Alex Martin et Alain Mounic/ L’ É quipe Pierre Lahalle/ L’ É quipe du Malus et du Malus Rugby Championnat des nations France 54-17 Fidji Illia Zabarnyi paris voit double Pages 10 à 13 Monfils, capitaine surprise Pages28 et 29 Tennis Coupe Davis FOOTBALL Ligue 1 Paris-SG 1-0 Troyes | Auxerre 0-1 Paris FC 2,70 € dimanche 8 novembre 2026 81 e ann é e N° 26 380 France m é tropolitaine Pierre Lahalle/ L’ É quipe Instant charnière pour l’OM Pages18 et 19 FOOTBALL Ligue 1 Lens 20 h 45 Marseille Pierre Lahalle/ L’ É quipe Lassine Sinayoko Les Bleus, auteurs de huit essais, ont domin é les Fidjiens hier soir à Lyon.Mais, à six jours de retrouver les champions du monde sud-africains, ils ont perdu leur ouvreur, Romain Ntamack, bless é à une é paule. Un gros coup dur. Pages2 à 6 un Carton Maxime Lucu, Antoine Dupont, Kalvin Gourgues et Romain Ntamack. ANT 2,70 € - BEL 2,80 € - LUX 3,00 € - CH 3,90 FS - ESP/CNY 3,50 € - MAR 30 MAD - REU 2,80 € r é sultats et programme Des Bleus ChaMPioNNaT dES NaTioNS aujourd’hui France - Fidji .................. 54-17 VenDreDi 13 noVemBre France - afrique du sud 21 h 10 À saint-Denis, stade de France. sameDi 21 noVemBre France - argentine....... 21 h 10 À saint-Denis, stade de France. gereux jusqu’au bout, souvent emp ê ch é par une gourmandise detropouunemaladresse. Un bilan flatteur à relativiser Les Bleus se sont parfois laiss é s aller, eux aussi, à un l é ger excès de jeu à plat, les conduisant à une indiscipline handicapante. Deux passes volley é es os é es en trop par-ci, deux interceptions par-l à Ilsonttoutefoisr é gl é lamirerapi- dement en se recentrant autour deleurspointsfortscollectifs. genre sacrificiel, on n’a encore rientrouv é demieux. Mais chaque chose en son temps, bien s û r. Int é ressons- nous d’abord à ce premier match face aux Fidji, r é gl é en une mi- temps : la première. Sans ê tre spectaculaire, elle nous a permis de retrouver un quinze tricolore concentr é et s é rieux. Il lui a fallu vingt minutes pour prendre la mesure d’un adversaire toujours inqui é tant dans le duel, capable de faire des diff é rences au con- tact,maisfinalementjamaisdan- cun remplit sa feuille de s é cu de- puissoncanap é etFabienGalthi é se gratte la t ê te pour savoir qui va terminerleChampionnatdesna- tions à l’ouverture de son é quipe deFrance. Maxime Lucu, comme hier soir face aux Fidjiens, ou alors – merci de ne pas rire – lancer un petit nouveau contre les Spring- boks, comme le Palois Axel Des- peres, six jours après que ceux-ci ontassomm é troisItaliensenpas moins d’une mi-temps avant de leur passer 66 points. Dans le ne peut pas dire qu’ils soient par- ticulièrement poursuivis par la chance. Carsouvenez-vousqu’ à lasor- tie du dernier é t é international, nous envisagions cette saison desfeuillesmortesavecdes é toi- les plein les yeux, à nous deman- derquijouerait à quelposteentre Romain Ntamack, Matthieu Jali- bert et Thomas Ramos, s’il y au- raitunmoyenounond’alignerles trois, juste pour voir ou pour inti- mider. Neuf semaines plus tard, cha- - rugby Championnat des nations 4 e journ é e Alex Martin/ L’ É quipe Denotreenvoy é sp é cial RENAUD BOUREL D é cines-charpieu (rh ô ne) – À ce ni- veaudepoisse,est-cequ’ilnese- raitpastempsdes’interrogersur ses vies ant é rieures ? Plut ô t que de faire venir Fran ç ois Hollande ou Beno î t Saint Denis pour des « masterclass » à Marcoussis, d é p ê cher un exorciste ou un cha- mane. On ne doute pas qu’un an- cien pr é sident ou qu’un combat- tant de MMA aient plein de trucs passionnants à partager, mais on sentimentsm ê l é s malgr é quelques impr é cisions, l’ é quipe de France, s é rieuse d’un bout à l’autre de la rencontre, s’est facilement d é faite de faibles Fidjiens. le gros point noir de la soir é e restera la sortie de romain ntamack sur blessure. France 54-17 Fidji uu 2 Dimanche 8 novembre 2026 | L’ É QUIPE rugby championnat des nations 4 e journ é e / France - Fidji : 54-17 6 10 pénalités concédées plaquages réussis 75 % 53 47 possession % 55 45 occupation % 69 % l’œil de jean-baptiste é lissalde ancien international fran ç ais (35s é lections) « Deux larges victoires, pas la m ê me impression » « France-AfriqueduSud,c’estdanscinqjours,ethier,tousceuxqui ontvucesdeux é quipesjouerleurpremiermatchdecemoisde novembresesontprojet é ssurlechoc à venir.Personnellement, cequej’aivu,cesontdeuxlargesvictoires,maispaslam ê me impression.C ô t é fran ç ais,j’aitrouv é YoramMoefanatrèsbon,j’ai aim é l’activit é deFlorianVerhaeghe,ler ô led’ é lectronlibrede CameronWokietlesbeauxencha î nementsdejeudebout.La nouveaut é ,c’estquelad é fensetricolores’estbiencomport é e, alorsqu’elle é tait à lapeinecesderniersmois.LesFidjiens,cesont destroncsd’arbre,etlalignes’estappliqu é e à bienmonter. Onvoyaitlesjoueurssprintersurchaquetempsdevolduballon, et ç a,c’estvraimentlapattedeGeoffreyDoumayrou,sonnouvel entra î neur.Globalementonaquandm ê mesentiune é quipequi chercheencoresesrepères.Ilyaeubeaucoupdeballonsperdus, notammententoucheunefoislesauteurretomb é ,etlam ê l é ene m’apasvraimentrassur é “Les Springboks sont une machine à broyer. comme une é quipe de club qui est ensemble depuis quatre mois et qui ma î trise tout ce qu’elle fait ,, L ’AfriqueduSudavait é trill é l’Italieplust ô tdanslajourn é e (66-7) , etl’impressionquej’engarde,c’estcelled’uneboucherie.Les Springbokssontunemachine à broyer.Commeune é quipede clubquiestensembledepuisquatremoisetquima î trisetoutce qu’ellefait.Onsentcetteforcedel’habitude,notammentdansleur fa ç ontrèsconstruiteethuil é edemettrelapressionsurlejeuau pied,soitavecleursailiersdanslesairs,soitavecleursgratteurs, toujourspr é sents à laretomb é e.J’aiaussivuune é quipeaff û t é e, alorsquelesBleussontdansleduretmultiplientlesblessures, commesiquelqu’uns’acharnaitsurunepoup é evaudou à leur effigie. À Lyon,ilsontencoreperduRomainNtamack,uneblessure quis’ajoute à cellesdeMatthieuJalibertetThomasRamos.Quand onsaitletalentdecestrois-l à ettoutcequepeuventamenerleurs associations,c’estvraimentdommaged’en ê trepriv é sau momentderetrouverleschampionsdumonde.Quivajoueren num é ro10vendrediprochainauStadedeFrance?Ilfautun buteur,etMaximeLucuaencoreenquill é hier.Ilests é rieuxdansle jeu,c’estunbonnum é ro10desubstitutionavecBordeaux,lestaff avaittravaill é avecluicommedeuxièmeouvreurlorsdela pr é paration,doncceseraitlogiquequ’ilencha î ne,m ê mesi ç a n’offrepastouteslesgaranties,notammentfaceauxjoueurstrès puissantsdontl’AfriqueduSuddisposeaumilieuduterrain. » hier France 26 54-17 3 Fidji arbitre : dickson (ang). groupama stadium. 53 563 spectateurs France (Bonus oFFensiF) r é alisations : 8 e, gros (15 e ), p é nalit é (22 e ), Falatea (33 e ), grandidier-nkanang (36 e ), gourgues (60 e ), attissogbe (63 e ), ollivon (73 e ), dupont (79 e ) ; 6 t, gourgues (33 e ), lucu (36 e , 60 e , 63 e , 73 e , 79 e ). remplacements.– 34 e : r. ntamack par lucu ; 46 e (note : 6): lamothe par mauvaka (5), Falatea par montagne (5), gros par poirot (6), pa. Boudehent par staniforth (5) ; 58 e : guillard par capilla, Verhaeghe par ollivon ; 65 e : moefana par gailleton. Cartons : aucun. s é lectionneur : galthi é Fidji r é alisations : 2 e, habosi (66 e ), ravutaumada (76 e ) ; 1 B, Kuruvoli (25 e ) ; 2 t, Volavola (66 e , 76 e ). remplacements.– 45 e : Kuruvoli par lomani, rayasi par maqala, Botitu par Volavola ; 49 e : sowakula par Yato ; 55 e : salawa par canakaivata ; 58 e : mawi par ravai, tagi par ravuiwasa ; 61 e : ikanivere par togiatama ; 71 e : hughes par ikanivere. Carton.– 1 jaune : Vocevoce (22 e ). s é lectionneur : White (aFs). evolution du score : 5-0, 12-0, 12-3, 19-3, 26-3 (mi-temps) ; 33-3, 40-3, 40-10, 47- 10, 47-17, 54-17. Attissogbe Grandidier-Nkanang Gourgues F. Cros Woki Pa. Boudehent Moefana R. Ntamack Dupont (cap.) Lamothe Gros Falatea Guillard Verhaeghe Bielle-Biarrey Rayasi Hughes Ravutaumada Masi Habosi Botitu Kuruvoli Salawa Sowakula Ikanivere (cap.) Nasilasila Vocevoce Tagi Mawi Wainiqolo 6 7 3 5 4 4 3 4 3 6 5 4 4 3 3 7 7 6 7 5 5 7 6 7 6 5 5 3 6 6 Les Tricolores, eux, ont m é rit é leur bain de glace. Et comme ce sont de bons é lèves, ils peuvent commencer à mouliner les vid é os de l’Afrique du Sud. Une formation à 86 % de victoires sur l’ann é e, dont quatre tests contre les All Blacks dans l’intervalle. Ç a pose son Everest. C’est que la soir é e du Stade de France, vendredi pro- chain, rev ê t d é sormais une valeur devenue symbolique. Elle promet surtout une empoignade d’un ni- veaulargementsup é rieuretpour- rait d é j à d é cider du classement pourlasuitedelacomp é tition. D’où cette question à dix mille dollars, ce matin, que nous souf- flait un ancien confrère de nos amis : ce quinze de France a-t-il plus de chances de remporter la prochaine Coupe du monde en Australie (1 er octobre-13 novem- bre 2027) après avoir gagn é ou perdu ce Championnat des na- tions ? Vous avez un an pour vous faire une id é e. Ou six jours pour bachotervoslivresd’histoire. É Agressive en d é fense, notam- ment en bordure de ruck, l à où les Fidjiens avaient un petit avan- tagedepuissance,ellen’ajamais paniqu é ni cherch é à engager le bras de fer des super-pouvoirs. LouisBielle-Biarreybienmusel é , Antoine Dupont aussi jusqu’ à la 79 e , elle s’en est remise à ses avants. Elle n’a pas conc é d é de points en première p é riode et seulement six p é nalit é s, dont troisdanssamoiti é deterrain. Un choc avec une port é e symbolique dans six jours Un bilan flatteur, à relativiser tout de m ê me au regard de la grande faiblessedel’adversaire,hiersoir. On espère qu’un jour les gens qui r é fl é chissent à l’organisation de ce jeu trouveront la formule pour le mettre dans des conditions plus favorables afin que les Fid- jiens puissent rivaliser avec le gratin mondial, mais c’est une autrehistoireetelleestsansfin. C’est qu’on leur avait pas mal rabâch é en semaine que le meilleur moyen de ne pas s’en- quiquinerdevantlesFidjiens é tait d’abord de faire valoir la qualit é de leur collectif. La lumière est venue de Jean-Baptiste Gros qui, d’une course rectiligne, renver- sait trois d é fenseurs avant d’aplatir(15 e ),puisl’arbitre,M.Di- ckinson, offrait un essai de p é na- lit é (22 e ) au pack fran ç ais, avant que Sipili Falatea (34 e ) et Aaron Grandidier-Nkanang (37 e ) ne corsent l’addition du premier acte.D’unm ê mes é rieuxetaprès un coaching pr é coce, le second r é v é la encore quelques balbutie- ments en touche et des approxi- mations dans les transmissions, mais pas de quoi contrarier la performanceglobale. En inscrivant quatre essais suppl é mentaires pour seule- ment deux conc é d é s, l’ é quipe de France peut rentrer de Lyon – qui saitd é cid é mentlarecevoir–avec le sentiment du travail bien fait. Dominateurs hier, les Bleus n’ont jamais trembl é face aux Fidjiens. r é sultats programme et classement 4 e journ é e Vendredi Irlande (BO) - argentine ... 42-12 hier Italie - afrique du Sud (BO) 7-66 É cosse - nouvelle-Z é lande (BO) .......................................... 21-43 Galles (BO) - Japon (BD) .. 28-21 France (BO) - Fidji ............ 54-17 aujourd ' hui angleterre -australie...... 16h10 h é misph è re Nord 1. France ........................17 pts 2. irlande .........................15 pts 3. é cosse ..........................11 pts 4. angleterre .....................10 pts 5. galles ...........................10 pts 6. italie .................................0 pt h é misph è re sud 1. afrique du sud ..............20 pts 2. nouvelle-Z é lande .........20 pts 3. australie .........................8 pts 4. argentine ........................7 pts 5. Japon ..............................5 pts 6. Fidji ..................................0 pt Les premiers de chaque h é misphère s’affronteront pour le titre. uu Dimanche 8 novembre 2026 | L’ É QUIPE 3 Le banc ......................... 5 Après un creux en d é but de deuxième p é riode, les Bleus ont repris du souffle en fin de match, bien aid é s par les entrants. Notamment Charles Ollivon , solide en deuxième ligne et auteur d ' un essai (73 e ). La première ligne Poirot (6) - Mauvaka (5) - Montagne (5) et le deuxième-ligne Tom Staniforth (5) sont vite entr é s (46 e ). Le talonneur a fait du bon avec de belles perc é es et du moins bon avec un ballon perdu en touche (46 e ), deux bras cass é s conc é d é s en m ê l é e (53 e et 56 e ) et un en-avant derrière un maul (58 e ). Esteban Capilla a d é croch é sa première s é lection et É milien Gailleton a connu une entr é e discrète. Les Bleus assurent le spectacle Attissogbe .................... 6 Le Palois a jou é dans un registre diff é rent de Thomas Ramos ou Matthieu Jalibert quand ils ont occup é le poste. Attissogbe s’est retrouv é plus à l’ext é rieur des cellules d’avants à plat pour acc é l é rer les ballons vers les couloirs. Dans le secteur a é rien, il a rat é son premier rendez-vous (3 e ) avant de se montrer plus serein. Il s’est bien battu pour chiper le ballon devant Wainiqolo sur le premier essai fran ç ais (15 e ) et a aplati son 13 e essai en bleu au bout d’une contre-attaque (63 e ). Grandidier-Nkanang .. 7 Troisième s é lection et troisième essai pour Grandidier-Nkanang sous le maillot bleu. L’ailier palois a beaucoup avanc é dans son couloir droit et largement gagn é son duel avec Wainiqolo. Il s’est arrach é en d é fense pour rattraper Rayasi qui filait à l’essai (30 e ) et a brill é dans le secteur a é rien, sa sp é cialit é Il s’est aussi offert un essai après un jeu au pied à suivre, bien aid é par la boulette de Botitu (36 e ). Il s’est moins mis en é vidence après la pause. Gourgues ...................... 6 Titularis é pour la première fois, Gourgues a d é bord é d’ é nergie, comme l’illustrent ses nombreuses mont é es agressives. Mais le Toulousain a parfois manqu é de pr é cision au plaquage. En attaque, il a avanc é mais n’a pas toujours su trouver des espaces. Il a é t é r é compens é de son activit é d’un superbe essai après un concert de passes (60 e ). Et il a remplac é sans trembler Romain Ntamack pour transformer le troisième essai des Bleus (33 e ). Woki ............................... 7 Deux ans et demi après sa dernière titularisation, et cinq après sa dernière comme flanker, le Bordelais a ajout é son nom à la liste d é j à longue des pr é tendants à une place en troisième ligne. En é tant d’abord efficace sur les tâches de base (9 plaquages, 1 bon contre en touche), et en ajoutant sa dose de fluidit é dans le jeu courant. Pa.Boudehent ............. 6 Un bon retour après un an loin de l’ é quipe de France. Dans un pack taill é pour courir, le Rochelais a é t é sans surprise le plus virulent dans les contacts. Que ce soit sans ballon, avec des plaquages (10) et des contre-rucks souvent mordants, ou en attaque. Remplac é par Tom Staniforth (46 e ), Micka ë l Guillard glissant en troisième ligne. Gros ................................ 7 Encore une prestation très solide du pilier toulonnais, qui confirme un peu plus son statut de num é ro un au poste. En m ê l é e, il n’a jamais é t é inqui é t é malgr é un vis- à -vis beaucoup plus lourd que lui. Il est all é gagner une p é nalit é avant de sortir (46 e ). Intraitable en d é fense (9/9 auxplaquages), pr é cieux dans le combat, il a vu son activit é r é compens é e avec un essai à la 15 e minute où il se faufile dans les cinq derniers mètres. Remplac é par Jefferson Poirot (46 e ). Cros ................................ 5 Breaking news : le Toulousain Fran ç ois Cros a rat é un plaquage plein é cran, ouvrant la voie à un essai adverse, hier. Peut- ê tre une première en é quipe de France – où il n’avait plus jou é en num é ro 8depuis le Tournoi des Six Nations 2024 – qui a ponctu é une prestation par ailleurs plut ô t propre, avec ce travail inlassable qui le caract é rise. Lamothe ........................ 5 Il a eu du boulot en conqu ê te directe avec 7 m ê l é es à jouer en première p é riode (8 au total) mais il a é t é solide dans le secteur et m ê me dominant avant sa sortie. En touche, il a é t é plut ô t propre. Il perd un autre ballon sur un autre en-avant (7 e ). Plut ô t actif dans le jeu, il a en revanche manqu é trois plaquages (pour cinq r é ussis) et n’a pas r é ussi à peser dans le jeu au sol malgr é plusieurs tentatives de grattage. Remplac é par Peato Mauvaka (46 e ). Les Bleus n ' ont pas tout bien r é alis é hier, mais ils ont é t é suffisamment justes – à l ' image d ' Antoine Dupont - et dominateurs – comme les piliers Jean-Baptiste Gros et Sipili Falatea – pour l ' emporter sans trembler face aux Fidji. Moefana ........................ 7 Sans r é aliser d’ é clatantes perc é es, Moefana a une nouvelle fois cr éé de s é rieux d é gâts dans la d é fense adverse. Il y avait pourtant de sacr é s clients en face. Le Bordelais a avanc é à chaque impact et assur é un soutien pr é cieux au sol et dans le jeu comme sur cette inspiration de Dupont (50 e ). P é nalis é en d é but de match (9 e ), il a ensuite é t é impeccable et d é cisif, à l’image de son apport dans l’alignement sur le deuxième essai de son é quipe (22 e ). Guillard ......................... 5 Align é en 5 en l’absence de Meafou, le Lyonnais n’a pas la m ê me densit é et il l’a pay é sur plusieurs retards au soutien offensif (10 e , 26 e , 43 e ). Mais il faut aussi mettre en avant son activit é sur les longues s é quences des Bleus, des duels gagn é s et quelques beaux gestes dont la dernière passe sur l’essai de Jean- Baptiste Gros (15 e ). Il termine à 10/12 aux plaquages et est pass é en 8 quelques minutes, avant d’ ê tre remplac é par Esteban Capilla (58 e ). denosenvoy é ssp é ciaux à d é cines-charpieu alex Bardot, romain Bergogne et adrien Cor é e France 54-17 Fidji e rugby Championnat des nations 4 e journ é e la note moyenne FRANCE 6,1 la note moyenne FIDJI 4 Wainiqolo musel é Le meilleur marqueur d’essais du Top 14 a attendu la 44 e minute pour son premier ballon d’attaque, mais Jiuta Wainiqolo (3) n’a rien pu en faire : le Lyonnais n’a jamais é t é servi dans de bonnes conditions et il a é t é musel é par les Fran ç ais. Il a m ê me é t é p é nalis é pour plaquage haut. Dans la ligne de trois-quarts, c’est Vinaya Habosi (6) qui a fait le plus de d é gâts, avec un essai et un offload d é cisif sur la seconde r é alisation des siens. Le Racingman avait du punch comme son co é quipier en club, Nathan Hughes (6) , percutant ballon en mains, et capable de surprendre la d é fense bleue au ras des rucks. Mais c’ é tait trop peu dans un collectif friable (69% de plaquages r é ussis) et maladroit, à l’image de Vilimoni Botitu (3) Titularis é à la dernière minute à l’ouverture, le Castrais n’a pas pes é et a m ê me offert un essai aux Bleus en ratant un arr ê t de vol é e dans ses 22m. Sireli Maqala (non not é ) a fait un cadeau similaire en tentant une relance dans ses 22 mètres. Ces Fidjiens ont é t é trop g é n é reux. Pour leur adversaire. A. Bo les notes du match Alex Martin/ L’ É quipe R. Ntamack ................... 5 À part des petits problèmes avec son jeu au pied, il avait tout bien fait en s’appuyant sur cette lecture et cette qualit é de passe qui font sa force. Puis, en prenant un petit trou sur sa première initiative individuelle, il s’est lourdement bless é à l’ é paule gauche. Maxime Lucu (6) , qui l’a suppl éé pour sa première en 10 avec les Bleus, s’est mis au niveau et a é t é impeccable comme buteur. Habituel. Falatea ........................... 7 Le soir de sa 16 e s é lection, la 2 e seulement comme titulaire, le pilier bordelais a é t é très int é ressant. Sans ê tre le plus massif, il a tenu la baraque en m ê l é e et s’est montr é très actif dans le jeu offensif. C’est d’ailleurs au bout d’une longue s é quence qu’il a aplati (33 e ). Un ballon perdu au contact à l’entr é e de ses 22 mètres (41 e ) mais sans cons é quence. Rien à redire sur sa prestation d é fensive (8/8 aux plaquages). Remplac é par R é gis Montagne (46 e ). Bielle-Biarrey .............. 6 Le public lyonnais a vibr é à chaque fois qu’il a vu son casque rouge remuer. Mais Bielle-Biarrey s’est montr é plus discret qu’ à l’accoutum é e. Cela ne veut pas dire qu’il s’est tourn é les pouces. Le Bordelais a beaucoup d é zon é vers l’aile oppos é e pour apporter un d é s é quilibre. D é cisif sur l’essai de Gourgues (60 e ) ou celui qu’il offre à Attissogbe (63 e ), il n’a connu aucun d é chet dans le secteur a é rien, alors qu’il a é t é beaucoup vis é . Comme quoi, il sait aussi faire dans la sobri é t é Verhaeghe .................... 6 Attendu après ses deux bons matches en Australie et au Japon cet é t é , le Montpelli é rain a certes perdu deux ballons en r é ception de touche (46 e et 51 e ) mais il a é t é pr é cieux dans les airs. C’est notamment autour de lui que s’est construit le maul qui amène à l’essai de p é nalit é (23 e ) et d’autres ballons port é s dominants. Agressif dans la ligne d é fensive, il a aussi fait parler ses mains sur des passes après contact bien senties. Remplac é par Charles Ollivon (58 e ). Le retour du patron Unmatchtouten é quilibre.Leplussouventauservice dusystème,avecdebonnesorientations,delongues passesquiont é limin é lespremiersd é fenseursfidjiens, ainsiquedebonnes animationsauras. Etparfoisenajoutant quelquesactionsdeclasse, commesursaperc é e conclueparunechistera oulesdeuxpremiersessais deladeuxièmep é riode. Ilafiniparmarquerlesien, son17 e enbleu,justeavant lafin.Vul’ é tatdestroupes, c’estunebonnenouvelle qu’ilsoitenformeavant deretrouverl’Afrique dusud. Antoine Dupont............................................................... 7 Alain Mounic/ L’ É quipe 4 Dimanche 8 novembre 2026 | L’ É QUIPE rugby Championnat des nations 4 e journ é e / France - Fidji : 54-17 switcher à l’ouverture. La pr é - sence de Maxime Lucu dès le coup d’envoi face à l’Afrique du Sud para î t d’autant plus incon- tournablequ’ilestl’uniquebuteur disponible digne de ce nom au ni- veau international. Le Bordelais l’a prouv é en r é ussissant un 100 % après son entr é e en jeu (5/5, 10 points). « Je joue où on me demande de jouer, a-t-il r é pondu sur TF1 à la question de savoir s’il sesentaitpr ê t àê treouvreur. Jele feraiavecplaisir. » É club. « On a une é quipe de France qui n’a pas son num é ro 1, son nu- m é ro 2, son num é ro 3, son nu- m é ro 4 , soufflait Galthi é On va es- sayerdetrouverunesolution. » La tâche devrait incomber à Maxime Lucu, comme cela a é t é le cas au moment de la sortie de Romain Ntamack. L’habituel demi de m ê l é e, qui a d é j à d é - pann é à ce poste en club, a pris le flambeau avec succès pour for- mer une charnière in é dite avec Antoine Dupont, qui peut lui aussi mos sont à l’infirmerie. Les deux sont bless é s aux ischio-jambiers et ont rechut é r é cemment. Jali- bert n’a plus jou é avec Bordeaux- Bègles depuis le 20 septembre et son retour n’est pas attendu avant fin novembre. Ramos est, lui, absent depuis le 27 septem- bre et espère revenir d’ici la fin du mois. Alors, qui avec le num é ro 10 dans le dos face aux doubles champions du monde en titre (2019et2023)vendredi?Lesdeux derniers ouvreurs à avoir enfil é le maillot tricolore sont Antoine HastoyetJorisSegondslorsdela tourn é e en Nouvelle-Z é lande à l’ é t é 2025. Le premier est bless é (cheville) et le second n’a plus é t é appel é depuis. On imagine assez mal Fabien Galthi é lancer dans le grand bain les deux autres ou- vreursdelapremièrelistedes42: Axel Desperes, r é serviste face aux Fidji, ou Louis Lebrun, ren- voy é en milieu de semaine en tions)avaitretrouv é latuniquetri- colore cet é t é (Australie et Japon) après avoir rat é le Tournoi 2026 sur blessure d é j à . Un nouveau coup d’arr ê t se profile pour le joueur du Stade Toulousain, m ê me s’il faudra attendre les r é - sultats des examens m é dicaux pour conna î tre la nature exacte de sa blessure et la dur é e de son indisponibilit é .Maisilnefaitquasi pas de doute que Romain Nta- mack (27 ans) ne pourra pas dis- puter la fin du Championnat des nations. À commencerparlepro- chain match face à l’Afrique du Sud, dès vendredi au Stade de France(21h10). Quel num é ro 10 face aux Springboks ? La blessure de Ntamack est un sacr é coup dur pour le quinze de France, d é j à lourdement touch é par les absences. Et pour cause, lesdeuxautresouvreursquesont Matthieu Jalibert et Thomas Ra- DENOTREENVOY É SP É CIAL MAXIME RAULIN D É CINES-CHARPIEU (RH Ô NE) – Un coup de froid suppl é mentaire est venu glacer le Groupama Stadium à la 34 e minute de jeu. Alors que tout se d é roulait sans encombre pour l’ é quipe de France face aux Fidji, que Sipili Falatea venait d’aplatir le troisième essai des Bleus, les regards se sont port é s sur Ro- mainNtamack. L’ouvreur, au sol, semblait souffrir fortement au niveau de l’ é paule gauche. Confirmation quelques secondes plus tard. Il quittait ses partenaires le bras gauche en é charpe, la t ê te basse, et le visage marqu é par la dou- leur. « Cela me fait tellement de peine pour lui, expliquait le s é lec- tionneur Fabien Galthi é à l’issue de la partie. Je pense qu’il a fini la comp é tition, on suspecte une bles- sure assez s é rieuse, une luxation de l’ é paule. » Ntamack (46 s é lec- La tuile Ntamack Touch é à l’ é paule après trente-quatre minutes de jeu, le demi d’ouverture ne pourra pas affronter les Springboks. Maxime Lucu devrait d é panner à l’ouverture avec les absences de Matthieu Jalibert et de Thomas Ramos. 34 e minute : touch é à l’ é paule gauche, Romain Ntamack doit sortir, remplac é par Maxime Lucu. Alain Mounic/ L’ É quipe Dimanche 8 novembre 2026 | L’ É QUIPE 5 Ouest « J’aifailliperdremafemme lors de l’accouchement de ma fille (enmai2023),expliquait-il. Suite à ç a, elle a d û ê tre dialys é e tous les deuxjourspendantunanetdemi. » Undondereindesonfrèrel’afina- lement é loign é edetoutdangeren mai2025. Malgr é une saison 2025-2026 encore perturb é e par les blessu- res (13 matches jou é s à l’UBB dont cinq comme titulaire), Fala- tea est revenu suffisamment fort au printemps pour retrouver les Bleus cet é t é . Moins de trois ans après sa dernière s é lection face à l’Uruguay lors de la Coupe du monde, il a rejou é un bout de matchauJaponle18juilletetson d é but de saison en boulet de ca- non (7 titularisations d’affil é e en- tre le 5 septembre et le 16 octo- bre),l’apropuls é titulairehiersoir, lui qui ne l’avait qu’une seule fois lors de ses quinze premières ca- pes. Iln’apasrat é laperchetendue par Fabien Galthi é , qui ne l’a ja- mais d é finitivement mis de c ô t é quand il é voquait son casse-t ê te au poste de pilier droit. Vu son matchhiersoir,celavalaitlapeine d’ ê tre patient mais c’est donc un tout autre morceau qui l’attend vendredi soir au Stade de France. À moins d’un an de la Coupe du monde(1 er octobre-13novembre 2027), Falatea aura sans doute uneautreoccasiondemarquerde (très)grospoints. É bout d’un match br û lant au V é lo- drome(30-26). À cette é poque, Falatea d é cou- vraitencorelesBleus,luiquiavait d é croch é sa première s é lection en juillet 2021 en Australie, mais s’imposait comme un relais très solide à Atonio. R ô le qu’il a tenu jusqu’ à la Coupe du monde 2023, oùils’ é taitfinalementcontent é de trenteminutesdejeuface à l’Uru- guay dans le match des doublu- res, d é pass é dans la hi é rarchie par le Toulousain Dorian Aldeg- heri, rempla ç ant derrière Atonio pourlechocenouvertureface à la Nouvelle-Z é landepuislequartde finaleperdufaceauxSpringboks. un d é but de saison en boulet de canon Une contrari é t é dans sa carrière internationale qui n’ é tait rien face aux galères que le joueur a en- suite endur é es. Il s’est d’abord rompu un ligament crois é du ge- nou droit en janvier 2024, une blessure dont il a ensuite rechut é à plusieursreprises.Ilavaitn é an- moins retrouv é du jus en fin de saison 2024-2025, titulaire le soir du premier sacre de l’UBB en Coupedeschampionsface à Nor- thampton(28-20),le24mai.Outre sesgalèresphysiques,Falateaest surtout pass é proche d’un drame personnel avant la Coupe du monde 2023. Il s’en est confi é cette semaine dans une tou- chante interview accord é e à Sud- Denotreenvoy é sp é cial romain Bergogne D é cines-charpieu (rh ô ne) – Il faudra bien s û r é viter tout emballement etattendreconfirmation–avecen point de mire le choc colossal qui l’attend face à la m ê l é e sud-afri- caine dès vendredi – mais l’une des bonnes nouvelles de cette fra î che soir é e dans la banlieue lyonnaise, c’est le retour rayon- nantdeSipiliFalatea(29ans)dans l’actualit é bleue. À un poste de pi- lier droit où le staff cherche une solution de recours à la retraite anticip é e de Uini Atonio au d é but del’ann é e,leBordelais(29ans,16 s é lections) a sorti un match très solide. D’abord en m ê l é e où il n’a pas bronch é malgr é un sacr é dif- f é rentiel de poids avec son vis- à - vis fidjien Eroni Mawi (134 kg con- tre 116 pour le Fran ç ais). Mais aussietsurtoutdanslejeu. Jamais pris en d é faut d é fensi- vement, et m ê me s’il n’a pas la forcedefrapped’unAtonioquiflir- taitavecles150kg,lenatifdeWal- lisetFutunaa é t é percutantballon en main, avec une grosse activit é pour encha î ner les bons temps de jeu sur les longues s é quences fran ç aises. Et c’est d’ailleurs au bout de plusieurs temps de jeu qu’il a aplati (33 e ), inscrivant son secondessaien é quipedeFrance. Lepremier,c’ é taitilyaquatreans et il avait donn é la victoire aux Bleus face à l’Afrique du Sud au Falatea retour bienvenu et prometteur revenu dans le groupe France cet é t é après quasiment trois ans de galères, le Bordelais a sign é une prestation très encourageante à un poste de pilier droit où les Bleus cherchent toujours le successeur d’uini atonio. Sipili Falatea, ballon en main, tente d’ é chapper à Tevita Ikanivere, sous le regard de Micka ë l Guillard. lemessage desspringboks impitoyables face à l’italie hier, les sud-africains, s û rs de leurs forces, n’ont pas eu à puiser dans leurs ressources à six jours d’affronter la France. aur é lien Bouisset Habitu é à avancer à grandscoups d’ é paules et à faire jouer sa puis- sance dans les petits espaces, Jasper Wiese a pu montrer un autreregistre,hier à Turin,lorsde la large victoire des Springboks contrel’Italie(66-7):lebuffledela troisième-ligne de l’Afrique du Sud s’est fait gazelle le temps d’un franchissement et d’une prise d’intervalle dans la d é fense italienne, et il a m ê me gard é as- sez de lucidit é pour envoyer Da- mian Willemse d’une remise in- t é rieure digne d’un trois-quarts (25 e ). Ce cinquième essai des Springboks, sur les 9 pass é s aux hommes de Gonzalo Quesada, donne une id é e de la facilit é avec laquelle les doubles champions du monde ont puni leur h ô te. Les Springboks n’ont pas perdu de temps, s é curisant un bonus of- fensif après vingt-trois minutes, ni gaspill é d’ é nergie, face à cette Italie, certes diminu é e par les ab- sences, mais si maladroite et f é - briledevantsonpublic. aucune blessure à d é clarer Rassie Erasmus a pu ainsi coa- cher assez t ô t en seconde p é - riode, rempla ç ant six avants dès la 46 e minute, id é al pour é cono- miser des forces à six jours de se frotter aux Bleus au Stade de France, vendredi (21h10). Le match n’a pas fait de d é gâts dans les rangs des Springboks, qui ne d é plorent aucune blessure. Les deux joueurs à avoir é t é suspec- t é s d’une commotion, Sacha Feinberg-Mngomezulu, auteur d’un magnifique essai et d’un 50-22 tout aussi sublime, et Paul de Villiers, auteur d’un essai, ont r é ussi leur protocole. Seul Sal- maanMoeratad û d é clarerforfait juste avant le coup d’envoi, à cause de spasmes au dos, qu’il essaiera de soigner d’ici la ren- contre à Saint-Denis.LesBoksse sont aussi donn é quelques certi- tudes dans le jeu. Ils n’auront sans doute pas appr é ci é d’ ê tre secou é s en m ê l é e par l’Italie lors de la première heure de jeu, mais ils ont rectifi é sur la fin de match. Et le staff sud-africain aura eu la satisfaction de voir son pack rou- lersurl’adversairesurlesballons port é s, à l’originede5essais. Quelques individualit é s ont tir é leur é pingledujeu,aussi,comme Morne van den Berg, le demi de m ê l é e, qui a confirm é sa bonne formedumomentetsacr é dibilit é pour le poste. Les Springboks, toujours en t ê te de leur poule dans ce Championnat des na- tions, se sont donc envol é s dès samedi soir pour Paris et avec le pleindeconfianceavantled é fiqui lesattendcontrelaFrance. Ciro de Luca/Reuters Morne Van den Berg, ballon en main, a confirm é sa bonne forme avec l’Afrique du Sud, hier, contre l’Italie. Alain Mounic/ L’ É quipe La Nouvelle-Z é lande sans trembler Les all Blacks, invaincus contre l ' é cosse depuis 121 ans, jouaient leur rang à Murrayfield hier. Talonn é s par les é cossais à la pause (21-24), et un tripl é du talonneur ewan ashman, ils n ' ont encaiss é aucun point en seconde mi-temps, durant laquelle ils ont inflig é un cinglant 19-0 aux joueurs de Gregor Townsend pour s’imposer (21-43). Beauden Barrett s’est notamment offert un doubl é dans un match à dix essais qui permet à la nouvelle-Z é lande d’encha î ner une quatrième victoire enquatre matches danslechampionnat desnations. K.B.I. France 54-17 Fidji e rugby Championnat des nations 4 e journ é e Italie 7-66 Afrique du Sud 6 Dimanche 8 novembre 2026 | L’ É QUIPE sortirdel à » MaisCastress’estbattu, s’estengag é , ce qu’il a é t é incapable de faire il y a huit jours à Montpellier, où il avait encaiss é 69 points. À la fin du match, il fallait regarder les visa- ges caboss é s, ensanglant é s, tum é - fi é s de Florent Vanverberghe, de BaptisteDelaporteouencoredeMa- thieu Babillot.Les joueurs n’ont pas trich é . Mais dans ce Top 14, ce n’est plussuffisant.Ilfautautrechose. Du talent surtout, ainsi que des joueurs capables de cr é er des diff é - rences. Xavier Sadourny comptait beaucoup sur les retours de Veresa Ramototabua, en troisième ligne, et de Vuate Karawalevu, au centre du terrain. Les deux Fidjiens sont pas- s é s à c ô t é . Santiago Arata, lui, ne s’est pas trou é . Le demi de m ê l é e uruguayen a é t é très bon, a marqu é un essai et mis beaucoup de vitesse dans ses initiatives. Mais il é tait un peutropseul... É plustard,alorsquelasirèneavaitre- tenti, Adrien Marbot, l’arbitre, sanc- tionnait Geoffrey Palis, l’arrière, à 38 mètres de ses poteaux, pour une fauteausol. “On est au fond, et il va falloir se battre pour sortir de l à '' MATHIEU BABILLOT, CAPITAINE DE CASTRES Antoine Gibert, pr é pos é à l’exercice, n’apasfrapp é .Fatigu é ,ilademand é à Ugo Seunes de le remplacer. Mal- gr é leshu é esetlapression,lejeune ouvreur, qui venait de rentrer et vit des moments d é licats depuis plu- sieursmois,n’apastrembl é pourof- frirauRacingunsuccèscapital. « On auraitpus’ é vitercettedernièreaction , reconna î t Mathieu Babillot, le capi- taine. On a é t é trop p é nalis é s. Tu dois ê tre plus fort que ç a.On arrive à brea- ker, à retourner dans leur camp... On estaufond,etilvafalloirsebattrepour GUILLAUME DUFY Est-cequeXavierSadournyseraen- core le manager de Castres lors de la prochaine journ é e de Champion- nat? Ces dernières ann é es, on a pu s’apercevoirquelapatiencedePier- re-Yves Revol, son pr é sident, avait deslimites.Hier,quelquessecondes après le coup de sifflet final (28-30), on l’a aper ç u dans le couloir qui mèneauxvestiaires. Il avait la mine des mauvais jours, celle des dirigeants qui vivent des nuits agit é es, qui se posent beau- coup de questions, dont celle du maintien ou non d’un manager... Ce qui s’est pass é sur la pelouse du stade Pierre-Fabre, en fin d’après- midi,nevarienarranger.Son é quipe est d é sormais 13 e du classement, avec 9 points d’avance sur Vannes, qui joue aujourd’hui, et 9 de retard surle6 e duTop14,Lyon. À une minute du coup de sifflet fi- nal, et de manière assez heureuse, elle menait pourtant au score (28-27) et occupait le camp du Ra- cing 92, en inf é riorit é num é rique après le carton rouge de Shingi Ma- nyarara(71 e ).Mais à Castres,rienne va ces dernières semaines. Les joueurssontperdus,jouentunrugby quimanquedecontinuit é etdecoh é - rence, se pr é cipitent quand il faut calmer et ralentissent quand il faut emballer la machine. Sans oublier leur indiscipline. Hier, ils ont é t é p é - nalis é s à 17 reprises et ont pris 2 cartons jaunes. « Notre indiscipline nous co û te très cher » , concède Xa- vierSadourny. La dernière action est un r é sum é parfait de la saison des Castrais.Ils avaientleballon,occupaientlecamp du Racing, se rapprochaient des 22 mètres.Tout semblait sous con- tr ô le,puisl’inexplicableestarriv é ,de nulle part. Et quelques secondes Castres s’enfonce encore Humili é e à Montpellier le week-end dernier, l’ é quipe de Xavier Sadourny esp é rait un sursaut face au Racing hier.C’est rat é avec une nouvelle et cruelle d é faite à domicile après la sirène. Valentine Chapuis/AFP D é faits hier par le Racing 92, Santiago Arata et les Castrais s’enlisent en fond de Top 14. le fait la décla avants Jean Bouilhou. Ils n’ont aucune pres- sion. Ce n’est pas de la nonchalance, ils tra- vaillent fort. Mais ils ont une maturit é athl é ti- que et rugbystique sup é rieure aux g é n é rations d’avant. » Un constat que par- tagesansfaussepudeurLukasAmati. « No- tre g é n é ration est d é tendue, avant et pendant les matches. V é cus comme des opportunit é s. Ilfautsaisircesoccasionspourensuiteallerti- tiller les titulaires » conclut-il.L’assurance, l’ambition. Ernest Wallon a regard é jouer sonfutur. J.-C. C. Priv é de 26 joueurs contre Clermont (28-18) hier,UgoMolaad û faireappelderrière à des « gamins » . Les Toulousains ont align é à la charnière Simon Daroque, 21 ans et Valen- tin Delpy, 23 ans. À l’arrière, Lucien Richar- dis, 21 ans, au centre, une paire Lucas Vi- gnères-Lukas Amati, respectivement 21 et 19 ans, et sur le banc, Bixintxo Daguerre, 18 ans. Des jeunes qui ont attaqu é le match avecl’assurancedesvieillestroupes. « Cette g é n é ration n é e après 2004 n’aborde pas le rugby comme nous, explique le coach des JEAN BOUILHOU, ENTRA Î NEUR DES AVANTS DE TOULOUSE « Ces jeunes n’ont aucune pression » Fr é d é ric Lancelot/ L’ É quipe le retour Près de six mois après avoir jou é son dernier match, Ga ë l Dr é an a fait son retour en Top 14 hier, contre le Stade Fran ç ais (43-23). Et premier match, premier essai pour l’ailier international (1 s é l.). D’abord discret, il s’est illustr é en fin de match (62 e ). Après une é norme m ê l é e et bien d é cal é par Baptiste Serin, Dr é an a tap é un petit coup de pied pour lui-m ê me, a inscrit le 4 e essai du RCT puis a é t é chaudement f é licit é par tous ses co é quipiers. « J’ai plus cri é quand Ga ë l a marqu é (que pour mon tripl é ), souriait Rayan Rebbadj, l’autre star de l’après-midi, au micro de Canal+. I l revient de loin, ce n’ é tait pas facile pour lui. » À cause d’un souci cardiaque, Ga ë l Dr é an avait d û subir une lourde op é ration du c œ ur en juin dernier. Le voil à bien de retour au terrain pr ê t à aider son é quipe. L. L. Dr é an revient de loin le joueur R é v é lation paloise de la dernière saison, Gr é goire Arfeuil (21 ans) avait eu peu d’occasions d’exprimer son talent depuis la reprise, frein é par des blessures (ischios). Son actualit é depuis septembre avait davantage tourn é autour de son avenir, lui qui rejoindra Clermont la saison prochaine. Mais depuis la r é ception de Toulouse la semaine dernière, le revoil à sur les pelouses de Top 14. Il y a brill é hier face à Perpignan, se r é galant des espaces laiss é s (63-26) par les Catalans, faisant parler ses appuis et sa vitesse pour inscrire un doubl é (18 e , 28 e ) et martyriser les d é fenseurs adverses (cinq d é fenseurs battus, plus de 100 m parcourus avec le ballon). « La semaine dernière, c’ é tait ma reprise, l à je suis content de retrouver du plaisir » , a-t-il r é sum é au micro de Canal+. Y. S. Arfeuil, plaisir retrouv é Le chiffre +1 Longtemps accroch é par Lyon et indisciplin é , comme en t é moignent ses deux cartons jaunes, Montpellier a su montrer son caractère dans ces 20 minutes d’inf