Je deviens moi Je deviens moi N I C O L A S G A L L U C C I O © 2026 Nicolas Galluccio. Tous droits réservés. Aucune partie de cet ouvrage ne peut être reproduite, stockée ou transmise, sous quelque forme que ce soit, sans l’autorisation écrite de l’auteur. Illustration de couverture : Christian Nourry. Édition auto-publiée — première édition, novembre 2026. Table des matières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 1. Définir ses objectifs et ses aspirations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 2. Gérer son temps et ses priorités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 3. Développer une mentalité de croissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 4. Cultiver des habitudes positives . . . . . . . . 47 5. Surmonter les échecs et les obstacles grâce à la persévérance . . . . . 49 6. Construire des relations saines, enrichissantes et gérer les conflits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 7. Investir en soi-même et en son avenir . . . . . . . . . . . . . . 53 8. Trouver l’équilibre entre travail et vie personnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . 55 9. Explorer sa spiritualité et les lois de l’univers . . . . . . . . 57 10. Donner du sens à sa vie et contribuer à un monde meilleur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 11. Apprendre à communiquer efficacement . . . . . . . . . . 61 12. Développer sa confiance en soi et son rapport à l’argent . . . 63 13. Prendre soin de son corps et de son esprit par la nutrition et le sport . . . . . . . . 65 14. Établir des objectifs financiers sains et la gestion de l’argent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67 15. Cultiver la gratitude et l’optimisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69 16. Apprendre à pardonner et à lâcher prise . . . . . . . . . . . . . . . 71 17. S’entourer de personnes positives et inspirantes . . . . . . . . . . . 73 18. Trouver sa passion, son Ikigai et poursuivre ses rêves . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75 19. Comprendre le marketing de réseau . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 20. Développer son intelligence émotionnelle . . . . . . . . . . . . . . . 80 21. Apprendre à dire non et à affirmer ses besoins . . . . . . . 82 22. Développer des stratégies pour surmonter la procrastination . . . . . . . 84 23. Explorer différentes méthodes de relaxation et de méditation . . . . . . . . . 86 24. Développer une routine matinale positive et énergisante . . . . . . . . . . . . 89 25. La scolarité des enfants et leur éducation financière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91 26. Bâtir une équipe solide et harmonieuse . . . . . . . . . . . . . . 93 27. Utiliser les échecs comme tremplin vers le succès . . . . . . . . . 95 28. Créer un environnement de travail inspirant et productif . . . . . . . . . . . 97 29. Apprendre à déléguer et à faire confiance à son équipe . . . . . . . . . . . . . . 100 30. Les clés pour développer un leadership efficace . . . . . . . . . . . . . 102 31. Le pouvoir des affirmations et de la visualisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104 32. L’importance de la formation continue et du développement personnel . . . . . . . . . 106 33. La puissance de la pensée positive et de l’auto-suggestion . . . . . . . . . . . . . . . . . 109 Communication, relations et leadership . . . . 110 34. Comprendre l’impact de l’environnement et du contexte culturel . . . . . . . . . 113 35. Réseautage et établissement de partenariats stratégiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115 36. L’art de la négociation et de la persuasion . . . . 117 37. Les principes d’une communication non-violente et empathique . . . . . . . . . . 119 38. Apprendre à gérer les conflits de manière constructive . . . 122 39. Cultiver l’empathie et la compassion envers soi-même et les autres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124 40. Savoir gérer des émotions . . . . . . . . . . . . 127 Gestion du temps, des priorités et des habitudes . . . . . 128 41. Se fixer des objectifs SMART pour une progression mesurable . . . . 130 42. L’importance de la gratitude et de la générosité envers les autres . . . . . . . . . . . . 132 43. Comprendre et exploiter la psychologie des ventes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134 44. Construire une marque personnelle forte . . . . . . . . . . . 136 45. Les stratégies de marketing innovantes et disruptives . . . . . . . . 139 46. L’importance de l’entraide et du mentorat dans la réussite . . . . . . . . . . . . 142 47. La gestion des risques et l’anticipation des obstacles . . . . . . . . . . . 144 48. L’éthique et la responsabilité sociale dans les affaires . . . . . . . . . . . 146 49. L’art de la guerre appliqué aux stratégies d’entreprise . . . . . . . . . 148 50. La philosophie stoïcienne appliquée à la vie quotidienne . . . . . . . . . . . 150 51. Les clés pour créer et développer une startup réussie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 152 52. L’importance de l’innovation et de la différenciation dans un marché saturé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 154 53. Explorer sa spiritualité et sa créativité . . . . . . . 157 54. Donner du sens à sa vie et contribuer à un monde meilleur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 159 55. Établir des objectifs financiers sains . . . . . . . . . . . 161 56. Trouver des moyens créatifs d’exprimer ses émotions . . . . . 163 57. L’investissement immobilier comme source de revenus passifs . . . . . . . . . . . . 165 58. La maîtrise de l’énergie et la connexion à l’univers . . . . . . . . . . . . . . 168 59. Les lois spirituelles du succès et de l’abondance . . . . . . . . . . . . 170 60. La pratique de la pleine conscience et la méditation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 173 61. L’impact de la philosophie orientale sur la réussite personnelle et professionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . 176 62. Le pouvoir de l’intuition et du sixième sens . . . . . . . . . . . . . . . 179 63. La connexion entre la science et la spiritualité . . . . . . . . . . . 182 64. La loi de l’attraction et la manifestation de ses désirs . . . . . . . 184 65. Le rôle de la synchronicité et des coïncidences dans nos vies . . . . . . . . . 187 66. Les enseignements des maîtres spirituels contemporains . . . 190 67. Les traditions spirituelles du monde et leurs applications pratiques . . . . . . . . . . . . . 193 68. L’éveil spirituel et la transformation personnelle . . . . 195 69. Les bienfaits de la gratitude et de la visualisation sur notre réalité . . . . . . . . . . 197 70. La puissance du pardon et de la guérison émotionnelle . . . . . . . . . . 199 71. Le voyage de l’âme et la recherche de l’épanouissement . . . . . . . . . . . . . . . 201 72. La résilience spirituelle face aux défis de la vie . . . . . . . . . . 203 73. Les outils et techniques pour développer son intuition . . 205 74. L’importance de la connexion à la nature et à notre environnement . . . 207 75. Le rôle des rêves et des signes dans notre développement spirituel . . 209 76. Les pratiques ancestrales de guérison et leurs applications modernes . . . . . . 211 77. La quête de la vérité et la remise en question de nos croyances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 213 78. Les expériences de vie après la mort et les leçons qu’elles nous enseignent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 216 79. L’équilibre entre matérialisme et spiritualité dans la quête de la réussite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 219 80. Accroché à mes rêves – Leçons de persévérance et de foi inspirées par la chanson de Blacko . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 221 81. L’art de la simplicité – The Minimalists et le pouvoir du minimalisme pour une vie épanouissante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 223 82. Les livres de Napoléon Hill, en particulier « Réfléchissez et devenez riche » et « Les 16 clés du succès . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 226 83. Savoir prendre des risques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 228 84. Le secret pour atteindre un objectif . . . . . . 230 85. Les motivations qui poussent les gens à devenir entrepreneur . . . . . . . . . 232 86. Les secrets d’un esprit millionnaire – Développer une mentalité de millionnaire grâce aux enseignements de T. Harv Eker . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 234 87. Les cycles de la vie – Apprendre à embrasser les défis et les obstacles pour grandir et atteindre le succès . . . . . . . . . . . . . . . 236 88. Forger son propre chemin – Prendre des risques et faire des sacrifices pour atteindre la liberté et réaliser ses rêves . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 238 89. La recette du succès : les ingrédients essentiels pour mener à bien vos projets . . . . . . . . 240 90. La spiritualité : une exploration personnelle et universelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 242 91. Mettre en place une routine . . . . . . . . . 244 92. Les avantages d’être sportif dans le cadre professionnel : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 246 93. L’importance de l’échec . . . . . . . . . . 248 94. Pourquoi croire en ses rêves est essentiel pour réussir : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 250 95. Les bienfaits de rêver en couleur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 252 96. Les avantages de voir grand . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 254 97. Les « lois de l’univers . . . . . . . . . 256 98. Le travail : un remède contre l’ennui, le vice et le besoin . . . . . . . . . . . . . . . . 258 99. Conseils pour monter son premier business . . . . . . . . . . . . . . . 260 100. Histoires inspirantes – Les témoignages de réussite de ceux qui ont suivi les enseignements des grands maîtres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 263 Les films et documentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 267 Les livres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 273 Les Musique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 273 Les Chaînes Youtube . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 274 Les Pages Facebook . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 277 Conclusion Introduction Je veux rendre hommage, en introduction de ce livre, à Grégory Lemarchal et sa chanson « Je deviens moi » qui m’a inspiré le titre de ce livre. Il a toujours été un exemple pour moi de force et de détermina- tion, il a été jusqu’à sacrifier le peu de santé qu’il lui restait pour vivre son rêve jusqu’au bout. À chaque fois qu’il y a eu des mo- ments difficiles dans ma vie, je pense à lui et à ce qu’il a enduré, et cela me redonne la force de me battre corps et âme pour mes rêves. Je tiens aussi à rendre hommage, dans un tout autre registre, à Kery James qui m’a accompagné chaque jour grâce à ses poésies ur- baines et vous invite à écouter sa chanson Banlieusards et surtout ses paroles. Cette chanson m’a toujours motivé durant ce processus difficile pour atteindre la liberté financière. Qui suis-je Je vais casser tout de suite le cliché : désolé si je vais en décevoir certains, mais je ne suis ni arabe, ni noir, et ni issu de la banlieue. Au contraire, j’ai grandi dans une grande maison, dans un en- droit plutôt huppé. 11 Cependant, j’ai dû toujours me débrouiller tout seul dès l’adolescence. De plus, étant enfant d’immigré (mon père est venu de Calabre enfant et ma mère de l’île Maurice), je me suis reconnu dans ce texte de Kery James. Le message que je veux vous apporter est quant à lui universel : mon but n’est pas de diviser mais au contraire de nous rassembler afin d’y arriver tous ensemble et devenir la meilleure version de nous-même ! La couverture ( faite par mon très cher ami Christian Nourry, merci encore pour ce cadeau ) L’illustration saisissante et complexe représente un homme, symbolisant chaque individu, se tenant debout devant un portail lumineux et mystérieux, signe de l’entrée dans un monde intérieur fascinant et inexploré. Les grandes sphères et les anneaux lumi- neux qui l’entourent évoquent les différentes étapes à franchir pour atteindre son potentiel et sa réalisation personnelle. L’image s’inspire des concepts tels que le labyrinthe, en particu- lier sa version Hopi, qui représente le voyage initiatique de l’individu à travers les épreuves et les défis de la vie. Le labyrinthe est une métaphore du cheminement intérieur et de la quête de connaissance de soi, guidé par la sagesse ancestrale des cultures au- tochtones. Le dessin rappelle également l’idée du mandala, un concept cen- tral dans la psychologie analytique de Carl Gustav Jung. Le manda- la, souvent représenté par des formes géométriques et des motifs concentriques, est un outil de méditation et de concentration utili- sé dans diverses traditions spirituelles. Dans la psychologie jun- gienne, le mandala symbolise le processus d’individuation, où l’individu cherche à intégrer les différentes facettes de sa personna- Nicolas Galluccio 12 lité, comme ses ombres et ses archétypes, pour atteindre une unité et une harmonie intérieure. Le processus d’individuation est un voyage ardu mais essentiel pour réaliser son potentiel et vivre une vie authentique. Les motifs et les formes de l’illustration rappellent les mandalas, suggérant que l’on pourra puiser dans cette sagesse ancienne pour se recen- trer et se connecter à son essence profonde. Enfin, l’œuvre fait référence aux travaux de Stanislav Grof sur les matrices périnatales et l’utilisation des substances psychédé- liques pour explorer les profondeurs de l’esprit humain. Les ma- trices périnatales sont des états de conscience liés aux expériences de la naissance, et Grof en a identifié quatre principales. La der- nière matrice, souvent appelée la matrice de la renaissance, est par- ticulièrement pertinente pour le développement personnel. Dans cette matrice de la renaissance, l’individu traverse une ex- périence de mort et de renaissance symbolique, qui peut être assi- milée à un processus de transformation profonde. Cette expérience permet de transcender les limitations et les conditionnements du passé, d’embrasser de nouvelles perspectives et de renaître en tant qu’être plus épanoui et authentique. L’image reflète cette idée de renaissance, avec le portail lumineux évoquant le passage vers une nouvelle étape de la vie. En combinant les enseignements des matrices périnatales de Grof et la notion de mandala et d’individuation de Jung, l’illustration offre un éclairage précieux sur le chemin de la trans- formation personnelle. Les motifs psychédéliques et les êtres sur- naturels présents dans l’image traduisent cette intégration de l’inconscient collectif et des archétypes universels. Cette œuvre d’art invite chaque personne à explorer les profondeurs de son être, à transcender les barrières et les peurs, et à émerger en tant qu’individu épanoui et conscient, prêt à embrasser son véritable potentiel. Je deviens moi 13 Mon enfance Mes grands-parents paternels étaient des paysans et avaient émigré d’Italie pour cultiver des fleurs en serre. Ils avaient construit une maison et ma famille y vivait, chacun dans un étage indépendant. Je n’ai jamais manqué de rien jusqu’à mes 14 ans. Mon plus beau souvenir fut lorsque je reçus à Noël la Super Nintendo avec le ba- zooka (c’est l’âge adulte pour les anciennes générations, 14 ans ; mon père était déjà marbrier à cet âge-là ^^) Par contre, je dois préciser que mes parents ne nous donnaient jamais d’argent sans un travail en échange. Je me souviens que mon père avait parfois sa voiture propre, mais il nous demandait de la laver si nous voulions avoir de l’argent de poche. Et vivant dans une maison, il y avait toujours des travaux à faire ou du jardinage. D’ailleurs, c’est ce qui m’a ôté l’envie d’avoir une maison. Je passais tous mes dimanches à bricoler pendant que mes potes, eux, s’amusaient. Je remercie mes parents pour nous avoir tout donné, car c’est cela qui m’a donné le goût des bonnes choses et l’envie de profiter de tout ce qu’il y a de bon à prendre dans cette vie. Franchement, c’était dur à 14 ans de devoir commencer à se dé- brouiller (je précise qu’on a toujours eu un toit et à manger), mais aujourd’hui je les remercie pour cela, car c’est ce qui nous a permis d’apprendre à affronter tout seul chaque situation de la vie. Je pense que c’est comme ça qu’on forme des soldats. « Une espèce naît et se fortifie face à des conditions défavorables. Inversement, des bêtes abondamment nourries créent des anomalies et des monstruosités. » — Nietzsche Nicolas Galluccio 14 Autrement dit : C’est dans l’inconfort et la difficulté que tu te solidifies. Dans le confort, tu régresses, tu deviens une merde. – Je vois au quotidien la faiblesse dans le regard des gens. C’est triste, car eux-mêmes ne connaissent pas leurs vraies capacités. La cause est souvent un système et un entourage qui les a trop préservés. Mais tôt ou tard, la vie vous percute, comme le dit Rocky : « Je vais te dire un truc que tu sais déjà. Le soleil, les arcs-en-ciel, c’est pas le monde. Y’a de vraies tempêtes, de lourdes épreuves. Aussi grand et fort que tu sois, la vie te mettra à genoux et te laissera comme ça en permanence si tu la laisses faire. Toi, moi, n’importe qui, personne ne frappe aussi fort que la vie. C’est pas d’être un bon cogneur qui compte, l’important c’est de se faire cogner et d’aller quand même de l’avant, c’est de pouvoir en- caisser sans jamais, jamais flancher. C’est comme ça qu’on gagne. » — Rocky Balboa Alors autant être confronté tôt à cette réalité, enfin pas trop non plus. Une autre personne m’a donné le goût des bonnes choses, je vais vous raconter cette anecdote qui a été pour moi une révélation : lorsque j’étais vendeur à domicile pour Orange, nous avons fait un déplacement professionnel d’une semaine sur Paris pour rattraper le chiffre là-bas. Mon patron de l’époque, étant sur Paris lui aussi pour une réunion à ce moment-là, décida de nous rencontrer et de nous inviter au restaurant. Il faut savoir que, bien que cela faisait plus d’un an que je tra- vaillais dans cette société, je ne l’avais jamais rencontré. Il nous in- vita dans un restaurant très chic sur les Champs-Élysées, et tout le Je deviens moi 15 repas fut arrosé de champagne Ruinart en dégustant les meilleurs mets. Je trouvais ça disproportionné, voire déplacé, en regard de nos salaires, il a dû dépenser 1 500 € pour un repas de 8 personnes. Mais ensuite, il a raconté son histoire : lui étant immigré espagnol de famille pauvre, il avait l’habitude de ne manger que des patates. Lors d’un de ses premiers boulots de commercial, un de ses patrons lui a donné le goût des bonnes choses, alors il a dit que lui, à son tour, il essaye de nous transmettre ce goût des bonnes choses. Ce fut un déclic pour moi, je me suis dit : je n’ai qu’une vie, bor- del, et je dois tout donner pour en profiter au maximum pour moi et mon fils. Le mois suivant, je finis 1er vendeur au national !! C’est bon, j’étais parti et ne voulut plus jamais redescendre en termes de salaire. À la base, je ne l’avais pas fait pour l’argent, je me suis dit : je vais tout donner pour me prouver à moi-même de quoi je suis ca- pable et, une fois que je reçus mon salaire qui en était la consé- quence, j’ai pu me faire plaisir tout le mois et il me restait même des sous à la fin, fini la galère intersidérale. Pour revenir à mon enfance, l’école primaire se passe très bien, j’ai toujours été premier de ma classe. Ensuite arriva le collège et, venant d’un petit village, ce fut un choc pour moi. Mes voisins de classe à la rentrée en 6ème : un gitan qui venait juste les premiers mois le temps d’avoir le papier de la CAF (il « oublia » de me rendre mes deux classeurs de cartes Dragon Ball Z, ce qui vaudrait aujourd’hui le prix d’une voiture neuve) et un rebeu arrivant du bled, qui avait 3 ans de plus que moi et parlait difficilement le français. C’est là que ma vie a pris un tournant, car je fus plus attiré par les conneries, les filles et, à travers cela, devenir quelqu’un que par l’école. Nicolas Galluccio 16 Je n’ai jamais eu de bonnes notes au collège malgré mes capaci- tés, mais bon, ce n’est pas ce qui m’intéressait à l’époque, je voulais simplement faire des sous, profiter avec mes potes et faire des conneries. D’ailleurs, une fois, nous sommes retournés à une kermesse qu’organisait mon école primaire et, lorsque des amis à moi dirent à mon ancien professeur que j’avais redoublé, il a dit : c’est impos- sible, je ne vous crois pas. Le collège m’avait vraiment entraîné du mauvais côté, bien sûr, j’y suis allé de mon plein gré. Les paroles de Béné dans la chanson L’Impasse de Kery James traduisent bien mon état d’esprit de l’époque : « C’est maintenant qu’il me faut des thunes, dis-moi ça sert à quoi de faire des études, j’ai pas besoin de leur diplôme, il me faut des billets ». Bon, j’ai compris bien plus tard, après 10 années de galère, à quoi servaient les diplômes finalement... Mais je vous rassure, pour ceux qui n’en ont pas, il reste une al- ternative à la criminalité pour faire des sous et s’épanouir : l’entrepreneuriat. Mon père m’attrapa à ce moment-là en train de fumer des joints et me fit faire la promesse devant la photo de mon grand-père dé- cédé (Paix à son âme) d’arrêter de fumer. En échange, il m’acheta une moto 50 cm3, sous réserve de ne pas recommencer. J’arrête donc de fumer le 24 mai 1999 à l’âge de 14 ans et je le re- mercie encore, car il faut se dire les choses : à cet âge et même plus vieux, le cannabis détruit le cerveau et les chances de s’en sortir. Cf : la chanson d’Idéal J, Un nuage de fumée 1 & 2. Vient enfin à la fin de la 3ème le moment fatidique où l’on doit faire un choix. Mais, ayant eu que des mauvaises notes et apprécia- tions et n’ayant même pas le brevet des collèges, le seul choix fut l’apprentissage. L’école se termine le mercredi et je commence le vendredi l’apprentissage en hôtellerie-restauration en entreprise pour deux Je deviens moi 17 mois, juillet/août, directement, pendant que mes potes eux profi- taient de leur été après avoir fini le collège. J’étais content malgré tout, car j’allais enfin gagner des sous et, de plus, par la suite, je fus logé sur place, ce qui me permit d’avoir encore plus d’indépendance. Le système scolaire nous demande de faire des choix alors que nous n’avons jamais eu d’expérience professionnelle auparavant pour nous permettre de savoir ce que l’on aime ou pas. C’est comme aller dans un buffet et choisir notre repas alors que nous n’avons jamais goûté les plats. Je ne vais pas rejeter la faute sur les autres, je suis le plus grand responsable de mon échec scolaire, mais étant parent à mon tour d’enfants scolarisés, je me dois de partager mon ressenti. Bien sûr, il ne faut pas généraliser, il y a de très bons profes- seurs, mais le sens de la vocation d’être professeur existe de moins en moins. Bien souvent, les enseignants sont des personnes qui ont continué les études d’années en années sans but précis pour ne pas être confrontés à la réalité de la vie et du marché du travail. Au final, un seul choix s’est imposé à eux, celui d’être prof à leur tour. Je pense que c’est ce qu’ils voulaient nous faire payer à travers leurs critiques et à nous rabaisser constamment. Eux n’ont pas eu le cou- rage de vivre leur rêve, alors ils nous rabaissent à leur tour pour nous faire comprendre que nous n’étions capables de pas grand- chose et qu’il fallait arrêter de rêver que pour nous, ce serait le SMIC, les week-ends, 5 semaines de congés payés et la retraite à 65 ans, enfin si d’ici là, il y en a encore une. Si on se réfère aux termes employés dans le livre de Napoléon Hill, « Réfléchissez et Devenez Riche », c’est une attitude crimi- nelle. Combien de jeunes détruits à cause des remarques et humi- liations des professeurs... Après, chez certains comme moi, cela produit l’effet inverse, je m’en suis toujours servi comme moteur pour leur montrer qu’on vaut mieux que ça. Nicolas Galluccio 18 On en arrive à un des commandements de Kevin Trudeau : qui est-ce que vous écoutez ? Je pense qu’il faut former nos enfants là- dessus. Un prof peut être très bon pour nous enseigner une ma- tière, mais pas pour nous donner des conseils pour réussir sa vie. Ne demandez pas l’avis des autres, car ça va partir dans tous les sens... Écouter tout le monde, c’est avoir 99,99 % de chances de ne rien faire ensuite. Écoutez uniquement ceux qui savent et/ou qui ont obtenu les résultats que vous voulez avoir dans un domaine précis, si nécessaire. L’école est faite pour former des futurs esclaves desti- nés à nourrir le système, pas pour créer des hommes libres et indé- pendants. Dans la vie d’entrepreneur, il n’y a pas de congés payés – je n’en ai eu qu’une fois dans ma vie, lors de mon apprentissage – et en- core moins de sécurité de l’emploi. Mais c’est justement ce qui donne toute sa beauté et son charme à cette voie : c’est une aven- ture au quotidien ! Je deviens moi 19 Mes études supérieures (lol) J’ai donc fait un apprentissage en hôtellerie-restauration pendant deux ans. Ce fut une seconde éducation pour moi, car on m’a ap- pris deux choses très importantes : le savoir-être et l’organisation, qui m’ont servi tout au long de mon parcours professionnel. Mon salaire était bien maigre, 300 €, mais un jour, alors que je me plai- gnais auprès d’un ami qui faisait un CAP Pâtisserie, il me répondit : « De quoi tu te plains ? On t’apprend un métier et en plus, t’es payé ! ». Il avait tout à fait raison. Aujourd’hui, les gens cherchent de l’argent tout de suite, mais les connaissances valent bien mieux qu’un salaire, car elles peuvent nous offrir la liberté plus tard. Un salaire ne te donne que de quoi vivre 30 jours, puis il faut recommencer le processus le mois suivant. C’est ce qu’on ap- pelle la « rat race ». D’ailleurs, cela m’a servi de boussole tout au long de mon parcours professionnel. Dans une expérience, je de- vais soit gagner beaucoup d’argent, soit acquérir des compétences. S’il n’y avait ni l’un ni l’autre, alors je quittais le travail sur-le- champ. J’ai obtenu mon CAP, mais avec une pause d’environ un an et demi en raison d’un accident de moto 50 cm3. Je me suis cassé une vertèbre et suis resté allongé dans un lit pendant trois mois sans pouvoir marcher. Une petite anecdote me vient à l’esprit : je devais recevoir de l’argent suite à cet accident et, à l’hôpital, mon père m’apportait des magazines de voitures. Il y avait un kit pour trans- former une voiture lambda en Lamborghini, qui coûtait environ 30 000 €. Je demanda à mon père si je pourrais l’acheter avec l’argent de l’assurance. Je me souviens encore que cela s’appelait uniquekit.com et il me répondit « oui, bien sûr ». Il n’a jamais brisé mes rêves et cela a été important pour mon développement. Après deux ans de procédure, j’étais arrivé au bout de la négociation avec l’assurance concernant l’indemnité. Si je voulais plus, il fallait que Nicolas Galluccio 20