ni, N. Kant é , Za ï re-Emery, Akliouche, Mateta, M. Thuram. Cartons.- 3 avertissements : Barcola (19 e ), Ma. Kon é (81 e ), Olise (90 e +7). Suspendus au prochain match : aucun. Le but 0-1 : K. Mbapp é (70 e s.p.). Dou é percute dans la surface au milieu de plusieurs Paraguayens et se fait crocheter par D. Gomez. Mbapp é transforme le penalty du droit en prenant Gill à contre-pied. 6 Sél. : Deschamps 5,1 5 K. Mbappé • c 3 Barcola 4 Olise 4 O. Dembélé 5 Rabiot 5 Ma. Koné 6 Digne 7 W. Saliba 6 Upamecano 5 Koundé 6 Maignan 4,5 3 Sél. : Alfaro (ARG) 5 Enciso 3 Galarza 4 Cubas 5 D. Gomez 4 Almiron 3 J. Alonso 6 Alderete 4 G. Gomez • c 5 Velazquez 5 J. Caceres 6 Gill 1 arbitre : Tantashev (OUZ) expected goals possession fautes 24 76 13 11 0,15 1,36 % tirs cadrés 5 (1) 15 (5) ê ê ê ê ê ê Pierre lahalle/ L ’Équipe coupe du monde 2026 huitièmes de finale Paraguay 0-1 France buteurs 1. Messi (ARG), K. Mbappé (+1)............. 7 buts. 3. Kane (ANG), Haaland (NOR)................ 5 buts. 5. O. Dembélé , Vinicius (BRE), Oyarzabal (ESP), I. Sarr (SEN).................... 4 buts. passeurs 1. Olise ...................... 5 passes. 2. Guimaraes (BRE), Diaz (MAR) (+2)......... 4 passes. 4. Isak (SUE), Ö degaard (NOR), Alvarado (MEX), Wirtz (ALL)................. 3 passes. CLASSEMENTS 4 Dimanche 5 juillet 2026 | L’ É QUIPE coupe du monde 2026 huitièmes de finale Paraguay-France : 0-1 DE NOTREENVOY É SP É CIAL LO Ï C TANZI PHILADELPHIE – Vendredi, avant leur der- nier entra î nement, les Paraguayens avaient un peu invers é les r ô les en an- non ç ant des « Français qui allaient met- tre des coups » . Au vu de ce qu’on a ob- serv é hierauLincolnFinancialField,les Sud-Am é ricainsontbienjou é leurr ô le. Entreagressivit é etagression,iln’ya parfois pas eu d’ é normes diff é rences. On a vu une é quipe accrocheuse, har- gneuse mais aussi capable de venir vous mettre le coude dans le dos lors d’un duel a é rien, de vous susurrer quelquesmots à l’oreillepourvousfaire d é goupiller et, bien s û r, à l’inverse, de tomber sur chaque contact en accen- tuant la douleur ressentie. Il y avait sur le terrain une cible très identifi é e: Ky- lian Mbapp é . Le Fran ç ais a eu droit à la panoplie complète, sans craquer.Tout « S’ilfautmettreles mains dans lamerde... » Les Paraguayens ont essayé de durcir le jeu pour faire dégoupiller les Fran ç ais, Kylian Mbapp é en tête. Ils n’ont eu que très peu de r é ussite dans ce domaine. é taitpourtantr é unipour.Alorsqueses co é quipiers ont souvent cherch é à ca- cher leurs coups, Matias Galarza ne s’est pas g ê n é pour envoyer son poing dans l’avant-bras de l’attaquant (38 e ), sans que rien ne soit siffl é . Chaque ar- r ê tdejeua é t é propice à laprovocation, chaqueduel à fairemal,chaquecontact à venirprovoquer. M. Tantashev a laiss é jouer Les Sud-Am é ricains ont aussi profit é de la mansu é tude d’Ilgiz Tantashev, l’arbitreouzbekdecetterencontre,très laxiste sur certains duels, ne donnant que trois cartons jaunes pendant la rencontre à des... Fran ç ais (Barcola, Kon é , Olise) parfois pour des simula- tionsgrossièresdesjoueursdelaAlbir- roja. Les Tricolores é taient bien s û r au courant que de telles situations pou- vaient arriver. Mais les hommes de Di- dier Deschamps ont presque toujours r é ussi à nepass’ é nerver.Iln’yaeuque quelques moments tendus, termin é s en é chauffour é es(35 e et74 e ). Pendantladeuxièmepausehydrata- tion, le s é lectionneur s’est d’ailleurs é nerv é contre ses joueurs, à un mo- ment où ils commen ç aient à r é pondre par du chambrage. Le technicien est aussi venu s é parer les siens quelques secondes plus t ô t alors que les Bleus venaient une nouvelle fois prot é ger Mbapp é entour é de cinq Paraguayens pr ê ts à frotter leurs fronts à celui du Fran ç ais. Avant cela, à chaque instant de ner- vosit é adverse, les Bleus s’ é taient rapi- dement replac é s sans broncher et ont profit é des arr ê ts de jeu pour glisser quelques mots à l’arbitre pour essayer d’obtenir davantage de fautes siffl é es. Ils n’ont pas eu beaucoup d’influence sur ce point, mais, l à aussi, les co é qui- piersd’OusmaneDemb é l é ontd û etsu g é rer leur frustration. D é sir é Dou é en fut le parfait exemple sur la s é quence de l’ouverture du score. À peine entr é en jeu, le Parisien aurait, par exemple, m é rit é d’obtenir un coup franc à l’en- tr é e de la surface de r é paration (62 e ). Sansrâler,ilnes’estpasd é courag é eta finalement obtenu gain de cause sur l’action suivante en provoquant le pe- nalty (65 e ) de l’ouverture du score (70 e ). «S’ilfautmettrelesmainsdanslamerde, on met les mains dans la merde, ils pen- saientqu’onallaitarriverensmoking ,ap- puyait Mbapp é après le match. On sait tout faire, on les a eus. » Sans ê tre flam- boyante, l’ é quipe de France a su mon- trer d’autres vertus, comme le calme, pour gagner sa place en quarts de fi- naledelaCoupedumonde. St é phane Mantey/ L’Équipe 70 e minute : Kylian Mbappé prend à contre-pied le gardien paraguayen Orlando Gill sur penalty et offre le succès aux Bleus. Facturation é lectronique 100% gratuite Inscription en 5 min sur www.tiime.fr 4,8/5 sur Google ILSVONT CHERCHERLA3 È ME É TOILE. POUR VOTREFACTURATION, ONVOUSEN OFFRE 5. Dimanche 5 juillet 2026 | L’ É QUIPE 5 coupe du monde 2026 huitièmes de finale la note moyenne 5,1 Koundé .......................... 5 Dans la lignée de son bon match contre la Suède, il a immédiatement cherché à apporter offensivement et a passé sa fin d’après-midi dans le camp adverse. Il aurait gagné à prendre plus de risque et à amener de la vitesse dans une équipe qui en manquait. Upamecano .................. 6 Il a plus souvent eu le ballon dans les pieds qu’il n’a eu à défendre et a surtout dû gérer l’espace dans son dos. Ce qu’il n’a pas toujours bien fait, parfois hésitant dans ses protections ou ses relances, mais souvent capable de se rattraper. Face à lui, Enciso a vécu des duels compliqués. W. Saliba ....................... 7 Après un match aussi âpre, on peut être largement rassuré sur ses douleurs au dos, même s’il a parfois évité les duels pour laisser Upamecano gérer. Sa vitesse l’a beaucoup aidé à venir combler le vide dans son dos et son placement a parfois permis de venir couvrir son coéquipier. Digne .............................. 6 Malgré la présence d’Almiron de son côté, il n’a jamais été mis en difficulté par une équipe qui balançait des ballons dans l’axe. Côté offensif, son bilan est léger, avec quelques centres intéressants mais trop peu d’impact. Précieux à la fin avec un ballon chaud repoussé (90 e +5). Maignan ........................ 6 Il savait qu’il devrait rester concentré pour ne réaliser qu’un ou deux arrêts. Il n’en a eu qu’un seul (90 e ), mais a parfaitement géré toutes les sorties aériennes qu’il a effectuées. C’est finalement sur une magnifique relance à la main pour Mbappé qu’il aurait pu être décisif (51 e ). Et la lumière est venue de Doué Le quatuor offensif français a vécu une soirée compliquée, hier, face au Paraguay. Jusqu’à ce que l’entrée du Parisien le libère. DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL DAMIEN DEGORRE PHILADELPHIE – Ce n’était pas le festi- val subjuguant du seizième de fi- nale, ni même les séquences ex- plosives de la phase de groupes. Hier, face à la rugueuse défense paraguayenne, l’attaque fran- çaise a moins ressemblé à celle du Brésil 70 qu’à celle de France 98. Mais elle dispose tout de même d’une profondeur de banc sans égale et l’entrée de Désiré Doué à la place de Bradley Barcola (61 e ) a offert une nou- velle énergie aux Bleus. Le Pari- sien, sur son huitième ballon, pé- nétrait dans la surface de réparation et obtenait un penalty - après recours au VAR -, qui sou- lageait son équipe. “Chacun sait ce qu’il a à faire, moi, je me tiens prêt pour être à 100 %. On est dans un groupe, tous les joueurs sont importants '' DÉSIRÉ DOUÉ Au-delà de son talent, il faut re- connaître à l’attaquant parisien une forme de bravoure. Trois mi- nutes plus tôt, il s’était fait décou- per dans les grandes largeurs, à vingt mètres du but, pourtant sous les yeux de l’arbitre ouzbek qui était soit très permissif, soit très aveugle. Être revenu à la charge avec autant de percus- sion et d’abnégation est le signe d’un joueur sans inhibition qui, la veille, avait d’ailleurs annoncé la couleur. Doué affirmait : « Chacun sait ce qu'il a à faire et, moi, je me tiens prêt pour être à 100 %. On est dans un groupe, c'est la Coupe du monde, c'est une compétition à part. Tous les joueurs sont impor- tants. Si Bradley (Barcola) doit jouer, il sera prêt ; si je dois jouer, je serai prêt. Il n'y a aucune animosité entre nous, on est toujours ensem- ble. » Aux paroles, Doué a donc joint les gestes. Son penalty obtenu n’entrera pas dans les statisti- ques mais il ressemble tout de même à une merveilleuse passe décisive pour Kylian Mbappé, qui compte désormais 7buts dans ce tournoi (meilleur total à égalité avec Messi). Le capitaine de l’équipe de France n’a pas réussi sa meilleure prestation, hier, soumis aux coups et aux provo- cations régulières des Paragua- yens, mais il a n’a pas laissé filer l’occasion de crucifier ces der- niers (70 e ). Doué, que l’arbitre avait invité à sortir du terrain alors qu’aucun soigneur n’était entré sur la pe- louse, a vu ça de loin mais le plai- sir n’en était pas moins intense. Il a tout mis en œuvre pour lui en offrir une seconde dans le temps additionnel mais Mbappé a buté, coup sur coup, sur le gardien sud-américain (90+6). Plutôt dis- cret lors des trois matches de groupes et le seizième contre la Suède, l’ancien Rennais a montré qu’il avait de la ressource. La concurrence que lui livre Barcola le tire bien vers le haut, comme il l’avait annoncé en conférence de presse d’avant-match. Une place dans le onze de départ ? Hier, Doué a été décisif après son entrée comme Barcola l’avait été après ses deux entrées en jeu, face au Sénégal et la Norvège. Il s’agirait désormais que ces deux-là parviennent à se mon- trer aussi précieux lorsqu’ils commencent la rencontre. Parce que l’ancien Lyonnais n’a pas as- sez pesé. Bien sûr, il est possible d’en dire autant d’Ousmane Dembélé et de Michael Olise mais ils ont le droit, eux aussi, à un jour sans inspiration. Il faut espérer que c’était ce samedi, à Philadelphie. Est-ce que l’entrée de Doué a rebattu les cartes, une nouvelle fois, sur le côté gauche français ? Repassera-t-il devant Barcola dans le onze de départ ? Les cinq jours qui les séparent des quarts de finale contre le Maroc en di- ront un peu plus des intentions de Didier Deschamps et nourri- ront ses réflexions. Mais, ce ma- tin, le sélectionneur a des raisons de penser que, même lorsqu’elle est moins bien, il y a toujours une lueur quelque part sur son banc. É Paraguay 0 - 1 France Quatre minutes après son entrée en jeu à la 61 e minute, Désiré Doué a obtenu un penalty sur une faute de Diego Gomez. Pierre Lahalle/ L ’Équipe 0 Le nombre de tir cadré en première période. Ce n’était plus arrivé dans un match à élimination directe en Coupe du monde depuis France-Brésil (1-0) en 2006. 6 Dimanche 5 juillet 2026 | L’ÉQUIPE coupe du monde 2026 huitièmes de finale Paraguay-France : 0 -1 Le mur est tombé Très restrictif, le plan de jeu paraguayen a longtemps tenu le choc autour de la défense à cinq. Remis de sa blessure à un genou, le solide Alderete (6) a serré les dents avant de sortir à l’heure de jeu, de nouveau touché. Au milieu, Diego Gomez (6), qui était suspendu contre l’Allemagne au tour précédent, a beaucoup couru et s’est battu sur tous les ballons. Son compère Cubas (4), passé par Nîmes, s’est plutôt illustré par les coups qu’il a donnés tandis que l’espoir Galarza (3) est passé au travers, provoquant dans l’attitude mais pas balle au pied. Aligné seul en pointe, Julio Enciso (5) a eu un rôle ingrat, tentant seulement quatre passes en 61 minutes. Généreux, le Strasbourgeois a beaucoup couru et a réussi à caler quelques ballons. Le gardien Gill (6), lui, s’est seulement incliné sur un penalty de Mbappé. Mais il a aussi repoussé trois tentatives du capitaine français (89 e , 90 e +6), ainsi qu’un tir de Koné (55 e ). C. O.-B. O. Dembélé ................... 4 En première période, le jeu a penché de son côté et il a enchaîné les centres dont deux ont été dangereux (29 e , 31 e ). Il a eu du déchet mais a tenté des choses compliquées. En seconde période, le Parisien a légèrement disparu du paysage avant d’être remplacé par Cherki (84 e ). Olise ............................... 4 De la disponibilité et de l’envie aussi, mais une influence très quelconque. Quelques décalages pour Dembélé et un coup franc lointain (36 e ) mais cela reste très peu par rapport à ses standards. Particulièrement chargé, il écope pourtant d’un avertissement... Barcola .......................... 3 Averti assez tôt (19 e ) pour un geste défensif non maîtrisé, il a cherché à percuter sur son côté mais sans aucune réussite, à l’image de sa frappe dévissée (60 e ). Remplacé par Doué (61 e ) qui s’est fait découper deux fois en cinq minutes et a obtenu un penalty (65 e ). Rabiot ............................ 5 Sans Tchouaméni, il avait un rôle de leader du milieu, rempli insuffisamment. Il a eu du mal à mettre de la vitesse dans le jeu et a eu du déchet technique. Deux frappes qui ne provoquent aucun danger (33 e , 45 e ) puis une tentative plus précise (49 e ). Il n’a que trop peu pesé dans le combat en 2 e période. K. Mbappé ..................... 5 Un passement de jambes suivi d’un petit pont sur sa première action (6 e ) a sûrement eu le don d’énerver les défenseurs paraguayens qui ne l’ont pas ménagé ensuite. Il a eu du mal à masquer son agacement mais cela ne l’a pas empêché de transformer le penalty sur l’ouverture du score (70 e ). L’arbitre Tantashev ..................... 1 L’arbitre ouzbek a incroyablement laissé les agressions paraguayennes complètement impunies et réservé tous ses cartons aux joueurs français. Il s’est à peu près trompé sur tout. L.T, H. De, D.D, V.D. et Y.L. Le sélectionneur Deschamps .................. 6 La rencontre a prouvé que ses appels à la vigilance ne relevaient pas que de la communication. Jusqu’à la 83 e , il n’a fait qu’un changement, gagnant, avec l’entrée de Doué (61 e ). Un choix discutable vu la chaleur et le scénario, mais les Bleus n’en ont pas pâti. KONÉ Des réponses, mais pas toutes Titulaire après le forfait de Tchouaméni, le milieu des Bleus a livré un match irrégulier mais pas inintéressant. Rassurant dans la perspective du quart de finale ? Pas totalement. DE NOTRE ENVOYE SPECIAL HUGO DELOM PHILADELPHIE (USA) - Manu Koné con- naissait avant de venir aux États- Unis son rôle potentiel. Pourtant, à l’issue du seizième de finale contre la Suède (3-0), le milieu des Bleus, s’il avait été très heu- reux de la qualification, n’avait pas masqué discrètement une forme de frustration sur son statut de remplaçant. Ce gamin est un compétiteur. Un vrai. Un de ceux qui repousse le fatalisme. Sur cette Coupe du monde, le mi- lieu des Bleus (25 ans), intéres- sant au premier tour face à l’Irak (3-0) et la Norvège (4-1), a peut-être vu son destin basculer sur cette séance de veille de match face au Paraguay. Une fin d’entraînement classique, une accélération d’Aurélien Tchouaméni devant N’Golo Kanté et cette lésion aux adducteurs. Sous 38 degrés, il ne s’est pas caché L’absence du milieu du Real Ma- drid représente un vrai coup dur pour les Bleus en terme d’équili- bre. L ’ex-Bordelais était l’homme qui donnait de l’assise à ce 4-2- 3-1 offensif de Didier Des- champs. Face au Maroc, jeudi, sa possible (probable ?) absence – une décision sera prise en fonc- tion des sensations ressenties dans les prochains jours – ne sera pas anodine. Loin de là. Mais ce qu’on a vu hier dans la touffeur de Philadelphie de la part de Manu Koné invite sans doute à une forme d’optimisme. Non, il faut être lucide, tout ne fut pas parfait dans la production de l’ancien Toulousain. Sa pre- mière période n’est pas aboutie. Des pertes de balle dangereuses au cœur de la première période, quelques imprécisions techni- ques inhabituelles. Une produc- tion balle au pied parfois brouillonne. Il y a eu ça mais il y a eu le reste aussi. Ce que l’on voit moins devant sa télé : sous 38 de- grés, Koné ne s’est jamais caché. Avec des courses défensives constantes, ce sens du combat au milieu face à des Paraguayens rugueux. Koné ne s’est jamais caché. Dans un rôle plus défensif aux côtés d’Adrien Rabiot – consignes obligent –, Koné a respecté ce qui lui avait été demandé. Avec des compensations et surtout, mal- gré des instructions restrictives et un bloc très compact, une vo- lonté de faire avancer le jeu des Bleus. Par des passes à une tou- che vers Ousmane Dembélé ou Jules Koundé. Ce n’était pas la version la plus créative du Ro- main. Le défi sera plus important face au Maroc Mais c’est sans doute ce Koné dont ont besoin les Bleus. Jeudi, contre le Maroc et possiblement plus tard si l’absence de Tchoua- méni se prolonge. Ce Koné-là est capable de multiplier les kilomè- tres et d’incarner par ses frappes lointaines un danger régu- lier (22 e , 43 e ). Il aurait pu être le héros de ce huitième de finale si cette tentative puissante du droit n’avait pas été sortie par une manchette d’Orlando Gill (54 e ). Le défi face au milieu marocain sera sans aucun doute plus im- portant. La manière dont depuis des années les Lions de l’Atlas sont dominants dans ce secteur invite à la prudence. Koné devra répondre. Et hisser encore ses standards. Il a attendu ce type de rendez-vous toute sa vie... la note moyenne 4,5 Manu Koné devance Gustavo Caballero lors du huitième de finale hier soir. Pierre Lahalle/ L ’Équipe Sa note 5 Dimanche 5 juillet 2026 | L’ÉQUIPE 7 n’est pas terrible, ce que l’on voit. Cela va accélérer un peu, j’es- père.» Le silence quasi religieux ayant accompagné une bonne partie de la première période laisse maintenant place à un joyeux brouhaha. C’est soudain la fiesta, ambiance boule à facet- tes et version remixée de Désen- chanté e, l‘indémodable tube ico- nique de Mylène Farmer. Les supporters des Bleus de Mexico ne le sont pas encore. Des « allez les Bleus!» plus assidus s’échap- pent des gorges serrées. Des ap- plaudissements fusent. Désiré Doué effectue son entrée 61 e ). Ce n’est toujours pas gagné. « Il fait quoi, Mbappé ? » demande une blonde, béret rouge sur la tête, à son ami. « Y’a penal ! » lui répond-il en voyant Doué se faire accrocher dans la sur- face. Les smartphones se tendent soudain. Le moment devient grave. Puis jouissif. Mbappé a, enfin, marqué (70 e ). Nouvelle pause fraîcheur. La sono crache le Que je t’aime de Johnny Hally- day à te faire chialer. Deux der- niers frissons causés par les tirs paraguayens et c’est gagné. Dieu que le football est beau pour les Français de Mexico. É affiché complet. « C’est la pre- mière fois que les Bleus jouent un samedi, explique Alex. Lors des autres matches, les gens étaient obligés de partir travailler ». Maillot des Bleus floqué au nom de Savanier dans le dos, origi- naire de Montpellier et volontaire durant cette Coupe du monde au stade Azteca, Clément ajoute : « Lors du précédent match de la France contre la Suède (3-0, en 16 es de finale, le 30 juin), on n’était qu’une vingtaine, car le Mexique jouait après (contre l’Équateur, 2-0). “Ils jouent un peu sale, les Paraguayens '' ALEXANDRE, EMPLOYÉ DANS LA FINANCE Si la terrasse se veut jeune et joyeuse, l’ambiance tarde tout de même à prendre. L’entame de match des Bleus ne se veut, elle, pas au rendez-vous. Un blond décoloré se rassure en applau- dissant des deux mains la frappe à côté de Manu Koné (22 e ). La pause fraîcheur permet de pas- ser de la musique. De timides « allez les Bleus ! » accueillent la reprise de la partie. « Ils jouent un peu sale, les Paraguayens, s’agace Alexandre, employé dans la finance. Constat à la mi-temps de Clément de Montpellier : « Ce DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL BERNARD LION S MEXICO – La Marseillaise retentit soudain. Les choristes d’occa- sion n’ont pas besoin de se lever pour pousser la chansonnette en chœur. Cela fait déjà un moment qu’ils se serrent tous debout, de- vant l’écran géant déroulé sur la terrasse du Bombay Roma. Le propriétaire de ce club de reg- gaeton de la Colonia Roma, quar- tier touristique de Mexico, a prêté les lieux pour cette «fiesta french touch » organisée par la LCDA, « Les Copains D’Abord », une as- sociation spécialisée dans l’évé- nementiel musical dirigée par Yves de Marseille et Alex de Pa- ris. Une fois la fouille au corps passée, l’entrée est libre. Seules les boissons sont payantes. De même que les sandwiches-ba- guettes françaises et les crêpes et les gâteaux faits maison par « les 3 copines », un établisse- ment de Polanco. Ce petit coin de France niché accueille la dias- pora française de Mexico au son de Ma Benz de suprême NTM. Le match n’a pas débuté que c’est déjà un succès. Le rendez-vous s’est propagé de bouche à oreilles et la terrasse a très vite Reggae bleu à Mexico La communauté française de la capitale du Mexique s’est réunie en nombre sur la terrasse du Bombay Roma, un club de reggaeton, pour vivre, crispée puis soulagée, la qualification française. Une absence pas sans conséquence Le forfait d’Aurélien Tchouaméni a placé Manu Koné en première ligne hier soir face au Paraguay. Mais d’autres Bleus pourraient voir leur rôle évoluer si le Madrilène devait aussi renoncer au quart de finale face au Maroc. DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL DAMIEN DEGORRE PHILADELPHIE (USA) – Même s’il n’était pas le plus spectaculaire des Bleus depuis le début de la Coupe du monde, Aurélien Tchouaméni n’en était pas le moins précieux. Garant de l’équilibre de l’équipe de France, il veillait par son place- ment et ses courses à ce que sa formation ne soit pas en souf- france à la perte du ballon. Il per- mettait aussi à Adrien Rabiot de se projeter sans trop compter. Forfait pour le huitième de fi- nale contre le Paraguay hier soir à cause d’une petite lésion aux ad- ducteurs, le Madrilène n’est pas à l’abri de devoir renoncer au quart de finale face au Maroc, le 9 juillet, à Foxborough, en périphérie de Boston. Cela dépendra de ses sensations. C’est donc un nou- veau « puzzle » , pour reprendre son expression, que Didier Des- champs va devoir mettre en place, au moins dans un premier temps. Koné, (presque) poste pour poste Hier soir, c’est donc Manu Koné qui a remplacé, quasiment poste pour poste, le vice-capitaine de l’équipe de France. Comme face à l’Irak (3-0, le 22 juin), le milieu de l’AS Rome a été associé à Ra- biot dont le profil est assez simi- laire au sien. Koné aime se porter vers l’avant, a une bonne frappe, la même propension à se glisser par ses courses derrière les li- gnes défensives, quand Tchoua- méni préfère se situer dans une position plus reculée, s’intercaler entre les deux défenseurs cen- traux à la relance. « Manu est un joueur qui a peut-être plus cette capacité à se projeter balle au pied, à casser des lignes par la passe et être un peu plus à la finition , expli- quait Rabiot, la veille de France- Suède (3-0, mardi). Il faut s’adapter oui, mais il s’agit de deux très bons joueurs avec qui il est facile de jouer. » La répartition des projec- tions entre Rabiot et Koné a été un peu plus équilibrée qu’entre Ra- biot et Tchouaméni, même si le milieu de l’AS Rome a hérité d’un rôle un peu plus défensif, comme lors de la victoire sur l’Irak (3-0). Face à l’Irak ou le Paraguay hier, Koné n’a touché aucun bal- lon dans la surface adverse quand il en avait contrôlé deux contre la Norvège, associé à Tchouaméni. Une ouverture pour Kanté ou Zaïre-Emery ? Si le joueur du Real doit aussi re- noncer à un potentiel quart de fi- nale, il n’est pas évident que Des- champs laisse à son « double- pivot » Rabiot-Koné l’intégralité des deux matches. Vu la chaleur accablante sous laquelle les Bleus ont joué à Philadelphie, ménager les joueurs qui parcou- rent le plus de terrain ne serait pas étonnant. Warren Zaïre-Emery et N’Golo Kanté, qui n’ont pas encore joué depuis le début du tournoi, auront donc peut-être une ouverture. Remis d’une douleur à un genou, Kanté a montré lors des différen- tes séances effectuées au centre d’entraînement de l’université de Bentley qu’il était en jambes alors que Zaïre-Emery paraît autant in- vesti, qu’il joue au milieu ou latéral gauche lors des oppositions. Dans quel état sera Tchouaméni ensuite ? La petite lésion aux adducteurs révélée par l’IRM passé vendredi soir, à Philadelphie, pourrait né- cessiter quatre ou cinq jours d’in- disponibilité, ce qui pourrait paraî- tre court, quand même, pour répondre présent lors du quart de finale prévu... dans cinq jours. Si personne n’exclut totale- ment la présence du vice-capi- taine à Boston, et surtout pas l’in- téressé qui confie en privé ne rien sentir de grave, aucun risque ne sera pris. Quelle que soit sa date de retour, Tchouaméni n’aura pas non plus besoin d’une remise en condition particulière. Il sera resté, au plus, deux semai- nes sans match (son dernier re- monte à la victoire sur la Norvège, le 30 juin), et il s’est entraîné jus- qu’au 3 juillet. Aurélien Tchouameni, devant Manu Koné à la mi-temps de Paraguay-France hier (0-1). Un supporter français, maillot de Kylian Mbappé sur le dos, regarde le match sur écran géant à Mexico hier. Bernard Lions/ L ’Équipe Pierre Lahalle/ L ’Équipe LA LISTE DES 26 BLEUS 3 gardiens 16. Mike MAIGNAN (AC Milan, ITA, 31 ans/ 45 sélections/ 34 buts encaissés) 23. Robin RISSER (Lens, 21/0/0) 1. Brice SAMBA (Rennes, 32/4/5) 9 défenseurs 3. Lucas DIGNE (Aston Villa, ANG, 32 ans/ 61 sélections/0 but) 2. Malo GUSTO (Chelsea, ANG, 23/14/0) 21. Lucas HERNANDEZ (Paris-SG, 30/42/0) 19. Theo HERNANDEZ (Al-Hilal, ARS, 28/47/2) 15. Ibrahima KONATÉ (Real Madrid, ESP, 27/29/0) 5. Jules KOUNDÉ (FC Barcelone, ESP, 27/53/0) 26. Maxence LACROIX (Crystal Palace, ANG, 26/5/0) 17. William SALIBA (Arsenal, ANG, 25/36/0) 4. Dayot UPAMECANO (Bayern Munich, ALL, 27/43/2) 5 milieux 13. N’Golo KANTÉ (Fenerbahçe, TUR, 35/69/2) 6. Manu KONÉ (AS Rome, ITA, 25/17/0) 14. Adrien RABIOT (AC Milan, ITA, 31/63/7) 8. Aurélien TCHOUAMÉNI (Real Madrid, ESP, 26/49/3) 18. Warren ZAÏRE-EMERY (Paris-SG, 20/11/1) 9 attaquants 25. Maghnes AKLIOUCHE (Monaco, 24/10/1) 12. Bradley BARCOLA (Paris-SG, 23/25/5) 24. Rayan CHERKI (Manchester City, ANG, 22/12/2) 7. Ousmane DEMBÉLÉ (Paris-SG, 29/64/11) 20. Désiré DOUÉ (Paris-SG, 21/12/3) 22. Jean-Philippe MATETA (Crystal Palace, ANG, 29/6/2) 10. Kylian MBAPPÉ (Real Madrid, ESP, 27/103/63) 11. Michael OLISE (Bayern Munich, ALL, 24/22/7) 9. Marcus THURAM (Inter Milan, ITA, 28/35/3) Paraguay 0-1 France coupe du monde 2026 huitièmes de finale 8 Dimanche 5 juillet 2026 | L’ÉQUIPE * Avec un indice d’amertume international de 10, Bud fait partie des bières blondes les plus douces vendues en France L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ, À CONSOMMER AVEC MODÉRATION d ouce * 0.0% B ière u ltra flop è David 3 Avec le ballon, il a beaucoup décroché, s’est proposé et a été disponible pour ses partenaires. Mais il a manqué de promptitude sur la première situation dans la surface marocaine (5 e ), il a envoyé au-dessus un coup franc très bien placé (78 e ), juste avant que le deuxième but n’éteigne les espoirs canadiens. Trop imprécis, dans le jeu et dans la surface. R.D. coupe du monde 2026 huitièmes de finale top é Bounou 8 Il fait deux arrêts déterminants d’entrée qui changent le sens du match, notamment un face-à-face victorieux devant Oluwaseyi (10 e ). Il a assumé son rôle de leader. Est encore présent sur une frappe de Buchanan (79 e ). Et dominateur dans les airs sur tous les centres. Capital dans les moments de pression. H. P. ussi avec l’OM? « Il y avait peut-être trop de monde à ce poste et il n’a pas pu percer. S’il y avait eu un peu de temps et surtout de confiance, je le répète... Vraiment, si vous don- nez de la confiance à Ounahi, il fait des miracles. » Entre le Qatar et aujourd’hui, il poursuit son ascension aux yeux du monde sous la conduite d’un Ouahbi qui l’a placé plus haut. Le sélectionneur l’a donc con- traint à modifier son style. « Il doit assimiler un autre système, il se de son poids. « Même s’il fait une première mi-temps difficile, il sort (Ayyoub) Bouaddi plutôt que lui, ce qui est une manière de lui dire : “On a confiance en toi.” C’est un gar- çon qui aime le ballon mais aime le donner aussi. Il est porté vers l’of- fensive mais très intelligent sur les phases de replis défensifs. Il faut voir le nombre d’interceptions qu’il a faites au Qatar en 2022. » Vendu l’été dernier à Gérone, relégué en fin de saison en D2 espagnole, pourquoi Ounahi n’a-t-il pas ré- nous avions de très bonnes rela- tions avec Strasbourg, il y est allé mais il a un peu galéré. Ils l’ont prêté à Avranches pour l’aider et faire ses gammes. Puis il s’est retrouvé à An- gers où il a éclaté. » “À l’OM, il y avait peut-être trop de monde à ce poste et il n’a pas pu percer '' NASSER LAGUET, ANCIEN DTN DU MAROC ET DIRECTEUR DE LA FORMATION MARSEILLAISE Avant le grand bond marseillais, en janvier 2023. « C’est un garçon adorable, vous ne pouvez pas avoir de problèmes avec lui, mais extrê- mement particulier, car il exprime plus son talent en sélection qu’en club aujourd’hui, admet Larguet. Je pense que les clubs sont mitigés pour lui faire confiance. Et s’il n’a pas cette confiance totale que lui don- nait Walid Regragui en 2022 et que lui donne aujourd’hui Mohamed Ouahbi, c’est peut-être plus dur. » Il en veut pour preuve les chan- gements du sélectionneur contre le Canada. Comme un symbole comme un indiscutable, alors qu’en sélection il est devenu une arme clé ? Sous le maillot des Lions de l’Atlas, c’est un homme transformé, en mission, investi, déjà 54 capes à 26 ans. Un homme capable d’aligner six ou sept matches à très haute alti- tude. Lors de la dernière Coupe du monde, au Qatar, sans mar- quer comme ici, il avait déjà été particulièrement important par ses courses, sa créativité, son sens des interceptions. Ounahi avait frappé la rétine de tous les observateurs sous le charme. Il ajoute, ici, cette efficacité propre aux grands. Après son premier but, ce pur produit de la formation marocaine, passé par le centre Mohamed-VI, a même illuminé la partie par ses inspirations. Nasser Laguet, ancien DTN du Maroc et directeur de la forma- tion marseillaise, le connaît par- faitement pour l’avoir recruté plus jeune à l’académie Mohamed-VI. « Il avait 10 ou 12 ans quand on l’a découvert à Casablanca. Et comme DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL HERVÉ PENOT (avec R.D.) SEATTLE (USA) – Azzedine Ounahi a éclairé le dôme fermé de Hous- ton. Deux pétards, l’un à ras de terre sur une passe d’Achraf Ha- kimi (1-0, 50 e ), l’autre pleine lu- carne sur une offrande de Brahim Diaz (2-0, 82 e ), ont offert au Maroc sa place en quarts de finale de la Coupe du monde au bout d’un match (3-0) que les Lions sont loin d’avoir maîtrisé. Mais Ounahi est passé par là, fine silhouette aux jambes comme des roseaux, un physique de brindille si particulier dans le football d’aujourd’hui. Est-ce l’une des raisons pour lesquelles il n’a jamais encore trouvé cette régularité attendue en club, comme à Marseille, où ses fulgu- rances n’ont pas suffi à l’imposer Ounahi, un Lion en mission Auteur d’un doublé hier face au Canada, le milieu est devenu une arme clé de sa sélection où il est beaucoup influent qu’en club, comme l’explique Nasser Larguet, ancien DTN du Maroc. Azzedine Ounahi (au centre), félicité par Achraf Hakimi (à gauche) et Soufiane Rahimi après l’ouverture du score du Maroc face au Canada (3-0), hier. Canada 0-3 Maroc Franck Faugère/ L ’Équipe uu Canada 0 0 Maroc 0 3 êêêê êê 10 Dimanche 5 juillet 2026 | L’ÉQUIPE RÉSULTATS ET PROGRAMME COUPE DU MONDE 2026 seizièmes de finale DANS LA NUIT DE VENDREDI À SAMEDI ARGENTINE - Cap-Vert .. 3-2 a.p. Argentine : Messi (29 e ), Li. Martinez (92 e ), Borge (111 e , c.s.c). Cap-Vert : D. Duarte (59 e ), S. Cabral (103 e ). COLOMBIE - Ghana ............... 1-0 J. Arias (14 e ). huitièmes de finale HIER Canada - MAROC .................. 0-3 Ounahi (50 e , 82 e ), Rahimi (90 e +8) Paraguay - FRANCE ............. 0-1 Mbappé (70 e s. p.) AUJOURD’HUI Brésil - Norvège ................. 22 h M6, beIN Sports 1 LA NUIT PROCHAINE Mexique - Angleterre ............ 2 h beIN Sports 1 RETROUVEZ LE TABLEAU FINAL EN PAGE 10 coupe du monde 2026 huitièmes de finale Canada - Maroc : 0-3 LE DÉBRIEF EN BREF DIDIER DIGARD 39 ANS Entraîneur du Havre. depuis des années, c’est impressionnant ce qu’il fait. Tout paraît fluide, naturel chez lui, son abattage est énorme. Le nouveau sélectionneur fait des choix forts, et ça marche. On voit qu’il a des idées très claires. À travers les mécanismes mis en place, on comprend que cette équipe veut jouer au football. Tout le monde est parfaitement aligné, il y a un projet commun, c’est toujours la base des succès. Honnêtement, je pense que personne n’a aujourd’hui envie de l’affronter. » laisser sur le terrain. Résultat: il inscrit un doublé. C’est ça la confiance. Du coup, il rayonne. On sent un j